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Texte libre

A ceux que les pensées des autres choquent :

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19 Déclaration universelle des droits de l'homme)

 

Ecrivez-nous si vous rencontrez des problèmes sur ce site.

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Un peu de philosophie :

 

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. (Confucius)

 

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. (Proverbe chinois)

 

Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément. (Proverbe chinois)

 

Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. (Proverbe chinois)

 

L'homme supérieur se tient dans le juste milieu. (Confucius)

 

La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. (Confucius)

 

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. (Confucius)

 

Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. (Confucius)

 

Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. (Confucius)

 

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius)

 

Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours. (Proverbe chinois)

 

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. (Proverbe arabe)

 

Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)

 

Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or. (Proverbe chinois)

 

Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. (Proverbe chinois)

 

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse. (Confucius)

 

Rien ne manque aux funérailles des riches, que des gens qui les regrettent. (Proverbe chinois)

 

Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté. (Proverbe chinois)

 

Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter. (Proverbe chinois)

 

Les grandes âmes ont la volonté ; les faibles n'ont que des souhaits. (Proverbe chinois)

 

Parler ne fait pas cuire le riz. (Proverbe chinois)

 

Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi. (Proverbe chinois)

 

Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié. (Les penseurs grecs avant Socrate)

 

Un homme n'est pas bon à tout, mais il n'est jamais propre à rien. (Proverbe chinois)

 

" Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté "

Selon wikipedia, c'est une citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : " Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. "    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pessimisme

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Samedi 4 avril 2009
 

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu.


Il lui dit :- Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ?

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.

Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder à l'intérieur.

Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.

Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux.

Le saint homme saliva d'envie.

Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides.

Elles avaient, toutes, l'air affamé.

Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs bras.

Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée.

Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche.

Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

Dieu lui dit :
Tu viens de voir l'enfer...


Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte.

Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la précédente.

Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui fit encore saliver le saint homme.

Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longs manches.

Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient en riant.

Le saint homme dit à Dieu :

- Je ne comprends pas !

- Eh bien, c'est simple, répondit Dieu à sa demande, c'est juste une question d'habileté.


Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.

 

Par Jean-Marc
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Mardi 20 janvier 2009

La cérémonie de prestation de serment du nouveau président américain Barack Obama de ce jour, mardi 20 janvier 2009 sera gravée dans l'histoire planétaire.

Ce 44e président des Etats-Unis est une chance pour l'humanité. Un formidable espoir est né. Espoir d'un monde meilleur, apaisé, dans lequel l'être humain trouvera la place qui lui revient. Espoir d'une nouvelle économie mondiale basée sur une régulation intelligente et un volontarisme politique efficace.

 

Par Jean-Marc
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Vendredi 21 novembre 2008

 

Nouveau texte, écrit en novembre 2008 :

"L'ultralibéralisme est-il la voie

vers le bonheur des peuples et de l'humanité ?"

Cette question peut paraitre inintéressante à ceux qui ne s'intéressent ni à l'économie ni à la politique. Et pourtant, notre vie est grandement impactée par les décisions économiques et politiques de nos dirigeants. Comme on dit que "la guerre est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux militaires", on devrait dire que "l'économie et la politique sont des affaires trop sérieuses pour les laisser aux économistes et aux politiciens". Pour ceux qui en douterait, il me parait évident que l'on vit différemment selon que l'on a de quoi vivre agréablement ou que l'on doit passer tout son temps à chercher à ne pas mourir de faim, à se demander où l'on va dormir le soir… et même, au-delà de cela, en vivant en paix ou en état de guerre…

Plus de détails en lisant l'article "La crise : Quels scénarios possibles ?" sur : http://ecomondiale.over-blog.com/article-24394829.html

 

Cette question peut également paraitre saugrenue en cette période de crise de l'ultralibéralisme. Pourtant le débat est loin d'être clôt.

1°) Jusqu'à septembre 2008, l'ultralibéralisme était la pensée dominante. Même si la crise fait que le langage ultralibéral affiché a plutôt disparu, il reste beaucoup de messages subliminaux.

2°) Même si, maintenant, