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A ceux que les pensées des autres choquent :

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19 Déclaration universelle des droits de l'homme)

 

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Un peu de philosophie :

 

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. (Confucius)

 

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. (Proverbe chinois)

 

Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément. (Proverbe chinois)

 

Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. (Proverbe chinois)

 

L'homme supérieur se tient dans le juste milieu. (Confucius)

 

La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. (Confucius)

 

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. (Confucius)

 

Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. (Confucius)

 

Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. (Confucius)

 

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius)

 

Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours. (Proverbe chinois)

 

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. (Proverbe arabe)

 

Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)

 

Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or. (Proverbe chinois)

 

Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. (Proverbe chinois)

 

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse. (Confucius)

 

Rien ne manque aux funérailles des riches, que des gens qui les regrettent. (Proverbe chinois)

 

Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté. (Proverbe chinois)

 

Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter. (Proverbe chinois)

 

Les grandes âmes ont la volonté ; les faibles n'ont que des souhaits. (Proverbe chinois)

 

Parler ne fait pas cuire le riz. (Proverbe chinois)

 

Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi. (Proverbe chinois)

 

Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié. (Les penseurs grecs avant Socrate)

 

Un homme n'est pas bon à tout, mais il n'est jamais propre à rien. (Proverbe chinois)

 

" Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté "

Selon wikipedia, c'est une citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : " Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. "    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pessimisme

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Mercredi 9 avril 2008

 

Réponse de Jean-Marc à commentaires
de Jean-Jacques

sur "Faut-il travailler plus pour gagner plus ?"

 

Cher Jean-Jacques,

Tu trouveras ci-après ma réponse à tes commentaires. Tes arguments sont précédés de "JJV", mes réponses sont précédées de "Réponse JM"

1/ JJV

"Tu as l'air de critiquer la taxe CO2 sur les voitures neuves. Je te fais remarquer simplement qu'il y a un "malus" pour les grosses bagnoles (donc celles des gens plutôt riches) et un bonus pour les petites. C'est donc bien une mesure équitable, et allant dans le sens du développement durable."

Réponse JM

Il y a en effet un "malus" pour les "grosses bagnoles" (2 600 euros quand même !) et un "bonus" pour les petites genre Smart. Mais les familles ont du mal à se contenter d'une Smart et achètent plutôt des Picasso, C5, Logan, Mégane, Laguna, 308, 407 etc. Avec le petit moteur essence 1.6 ou 1.8, ces familiales sont taxées de 750 euros. Si l'on choisit une motorisation Diesel, c'est moins taxé, mais c'est plus cher à l'achat, il faut rouler beaucoup pour amortir (pas très écologique…), et puis le Diesel fait des particules néfastes pour la santé (et en plus, le Diesel est plus taxé avec filtre à particule que sans !…) Excuse moi de ne pas être extrêmement convaincu quant au caractère équitable et écologique de cette nouvelle taxation…

 

2/ JJV

"La question des "parachutes dorés" ne mérite pas à mon sens d'apparaître ici. D'un côté, il y a quelques patrons qui profitent abusivement de leur situation, de l'autre il y a des milliers de travailleurs. On ne peut comparer ces situations sur le plan économique, il faut traiter cela sur le plan moral, comme des anomalies ou des abus à éliminer."

Réponse JM

Je trouve au contraire que cela fait partie du débat, même si ce n'en est pas l'aspect principal.

 

3/ JJV

"La promotion interne des salariés : tu as raison sur le plan des principes, comme souvent, mais en raison de la nature humaine c'est la plupart du temps irréaliste. Un collègue qui devient un supérieur est souvent mal vu, il peut devenir totalement imbuvable pour assurer son nouveau pouvoir, etc...Nous avons tous connu cela, et ce n'est pas si rose que tu sembles le dire. Comme toujours, le réalisme est entre les deux : il faut de la promotion interne, mais alors en essayant de changer de service ou d'environnement de travail, et il faut de l'apport de sang neuf externe. De plus, ce n'est pas généralisable, puisqu'il faut toujours plus d'ouvriers que de cadres, la promotion que tu préconises ne peut s'appliquer à tous."

Réponse JM

Il vaut mieux en effet bien souvent changer de service pour devenir chef. Cependant, la promotion interne ne se limite pas à devenir chef, c'est en général plutôt une question de compétence et de qualification. Un travailleur (ouvrier, technicien, cadre etc.) normalement constitué améliore sa qualification et ses compétences avec le temps, la curiosité d'esprit, le travail, de la formation complémentaire éventuellement etc. Il faut simplement lui laisser l'occasion de progresser plutôt que le bloquer et le virer comme trop souvent actuellement.

 

4/ JJV

"Sur le passé, juste une remarque à vérifier : une voiture coûtait plus cher en 1974 qu'aujourd'hui, avec moins de fonctions et moins de sécurité, on peut donc avoir aujourd'hui autant de choses qu'en 1974 avec moins de pouvoir d'achat (mais je sens qu'avec cette assertion je risque de me faire injurier...)"

Réponse JM

Tu aurais pu prendre aussi l'exemple des produits électroniques et tout particulièrement de l'informatique, il y a sur ces points là une progression de pouvoir d'achat gigantesque (et incomparable puisque bien des appareils n'existaient même pas). Mais, de là à dire que l'on peut avoir autant de choses qu'en 1974, c'est un peu plus compliqué que cela. Je prends pour exemple des cas réels. Dans les années 60, 70, un ouvrier, même pas très bon et pas très travailleur, pouvait se payer un pavillon en banlieue pas trop éloignée de Paris et pas très loin de son lieu de travail. Il y avait même des cars mis à la disposition des salariés pour aller travailler. Certaines entreprises mettaient même un logement à la disposition de leurs salariés pour un loyer très faible. De nos jours, l'ouvrier même très bon et très travailleur a du mal à se payer un loyer de HLM, parfois il dort dans sa voiture… et ne parlons pas de lui lorsqu'il est au chômage ! Même les cadres ont des difficultés pour se loger. Les salariés sont très souvent obligés de se loger loin de leur lieu de travail. Les cars d'entreprises sont petit à petit supprimés. Les transports en commun inadaptés. La voiture est de plus en plus nécessaire et taxée. Les carburants sont de plus en plus chers. La santé est de plus en plus chère. L'alimentation également…

 

5/ JJV

"Ton raisonnement sur l'offensive patronale pour maintenir un chômage élevé pour les raisons que tu dis me semble douteux, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Sans doute que voir une théorie du complot partout me semble exagéré."

Réponse JM

"offensive patronale", "voir une théorie du complot partout"… Hum ! tu n'as pas l'impression de déformer quelque peu mon propos ?

Restons-en à la loi de l'offre et de la demande, et au chômage qui fait pression sur les salaires. Il me semble que ces deux points ne sont pas contestés.

 

6/ JJV

"Nous avons déjà parlé au Café-Débat de la notion de "concurrence libre et non faussée" du Traité Constitutionnel européen. Les "nonistes" s'accrochent à une interprétation faussée de cette notion, qui recouvre d'abord et à peu près exclusivement la question des subventions abusives aux entreprises à l'intérieur de l'Union par les Etats qui la composent, ce qui me semble être nécessaire si on veut harmoniser les conditions de production en Europe."

Réponse JM

Mettons de côté le Traité Constitutionnel européen et les "nonistes", ce n'est pas le sujet. La notion de "concurrence libre et non faussée" existe depuis le traité de 1957 et c'est un sujet majeur concernant l'Europe et notre vie d'européens. Cette "concurrence libre et non faussée" va maintenant bien au-delà de ce que tu as l'air de penser. Ces cinq petits mots ont une importance capitale sur nos vies. Mal déclinés, c'est en grande partie à cause d'eux que l'Union Européenne est devenu un système à la fois ultralibéral et ultra réglementaire qui nous désindustrialise, qui met au chômage longue durée des millions de pauvres gens, qui fait pression sur les salariés etc. Les Etats-Unis, pourtant moins sérieux que l'Europe sur le plan financier, sont plus sérieux sur le plan soutient à leur industrie et à l'emploi. Tout en affichant une façade libérale, ils sont en fait beaucoup plus interventionnistes à juste escient sur le plan industriel que cette Union Européenne qui court à sa perte, si elle ne corrige pas la direction. Mais on en reparlera probablement lors du prochain débat sur l'Europe…

 

7/ JJV

"En raison du renchérissement à venir à plus ou moins court terme du prix des hydrocarbures, la question de la mondialisation va se régler d'elle même. Quand le prix du transport d'un produit fabriqué en Chine sera voisin du gain apporté par la différence de coût du travail, il y aura un arrêt des délocalisations, et une relocalisation des fabrications dans un périmètre adéquat. Bien sûr, en attendant, il faut traitre la question aussi bien que possible, par exemple par les droits de douane comme tu le dis."  

Réponse JM

Je ne sais pas quand "le prix du transport d'un produit fabriqué en Chine sera voisin du gain apporté par la différence de coût du travail", ni si cela arrivera un jour. Il faut réagir maintenant (à défaut d'avoir réagit avant). Entre autres choses, il faut revoir d'urgence la philosophie de l'Union Européenne (je pense aux cinq "petits mots" cités au point précédent…)

 

8/ JJV

"Tes considérations sur la mondialisation, tout comme la fin du texte ("Suggestions") sont largement du domaine des voeux pieux et du rêve d'une nature humaine différente de ce qu'elle est. Evidemment, si tout le monde était beau et gentil, ce serait mieux, mais tu sais bien que ce n'est pas le cas.

De la même façon, quand tu dis que c'est à l'Etat de régler le problème du chômage, sans trop dire comment il pourrait faire, on peut toujours dire ça, mais ça ne fait pas vraiment avancer les choses..."  

Réponse JM

Tu ne trouve pas que ta philosophie est un peu trop défaitiste et pessimiste ? Si l'on s'arrête avant d'avoir commencé, on ne va pas très loin. Si l'on s'arrête à "un plus lourd que l'air ne peu pas voler", on ne fait pas voler d'A380 et on ne va pas dans l'espace. Si l'on s'arrête à l'homme des cavernes ou au Moyen Age, l'Homme n'est pas très civilisé. Si l'on s'arrête à la France envahie et battue de 1940, la France ne devient jamais la grande puissance libre des années 60. Etc. Il faut savoir avancer dans la bonne direction, tout en sachant que cela demandera certainement beaucoup de temps et d'efforts. "Le pessimisme de l'intelligence, l'optimisme de la volonté", telle est ma devise.

Quant au chômage, je ne dis pas que "c'est à l'Etat de régler le problème", je dis simplement "que le devoir de l'état est de mettre en place les conditions économiques pour que les agents économiques (entreprises et ménages en particulier) puissent faire tourner le cercle vertueux de l'économie. C'est le meilleur moyen d'arriver au plein emploi." Si tu lis bien mon blog, il y a beaucoup de pistes évoquées. Un jour, il faudra que je fasse un petit texte résumé sur "comment réduire le chômage".

 

Jean-Marc

 

par Jean-Marc
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Samedi 5 avril 2008

Faut-il travailler plus pour gagner plus ?

 

 

Un chauffeur de taxi, pour gagner de l'argent, doit véhiculer des clients. Plus il fera de trajets et plus les trajets seront longs (autrement dit, plus il travaillera), plus il gagnera. Le raisonnement est valable aussi pour d'autres professions (plus le médecin traite de malades, plus il gagne, plus le dentiste soigne de dents etc.) Autrefois, les ouvriers étaient payés à la tâche ou "aux pièces", plus ils faisaient de tâches, plus ils produisaient de pièces, plus ils gagnaient.

 

Nous pourrions nous arrêter là et conclure : "il faut travailler plus pour gagner plus". Nous pourrions conclure également que les gens qui sont pour le "travailler plus" ont un bon sens économique et que ceux qui prônent l'inverse sont des ignares ou des menteurs. Mais l'économie est un peu plus compliquée que cela...

 

Le gouvernement Raffarin, a fourni un excellent contre exemple : la fameuse journée dite "de solidarité". Petit rappel historique : Début 2003 le gouvernement Raffarin bloque les crédits pour les personnes âgées, car il n'y a plus d'argent dans les caisses suite aux baisses d'impôts. Vient ensuite l'été 2003 avec la canicule que l'on connaît. Le gouvernement a tout d'abord voulu ignorer la catastrophe. Puis, voyant l'émotion populaire s'est sentit mal et a rejeté la faute de son inaction sur les familles et sur les 35 heures. Le gouvernement a alors inventé la "journée de solidarité". Profitant de l'émotion populaire, le gouvernement a crée, en fait, un prélèvement supplémentaire sur le travail : 0,3% de la masse salariale ponctionnés sur les entreprises. Pour compenser, les salariés doivent travailler un jour de plus sans être payé plus. Cette mesure a un coût pour l'entreprise et pour le salarié, et ne donne pas de chiffre d'affaire supplémentaire pour l'entreprise (parfois même, le Chiffre d'Affaire est en baisse, c'est le cas notamment des entreprises qui sont dans le domaine du tourisme). Tout cela génère du chômage, estimé à 30 000 chômeurs de plus selon les économistes. Et dire que c'était un gouvernement qui voulait "réhabiliter la valeur travail" !… belle Raffarinade !

 

Ainsi, sous couvert de donner de l'argent aux personnes âgées et aux handicapés, les salariés travaillent plus pour, en fait, financer une partie de la baisse d'impôts des plus riches. Je n'ai rien contre les baisses d'impôts, pour autant quelles soient honnêtement partagées et quelles concourent au dynamisme économique. Il faut les faire en respectant certains points.

 

Il faut tout d'abord œuvrer pour la baisse du chômage, ce que ne fait pas cette mesure puisqu'elle crée du chômage. Rappelons que la baisse du chômage, outre l'aspect humain bénéfique et primordial, amène mécaniquement davantage d'argent dans les caisses de l'état sans augmenter la pression fiscale. De même elle baisse mécaniquement les charges de l'état, sans abaisser les niveaux sociaux. C'est la meilleure des solutions pour réduire les déficits et la dette. C'est tout aussi bénéfique pour les collectivités locales, les entreprises et les ménages. Certains rétorquent que "la baisse du chômage ne se décrète pas". Je réponds que le devoir de l'état est de mettre en place les conditions économiques pour que les agents économiques (entreprises et ménages en particulier) puissent faire tourner le cercle vertueux de l'économie. C'est le meilleur moyen d'arriver au plein emploi.

 

Il faut également mettre en place une gestion saine associée à une réforme de l'état et des collectivités locales. Ce n'est pas plus d'état, ni moins d'état, c'est "mieux d'état".

 

Bien entendu, il ne faut pas oublier le financement de la solidarité (personnes âgées, handicapés etc.) La baisse du chômage et la saine gestion facilitera ce financement.

 

En tout cas, ce n'est pas en privant de rémunération ceux qui travaillent, pas en surtaxant les entreprises qui donnent du travail et certainement pas en générant du chômage, comme le fait cette journée dite "de solidarité", que cela ira mieux !

 

Donc concrètement, avec cette mesure Raffarin, le salarié travaille plus, mais ne gagne pas plus. Il doit même dépenser plus, car il doit se payer son transport aller/retour domicile/travail (ce qui n'est pas négligeable lorsqu'il effectue ce trajet en voiture du fait de transports en commun inadaptés).

 

La mesure Sarkozy sur les heures supplémentaires est nettement plus équitable. Au moins, quand on travaille plus, on gagne plus, ce qui parait normal. De plus, cela va dans le sens de la baisse de la taxation du travail, ce qui est bien. Problème, cela ne résout rien du drame humain qu'est le chômage. Au contraire, je crains fort (et nombre d'économistes également) que cela freine les embauches, car le patron est incité à faire faire des heures supplémentaires à ses salariés plutôt que d'embaucher. Je pense, qu'avant de faire travailler plus ceux qui travaillent déjà 35 heures (voire plus pour les cadres et ceux qui sont dans les petites entreprises), il faut déjà faire travailler 35 heures les chômeurs et ceux qui ont un travail à temps partiel subit. Mais tout cela peut se discuter. En tout cas, je préfère de beaucoup la mesure Sarkozy à celle de Raffarin. Par contre, vu les déficits actuels, nous pouvons craindre une hausse prochaine des taxes et des impôts. Nous devons déjà payer des franchises médicales supplémentaires et la taxe CO2 sur les voitures neuves (sans compter la hausse des loyers, de l'alimentaire et des carburants qui dépendent moins directement du gouvernement). Faudra-t-il travailler plus pour payer plus ?

 

Autres exemples :

 

Les heures supplémentaires d'un cadre au "forfait jour" ne sont pas payées ; il travaille plus, sans être payé plus.

 

Un chef d'entreprise innovante, sur un marché rapportant gros, pourra travailler moins et gagner plus qu'un petit patron qui cherche à survivre sur un marché très concurrentiel. Un professeur d'université fait moins d'heures de cours et gagne plus qu'un professeur des écoles.

 

De même, de nos jours, l'on peut affirmer que l'on gagne infiniment plus (des millions d'euros grâce aux "parachutes dorés" et autres) en cessant de travailler quand on est un grand patron, même mauvais, qu'en travaillant en étant un bon ouvrier (qui touche péniblement 1000 euros par mois).

 

Les notions de qualification et de valeur ajoutée sont également à prendre en compte. Un ouvrier hautement qualifié gagne plus qu'un manœuvre, sans travailler plus. Un cadre mieux placé dans la hiérarchie que son collègue gagne plus sans travailler plus. Suggestions : et si les directions des ressources humaines des entreprises ne se contentaient plus de faire de la simple gestion, mais ajoutaient une dimension humaine à leurs activités ? C'est-à-dire, qu'au lieu de gérer au coup par coup des fiches de postes (chercher qui pourrait bien correspondre aux critères d'un poste précis, quitte à chercher à l'extérieur et même à ne pas trouver), les directions des ressources humaines pourraient gérer leur personnel globalement en le faisant évoluer avec les besoins globaux de l'entreprise. L'idée est la suivante. Au lieu de chercher des "moutons à cinq pattes" à l'extérieur ou d'embaucher des gens extérieurs réputés être plus qualifiés (ce qui n'est pas toujours prouvé) et mieux payés (ce qui est le cas généralement), tout en mettant au chômage du personnel soit disant devenu inadapté, l'entreprise pourrait faire évoluer l'ensemble de son personnel vers le haut (quitte à faire de la formation si besoin, mais aussi en valorisant l'expérience). L'ouvrier non qualifié pourrait ainsi passer ouvrier qualifié, l'ouvrier qualifié pourrait passer technicien, le technicien pourrait passer cadre etc. L'entreprise fonctionnerait mieux, car le personnel serait motivé et récompensé. Au niveau du pays, cela permettrait de remettre en marche l'ascenseur social. Cela permettrait une hausse du pouvoir d'achat sans pénaliser les entreprises. De plus, cela éviterait bien des drames sociaux.

 

En prenant d'avantage de recul historique, l'on constate :

- Au début de l'ère industrielle le temps de travail était de 70h00 par semaine, sans congés payés, sans retraite ; les enfants devaient travailler ; les ouvriers étaient dans la misère.

- A la fin des "trente glorieuses" (1974), le temps de travail était de 40h00 par semaine, les congés payés étaient de 4 semaines, la retraite était payée, les ouvriers mangeaient à leur faim, pouvaient se payer un petit pavillon et une voiture. De plus, leurs enfants allaient à l'école, ils n'étaient plus obligés de travailler à l'usine.

 

En fait, en 1974, on travaillait moins qu'avant et on gagnait plus...

 

De même, le 5 janvier 1914 Henry Ford annonçait qu'il allait diminuer le temps de travail, doubler les salaires et réduire le prix de sa voiture. Cela paraissait incroyable et pourtant, il l'a fait et cela a marché. Cela a même généré un mouvement économique appelé le "Fordisme".

 

Comment ces "miracles" ont-ils été possibles ? : Grâce aux gains de productivité.

 

Cela nous ramène à la question fondamentale : "que fait-on des gains de productivité ?" Cette question est en rapport avec une autre question fondamentale : "quelle société voulons-nous, pour nous et pour nos enfants ?" Les gains de productivité peuvent être utilisés des façons suivantes :

- Baisse des prix : Profite aux consommateurs, moins bon pour le développement durable.

- Baisse du temps de travail : Bon pour la qualité de vie, bon pour la vie de famille, bon pour l'engagement citoyen, pas d'effet néfastes sauf en cas de compétition internationale sauvage comme actuellement, justement…

- Hausse des salaires : Profite aux salariés, mais peut aussi profiter aux entreprises, car il y a hausse de la consommation, donc hausse des opportunités pour les entreprises de faire des affaires. C'est donc bénéfique pour l'économie. Sauf que cela ne peut pas se faire, là aussi, en cas de compétition internationale sauvage…

- Hausse des bénéfices : Deux utilisations : investissement dans l'entreprise ou versement de dividendes aux actionnaires. Les deux ont des effets bénéfiques pour l'économie, sauf si le versement de dividendes n'entraîne pas de création de nouvelles activités et que l'argent va dans la spéculation et la finance à courte vue, ce qui, hélas, est actuellement le cas.

- Baisse des effectifs : Cela génère du chômage et fait baisser les salaires donc baisse de la consommation, baisse du volume d'affaires pour les entreprises… c'est, hélas, le cercle vicieux que l'on connaît bien. C'est le résultat de la mondialisation de concurrence actuelle mettant en compétition les Travailleurs du monde entier.

 

Je précise que je prends le terme "Travailleur" comme étant celui qui vit de son travail qu'il soit salarié (public et privé), artisan, commerçant, profession libérale, petit entrepreneur. J'exclue de ce terme les spéculateurs, les gros possédants et les dirigeants de multinationales qui ont des salaires princiers et autres avantages (trop souvent non liés à leurs résultats).

 

Il faut aussi être conscient que travailler ou chercher du travail, c'est en fait vendre sa force de travail sur le marché du travail. Comme tout marché, il y a confrontation de l'offre et de la demande. Plus les Travailleurs offriront de force de travail, moins ils seront payés. Loi de l'offre et de la demande : plus un produit est rare et demandé, plus il vaut cher ; plus il est abondant et peu demandé, moins il est cher. Autrement dit, le chômage freine la hausse des salaires. Mécaniquement, avec l'effet "papy boom" (les "baby boomers", nés dans les années 1945 et suivantes, partant à la retraite), le chômage devrait baisser (ce qu'il commence à faire depuis quelques temps, même s'il y a des hauts et des bas). La baisse du chômage faisant craindre les revendications salariale, il y a pression de certains pour reculer l'âge de la retraite, augmenter la durée du travail, délocaliser et faire de l'immigration de travail afin de contrecarrer la tendance récente du marché du travail à se retourner en faveur des salariés.

 

Ceux qui, aujourd'hui, critiquent les 35h00 (qui, pourtant, ont fait baisser le chômage), sont du même genre que ceux qui critiquaient les 40h00 et les congés payés autrefois. Question : avez-vous envie de retourner aux 70h00 par semaine, de supprimer vos congés, votre retraite, et de faire travailler les enfants et les personnes âgées pour vivre dans la misère ?

 

Cela vous parait inconcevable ? Et bien méfiez-vous, car, petit à petit (dans 10 ans, 20 ans ?) nous pourrions bien être retournés à la case départ, en Europe, avec cette philosophie de l'Union Européenne qui prône la "concurrence libre et non faussée" (donc compétition ouverte avec les Chinois qui travaillent 70h00, sans congés, et qui font travailler les enfants, tout en se contentant de très peut pour (sur)vivre). Dans cette philosophie de concurrence sauvage entre Travailleurs du monde entier, il faut être compétitifs, donc...

 

Et ne croyez pas que "notre avance technologique nous met à l'abri". Nos ordinateurs viennent déjà de Chine. Airbus va implanter des usines en Chine. L'Inde et la Chine, commencent à avoir des résultats dans la conquête spatiale. L'Inde a de plus en plus de centres de recherche et d'ingénieurs et aura bientôt de nombreuses compétences incontournables que nous n'avons pas...

 

En fait, à la question "Faut-il travailler plus pour gagner plus ?", je réponds "tout dépend du type de mondialisation que nous aurons" :

- soit nous conservons cette mondialisation actuelle de concurrence sauvage entre les peuples (au passage, destructif pour la planète et comportant de très importants risques de conflits majeurs...), alors nous devons travailler plus et gagner moins.

- soit nous choisissons une mondialisation harmonieuse, de coopération intelligente et apaisée entre les peuples, basée sur le développement durable, l'éducation, la recherche, l'innovation, le plein emploi, les entreprises, la juste répartition du travail et des richesses, alors nous pourrons travailler moins et gagner plus.

 

 

Post Scriptum :

 

Telle est ma réponse à "Faut-il travailler plus pour gagner plus ?", mais je ne peux m'empêcher de poser trois questions complémentaires :

 

1) Faut-il chercher à travailler moins, travailler autant ou travailler plus ? (dans l'absolu)

 

Je réponds que cela dépend de nombreux facteurs. Notamment, l'intérêt du travail, son utilité, sa pénibilité, ce qu'il rapporte (en argent, mais aussi en satisfactions autres) influent énormément sur la réponse. Pour faire court, je peux dire qu'il est plus facile de travailler plus d'heures quand on est journaliste, philosophe, patron ou politicien que lorsque l'on est ouvrier au marteau piqueur. De même, il est plus facile de travailler longtemps lorsque l'on exerce un métier intéressant (voire un "métier passion") que lorsque le métier n'apporte aucune satisfaction. Pareillement, celui qui exerce un "métier sacerdoce" est investi dans son travail. La réponse dépend également de la durée hebdomadaire qui est effectuée actuellement. Un cadre travaillant déjà bien plus que 35h00 heures par semaine, répondra différemment qu'une personne travaillant à temps partiel subit (20h00 par exemple) ou qu'un chercheur d'emploi. Par ailleurs, un salarié ayant un travail intéressant, un bon salaire, de bonnes perspectives de carrière, dont les efforts sont reconnus et récompensés, aura tendance à travailler plus.

 

2) Qu'est ce que travailler plus ?

 

Est-ce que faire travailler Pierre 70 heures et Paul 0 heure, c'est les faire travailler plus que s'ils travaillaient tous les deux 35 heures ?

 

Philosopher 70 heures est-ce travailler deux fois plus que manœuvrer le marteau piqueur pendant 35 heures ? Notez que je n'oppose pas profession intellectuelle et profession manuelle. Je reconnais bien volontiers qu'enseignant dans des classes difficiles ou cadre confronté à des objectifs ambitieux dans un contexte de compétition internationale sont des métiers également soumis à de la pénibilité et également très utiles.

 

N'oublions pas non plus que la réduction du temps de "travail contraint", permet de faire du "travail libre" tout aussi utile (s'occuper de sa famille, aider les enfants à faire leurs devoirs et les éduquer correctement, rendre service aux personnes âgées, aménager sa maison, faire les travaux ménagers, s'investir dans une association etc.)

 

Mon texte "Le travail est-il une valeur ?" répond en partie à ces deux premières questions.

 

3) Faut-il gagner plus ?

 

Quand on ne gagne pas suffisamment pour se loger, se nourrir, se soigner, financer les études des enfants, préparer sa retraite etc., la question ne se pose pas, il faut gagner plus ou payer moins les choses nécessaires. En fait il faut plus de pouvoir d'achat.

 

La question peut se poser pour ceux qui ont déjà largement de quoi vivre et qui ont une fortune qui les met à l'abri du besoin (ce qui n'est pas mon cas...)

 

Elle peut aussi se poser globalement en se posant la question : "Qu'est-ce que gagner plus ?" (ou "Gagner plus pourquoi ?")

- Est-ce consommer plus et rester insatisfait, car il y a toujours une nouveauté attirante ?

- Est-ce savoir dépenser moins en vivant mieux ?

De plus, la planète pourra-t-elle survivre si nous gagnons tous plus ?

 

Je n'ai pas les réponses à toutes ces questions, mais je pense qu'il faut les poser, et chercher des réponses, tout en avançant vers ce qui nous paraît le plus intelligent à faire.

 

Suggestion : Et si nous faisions évoluer l'être humain vers plus de sagesse et d'humanité ? Et si nous quittions petit à petit cette mondialisation de concurrence entre peuples, cette société de compétition entre individus, du toujours plus pour une poignée de privilégiées et du toujours moins pour ceux qui travaillent (ou cherchent à travailler) ? Et si nous évoluions vers une civilisation avancée de coopération mondiale, de paix, de juste rétribution du travail, d'équilibre intelligent entre travail, loisirs, vie de famille et responsabilités citoyennes ?

 

 

 

 

par Jean-Marc
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Samedi 29 mars 2008

Voici, trouvée sur "youtube", une petite histoire fort instructive, filmée dans le parc national de Kruger, en Afrique du sud, avec des lionnes, un crocodile et des buffles...

 

Le film est difficile au début, les images peuvent choquer, mais...

Battle at Kruger

http://www.youtube.com/watch?v=LU8DDYz68kM

 

Moralité :

Face aux carnassiers de toutes sortes, soyez courageux, restez solidaires et groupés...


Autre film. Attention la fin est très très choquante !...

Python swallows little boy

http://www.youtube.com/watch?v=qndUS3SIf1Q&NR=1


Moralité :

Se méfier de "l'eau qui dort"...

 

par Jean-Marc
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Jeudi 27 mars 2008

29 mars à l'Abbaye à St Cyr : " Les modes de développement dépendent-ils des consommations d'énergie ?" introduit par Bruno Sauvage

5 avril au Marina à Montigny-le-Bretonneux : "L'amitié est-elle plus qu'un lien social ?" introduit par Evelyne

12 avril à L'Abbaye à St Cyr : "Faut-il travailler plus pour gagner plus ?" introduit par Jean-Marc

17 mai au Marina à Montigny-le-Bretonneux : "Qui est en charge des précarités ?" introduit par Marie-Odile avec Guillaume Douet du Secours Catholique

24 mai à L'Abbaye à St Cyr : "Que reste t-il de Mai 68 ?" introduit par Marc-Henri Stroh

7 juin : sujet à définir

Les réunions commencent à 16h30.

Pour en savoir plus :

http://quentinphilo.over-blog.com/

par Jean-Marc
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Vendredi 1 février 2008

IT'S A FREE WORLD


J'ai vu récemment le film de Ken Loach "it's a free world" que je vous recommande vivement. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme énergique et ambitieuse qui, pour tenter de se sortir de ses problèmes personnels, passe du statut d'exploitée à celui d'exploiteuse. Ce film illustre très bien les dérives du système économique actuel qui nie l'aspect humain. C'est une histoire sur une certaine forme d'esclavage moderne qui met en scène des patrons ainsi que des travailleurs précaires, immigrés et même clandestins.

 

Infos sur le film

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/fiches-film/it-s-a-free-world

Critiques

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/fiches-film/it-s-a-free-world

Bande annonce

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/bandes-annonces/video/it-s-a-free-world-vost

par Jean-Marc
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Samedi 26 janvier 2008
Le Café Débat de Saint Quentin en Yvelines présente le sujet :

"La mixité sociale est-elle possible ?"

le samedi 2 février 2008 à partir de 16h30 au Marina à Montigny le Bretonneux.

Le débat sera introduit par François Deligné, maire de Guyancourt.

Pour plus d'informations :
http://quentinphilo.over-blog.com/

Pour voir un texte sur un sujet proche :
http://ecomondiale.over-blog.com/article-7280905.html


par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Samedi 26 janvier 2008

Afin d'aider à l’intégration professionnelle et sociale durable des jeunes sortis du système éducatif sans qualification et sans emploi, Edith Cresson a créé en 1997 les Ecoles de la Deuxième Chance.

 

Le "noyau dur" du Café-Débat s'implique dans le programme de "l'Ecole de la deuxième chance" qui vient de s'implanter à Trappes, en proposant aux stagiaires des sujets de débat et en réalisant l'animation. Pour plus de détails et pour lire les textes de présentation :

http://quentinphilo.over-blog.com/

 

Pour en savoir plus, voir le site de l'Ecole E2C78 :

http://www.e2c78.fr/

ou le site de la fondation E2C :

http://www.fondatione2c.org/srt/e2c/home

 

Pour voir le discours de Christine Boutin lors de l'inauguration de l'école E2C78 :

http://www.dailymotion.com/video/x3oric_discours-christine-boutin-inaugurat_news

 

par Jean-Marc
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Vendredi 30 novembre 2007

Quel habitat pour demain ?

 

 

"Mes amis, au secours..." Voici comment débutait l'appel de 1954 de l’abbé Pierre. Ce qu'il y a de plus terrible, c'est que c'est un appel qui aurait pu être lancé l'hiver dernier…

 

 

Description de la situation actuelle :

 

Trois millions de mal logés en France, dont un million de sans domicile personnel ; 3 sans logis sur 10 ont un emploi ; manque de logements (SDF, pauvres, classes moyennes…) ; coût croissant du logement ; incendies meurtriers dans des hôtels parisiens insalubres, squats, taudis, stigmatisation par l’adresse (pour autant que l’on arrive à en avoir une !…), économie souterraine dans les cités, insécurité dans la ville, violences urbaines, émeutes, voitures incendiées… les thèmes liés à l'habitat et à l'urbanisme nous renvoient de façon flagrante à la panne du système français d'intégration et de promotion sociale.

 

Il y a quelques mois, je faisais visiter Paris à une jeune Suédoise. Elle s'est montrée étonnée des tentes qui étaient au bord de Seine… Quant aux foyers d'hébergement d'urgence : il n'y a pas de place affectée, il faut passer et voir s'il y a de la place, pas de réservation, il faut aller dans la rue la journée, pas de chiens, problèmes d'insécurité, de violences, de gens pas net dans leur tête… C'est ainsi que des gens dorment dans la rue ou dans leur voiture (quand ils ont la chance d'en avoir), parfois ils y meurent…

 

Nous assistons également à la fin de l’exception française du "logement abordable". Les classes moyennes ont de plus en plus de problèmes pour se loger et sont souvent contraintes de loger loin de leur emploi, ce qui nécessite des trajets domicile travail longs. Même de nombreux cadres ont des problèmes de logement.

 

A l'opposé de cela, il y a : des logements vacants, de grosses quantités de logements sociaux détruits, de la spéculation immobilière, la crise américaine des "subprimes" (qui coûtera près d'un demi-point de croissance mondiale en 2008 d'après le FMI).

 

Qu'au cours des années d'après guerre, il y ait eut des problèmes de logement, cela peut se concevoir, mais que, cinquante ans après, ce genre de problème soit de retour dans un pays riche dont le PIB n'a cessé d'augmenter, c'est difficilement acceptable !

 

De fortes sommes ont été versées pour les quartiers en difficulté, mais cela ne résout pas les problèmes de fond.

 

 

Comment sommes-nous arrivés là ? :

 

A l’époque médiévale, les villes se trouvaient protégées par d’épaisses murailles et permettaient une accumulation de la richesse. Très vite la richesse des villes attira les pauvres des campagnes. La ville, à partir du XIXème, devint l’espace central de la société. Du fait du développement des faubourgs et des allées et venues continuelles entre ceux-ci et la ville, cette dernière perdit la sécurité que procuraient les anciennes murailles d’enceinte. De la fin du XIXe jusqu’aux années 1960/70, les gouvernements vont traiter les lieux de la ville afin de lutter contre l’insécurité civile (aboutissement : création des grands ensembles dans les années cinquante et soixante) et s'occuper des gens pour traiter l’insécurité sociale (protection sociale). Mais durant le dernier quart du XXe siècle, c'est le retour de l’insécurité aussi bien civile que sociale. Que s'est-il passé ? Petit rappel historique proche :

 

Après la deuxième guerre mondiale, il a fallut reconstruire. La demande de logements était forte. Cela était dû aux destructions suite aux bombardements, mais aussi au "Baby Boom". Les logements étaient rares, durs à trouver. Hiver 1954 : appel de l'Abbé Pierre suite aux drames humains subis par les sans logis. Grâce aux politiques économiques Keynésiennes la France, et plus généralement le monde occidental, connut un essor économique qui profita à tous (les Trente Glorieuses) entraînant le progrès. C'est à cette époque que furent construites les barres et les tours. Les logements ainsi crées étaient considérés comme modernes. C'était même une philosophie. La France était restée rurale et provinciale. La construction d’ensembles d’immeubles offrant des logements spacieux, des conditions d’hygiène et de confort toutes nouvelles, et tout cela dans un cadre proche de la nature, donnait la voie à la modernisation de la société, à l'entrée dans l’ère de l’industrialisation, de la croissance et du progrès, sous la houlette d’un Etat modernisateur. C'est aussi à cette époque que de nombreux foyers purent devenir propriétaires, et se loger dans des pavillons de banlieue, notamment.

 

1973/1974 premier choc pétrolier puis 1979 second choc pétrolier. Crise économique. Apparition de la "stagflation". Augmentation du chômage. La philosophie véhiculée par les grands ensembles, change alors. Ce n'est plus l'idée d'accès au travail, de stabilité de l’emploi, mais c'est plutôt l'association avec le chômage, la précarité, la pauvreté, la jeunesse qui doute d’avoir un avenir, les émeutes, les trafics illégaux… Cela accélère la fuite des classes moyennes dans les communes rurales de la périphérie, accentuant le développement du pavillonnaire et de l’automobile.

 

En parallèle, dans le monde, de nouveaux pays prennent du poids dans les échanges commerciaux. Au lieu de promouvoir une philosophie internationale basée sur l'humain, la coopération et la régulation économique, les dirigeants de la planète ont choisit de détruire petit à petit la philosophie Keynésienne d'économie sociale et de progrès pour la remplacer par une philosophie de concurrence et de finance à courte vue par laquelle l'être humain et l'entreprise sont relégués au rang de machines à "créer de la valeur pour l'actionnaire". D'où dérégulations, concurrence sauvage, loi du plus fort et autres (Reggan, Tacher…). En France notamment, l'ascenseur social se met à descendre. Le chômage s'amplifie. Les "nouveaux pauvres" font leur apparition (entraînant entre autres des problèmes de logement dû au manque de solvabilité des ménages concernés). D'autres phénomènes se produisent également : le nombre de divorces augmente (ce qui entraîne une croissance des besoins en logements globalement et des difficultés financières pour ceux qui sont touchés), l'immigration de travail (les hommes s'entassaient dans des foyers) est remplacée par le regroupement familial (entraînant le besoin de logements dans les citées d'habitat social).

 

La précarisation croissante des emplois génère de l'insécurité sociale. L'image des parents chômeurs est dégradée, particulièrement auprès des enfants ; cela amplifie la perte des valeurs déjà à l'œuvre à cette époque. Le lien social se défait. Les jeunes se désespèrent de voir leur avenir bouché. Ces éléments font partie des explications à la montée de la délinquance et des phénomènes de "violences urbaines".

 

Les pauvres sont "stockés" dans les cités d’habitat social. Les classes moyennes fuient ces citées. Elles sont également délogées des centres villes par le prix croissant de l'immobilier. Elles se retrouvent souvent loin de leur lieu de travail, ce qui les oblige à des transports quotidiens souvent longs et difficiles. Les gagnants de la mondialisation investissent les centres ville. Outre les délocalisations et les nouveaux pauvres, la mondialisation de type actuel a pour effet d'augmenter le prix de l'immobilier. Les gens ordinaires ont de plus en plus de mal à se loger. De plus, il y a risque d'éclatement de la bulle spéculative.

 

Février 2004 : 50 ans après l'hiver 1954, le Mouvement Emmaüs et l'abbé Pierre lancent un nouvel appel. Juste avant Noël 2006, les Enfants de Don Quichotte installent un campement de sans-abris sur les rives du Canal Saint-Martin à Paris. Résultat : une loi sur le "droit au logement opposable".

 

 

Quelles sont les tendances actuelles ? :

 

Les nouveaux accédants à la propriété s'endettent pour très longtemps (20, 30 ans) alors qu'ils ont de moins en moins de visibilité sur leurs emplois (chômage, mutations etc.) De plus, la remonté des taux d'intérêt met en danger ceux qui ont des prêts à taux variable. Les classes moyennes sont obligées de se loger de plus en plus loin de leur lieu de travail à cause du prix de l'immobilier ; il y a également des fermeture de lignes de transport en commun non rentables ; d'où transports en voiture, pollution, consommation d'énergie, embouteillages : c'est anti développement durable. Nous pouvons aussi nous poser la question de l'efficacité de la Loi du droit au logement opposable s'il n'y a pas assez de logement. Certains veulent mettre en application l'ordonnance de 1945 du CNR (Conseil National de la Résistance) qui permet de réquisitionner les logements vacants ; c'est le cas de l’association Droit au logement (DAL). A noter que le gouvernement veut atteindre une production annuelle de 500 000 logements dont 120 000 logements sociaux. Ne pas oublier qu'il y a en parallèle la destruction des anciennes barres et tours et qu'il y a des logements HLM vendus.

 

 

Quelles sont les nouvelles solutions envisagées ? :

 

Tours et barres détruites, logements HLM vendus, c'est bien, mais cela fait du logement social en moins. Alors que l'on détruise les tours, mais seulement lorsque tout le monde sera logé. Il faudrait une notion d'habitation d'urgence : en étant moins exigeant sur le logement pendant quelques temps (le temps de construire de bons logements) et en retardant la destruction des HLM ; cela permettrait de loger les SDF dans des conditions bien meilleures que les foyers, les voitures, les taudis et la rue... Et surtout, que l'on construise plus de logements. C'est bon pour l'humain, le social, l'intégration, l'emploi, la fluidité (sortie des HLM notamment). Mais il faut financer. Se pose alors la question du dynamisme économique (tout en pensant au développement durable…), du pouvoir d'achat, du chômage, de la mondialisation, de la justice sociale, de la répartition des richesses, de la spéculation, de la dette, de la fiscalité (la taxe d'habitation et la taxe professionnelle notamment) et autres… La solution évidente, selon moi, est de réguler intelligemment l'économie et la mondialisation ; également, de choisir la philosophie de la société que nous voulons : société de compétition exacerbée (que le plus fort gagne et malheur aux vaincus) ? Société d'assistés ? ou société humaine de coopération intelligente, de progrès, de solidarité, de justice sociale…?

 

Il faudrait également changer la philosophie du laisser aller (à la loi du marché) qui consiste à penser que le logement est un objet de consommation courante comme un autre, une marchandise. L’accès au logement fait partie des besoins humains élémentaires (pyramide de Maslow). L'Etat doit prendre ses responsabilités.

 

Autres idées en vrac : Voir les règles d'attribution des logements sociaux (vaste sujet…). En plus, des incitations fiscales, il faut rassurer les propriétaires sur le paiement des loyers (exemple LOCA-PASS) afin qu'ils soient plus enclins à investir et à mettre en location. La fédération Habitat et humanisme : une solution performante pour créer du logement social, de la réinsertion, de l'intégration et de la mixité sociale : 1 € apporté = 4 € investis dans un logement (voir les explications complémentaires et les liens dans le blog cité en fin de texte).

 

En France, avec des émissions de 120 millions de tonnes de CO2, c’est-à-dire 25% des émissions nationales, et une consommation de 70 millions de tonnes équivalent pétrole, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie (43%) et à l’origine d’une grande partie des rejets de CO2 nationaux. Le bâtiment représente donc des gisements potentiels considérables d'économie d'énergie et des éléments clés dans la division par 4 de l'émission des gaz à effet de serre (GES) à atteindre d'ici 2050. Des solutions existent : les habitations basse consommation, voire à énergie positive !... (Ce point sera développé lors du débat et vous pouvez trouver des informations et des liens sur le blog dont l'adresse figure à la fin du texte).

 

 

Quel urbanisme ? quel aménagement du territoire ? :

 

L’étalement urbain va en s’accélérant depuis les années soixante-dix, transformant les communes rurales en territoires urbains. Cela est dû à l'attrait de "la ville à la campagne", au développement du pavillonnaire, aux possibilités de transport… qui commencent à être remises en cause par le prix croissant de l'énergie. C'est pourquoi certains imaginent un retour à la ville concentrée. Il y a déjà des projets de tours de plus de 300 mètres de haut qui intègrent un quartier, c'est-à-dire commerces, logements, école, bureaux, salle de sport etc. Dans le monde, c'est même des tours de 500 mètres de haut. Il y a même un projet de tour de 1000 mètres de haut !

 

Les spécialistes jugent le débat "urbanisme concentré ou déconcentré" un peu dépassé. Il faut surtout se préoccuper des flux. A quoi cela sert de se concentrer, s'il faut des déplacements trajet travail long ? Il peut y avoir une solution intermédiaire comme du logement individuel à haute densité par exemple. Il faut des quartiers un peu autonomes, où l'on peut trouver sur place logement, travail, commerces, écoles, administration, religion, loisirs, sports etc. Certaines "villes nouvelles" (Saint Quentin en Yvelines par exemple) ne sont pas trop mal conçues de ce point de vue.

 

Par ailleurs, pour un futur plus lointain, des gens très sérieux pensent à implanter une base lunaire, puis une base sur Mars. Certains pensent à Mars comme planète de rechange de la terre…

 

 

Quelle mixité sociale ? Comment vivre ensemble ? :

 

Trois états de l’urbain sont nettement apparus à la fin des années quatre-vingt-dix :

- D’un côté, les centres-villes (la "gentrification") : C'est le territoire des familles aisées.

- A l’opposé, "la relégation", le domaine des cités défavorisées et des classes populaires.

- Au milieu, les vastes zones péri-urbaines des classes moyennes.

Certains souhaitent une mixité sociale forcée. La loi "solidarité et renouvellement urbains" (SRU) est un premier pas décisif dans cette direction (Article 55 minimum de 20% de logements sociaux).

 

Petit rappel historique : Durant les Trente Glorieuses, un ouvrier n'avait pas peur de perdre son emploi et pouvait même se payer un pavillon et pouvait espérer passer cadre un jour. Les enfants vivaient mieux que leurs parents. Cela a favorisé une mixité sociale saine : l'ouvrier pouvait s'acheter un pavillon à côté de celui du cadre. Mais la philosophie de l'économie actuelle a bouleversé cela. Les nouveaux pauvres se sont retrouvés à la rue. Les gagnants peuvent encore s'acheter des logements en centre ville ou de belles maisons dans les quartiers résidentiels. Les perdants sont, au mieux relégués dans les HLM, au pire ils sont des SDF.

 

Certains veulent imposer une mixité sociale artificielle. Voir ce que pense Jacques Donzelot (maître de conférence à l'Université Paris X) à ce sujet (ce point sera développé lors du débat). L'emploi, le progrès social, la promotion sociale, l'ascenseur social sont, selon moi, la vraie réponse à la mixité sociale saine.

 

Dans l'habitat, il ne faut pas oublier le maintien a domicile des personnes âgées ainsi que les résidences pour personnes âgées. Ne pas oublier également les logements pour les jeunes (travailleurs, étudiants…) et, plus généralement, quelle place pour les jeunes dans la ville (et ailleurs…) ? Il faut également traiter les problèmes d'insécurité, qui peuvent pourrir la vie des gens.

 

 

Conclusion :

 

Alors, quel habitat pour demain ?

 

Selon moi les points prioritaires à traiter sont :

 

1) - L'aspect socio-économico-humain : il faut pouvoir assurer un logement décent à tous. Cela ramène aux problèmes de l'emploi, du pouvoir d'achat, de la spéculation, mais aussi de la philosophie que nous choisissons pour le monde dans lequel nous vivons.

 

2) - L'aspect développement durable. Des solutions techniques existent. Il faut donner à tous les moyens du développement durable (que cela ne soit pas réservé aux riches qui peuvent payer et que les pauvres ne soient pas surtaxés du fait qu'ils n'ont pas les moyens de financer l'investissement dans le développement durable).

 

3) - L'aspect gestion intelligente des transports, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire.

 

4) - L'aspect "comment vivre ensemble ?" Quelle philosophie adopter ? L'entre-soi, la mixité, ou une solution intermédiaire ? Cela ramène aussi aux problèmes de valeurs, d'exemples, d'éducation, de sens civique, d'insécurité, de chômage, de misère, d'intégration, de réinsertion… Il faut renouer avec le progrès et la justice sociale.

 

Je vous invite à consulter le blog :

http://ecomondiale.over-blog.com

Vous y trouverez des textes de réflexion pour que le monde fonctionne mieux ainsi que des liens vers d'autres sites (sur l'habitat notamment).

 

 

Jean-Marc

novembre 2007

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Vendredi 30 novembre 2007

Habitat et Humanisme

http://www.habitat-humanisme.org

 

Emmaüs

http://www.emmaus-france.org

 

Fondation abbé Pierre

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

 

Croix rouge

http://www.croix-rouge.fr

 

Restos du coeur

http://www.restosducoeur.org

 

Secours catholique

http://www.secours-catholique.asso.fr

 

 

Dans un univers apparemment virtuel, vous êtes invités à retrouver des situations de pauvreté cachée en France. Guidés par Sophie la bénévole, du Secours Catholique, vous choisissez l'une des 8 villes du jeu. Parmi les situations présentées, 40 sont en fait les véritables témoignages de personnes que vous pouvez secourir.

www.votredonagit.org

 

Secours populaire

http://www.secourspopulaire.fr

 

Armée du salut

http://www.armeedusalut.fr/home.html

 

Insee - Institut National de la Statistique et des Études Économiques

www.insee.fr/

 

Ministère du logement

http://www.logement.gouv.fr/

 

Christine Boutin

Christine BOUTIN : ministre du Logement et de la Ville

Fadela Amara

Fadela AMARA : secrétaire d’Etat auprès de la ministre du Logement et de la Ville, chargée de la Politique de la ville

 

Ni putes ni soumises

http://www.niputesnisoumises.com/

 

AC le feu

http://www.aclefeu.fr/

 

DAL (droit au logement)

http://www.globenet.org/dal/

 

Les enfants de don Quichotte

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com

 

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Jeudi 29 novembre 2007

 

Les prix du pétrole ont franchi pour la première fois de leur histoire le seuil des 90 dollars le baril, marquant en un an une hausse de près de 50%, et ce n'est pas fini… Les experts nous annoncent que les ressources s’épuisent et que nous n'aurions plus que 50 à 100 années de réserve de pétrole avec un prix qui ira en augmentant du fait de la demande supérieure à l'offre.

De plus, d'après nombre d'experts, la terre se réchauffe (1,5 à 6 °C d'ici à la fin du siècle) provoquant des perturbations climatiques ayant des répercussions humaines gravissimes et cela ira en s'aggravant si rien n'est fait. Il est maintenant admis qu'il faudra diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle de la planète à l'horizon 2050 cela signifie diviser par quatre ou cinq les émissions des pays industrialisées en moins de cinquante ans.

 

En France, avec des émissions de 120 millions de tonnes de CO2, c’est-à-dire 25% des émissions nationales, et une consommation de 70 millions de tonnes équivalent pétrole, le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie (43%) et à l’origine d’une grande partie des rejets de CO2 nationaux. Le chauffage est à l’origine de l’essentiel de ces rejets et le développement récent de la climatisation accentue ce constat. Pour l'Europe, ce sont 500 millions d'habitants pour 160 millions de logement qui consomment environ la moitié de l'énergie. Le bâtiment représente donc des gisements potentiels considérables d'économie d'énergie et des éléments clés dans la division par 4 de l'émission des gaz à effet de serre (GES) à atteindre d'ici 2050. Des solutions existent : les bâtiments à basse consommation, voire à énergie positive !...

Le bâtiment à énergie positive instaure une véritable rupture technologique : il produit plus d'énergie qu'il n'en consomme ! Il convient de travailler sur deux axes à la fois pour arriver à un tel bâtiment : en premier lieu, la réduction des besoins (isolation notamment) afin d'obtenir un bâtiment à basse consommation, puis la réponse à ces besoins par des énergies renouvelables.

Pour réduire les besoins, en plus d'améliorer l'isolation (murs, toiture, planchers, vitrages…), il convient de jouer sur l'inertie thermique, l'orientation, l'éclairage naturel, les apports solaires (en profiter l'hiver, s'en protéger l'été), mais aussi utiliser de préférence des équipements économes (éclairage, électroménager, informatique…). Les lampes basse consommation sont à privilégier (d'ailleurs, les lampes à incandescence devraient disparaître d'ici 2010). Il faut aussi limiter la perte lors du renouvellement d'air (nécessaire...) à l'intérieur des locaux (par exemple ventilation double flux avec échangeur thermique entre l'air frais du dehors et l'air chauffé de l'intérieur et utilisation de tuyaux d'arrivée d'air enterrés ; c'est utile aussi bien pour refroidir l'été que pour chauffer l'hiver).

Les bâtiments ont besoin de chaleur, de fraîcheur et d'électricité. Pour répondre à cela, la production d'énergie locale doit favoriser les énergies disponibles localement telles que solaire (thermique et photovoltaïque), éolien, géothermie, biomasse (bois, coproduits agricoles, ...), etc.

Exemple : comment obtenir une maison à énergie positive ?

Base : maison énergivore (plus de 400 kWh/m2).

Route vers un logement à énergie positive :

Toit : isolation 40 cm.

Capteur pour eau chaude (chauffe-eau solaire).

Toit solaire photovoltaïque : permet de produire de l'énergie utilisée dans la maison ou réinjectée dans le réseau.

Fenêtre triple vitrage.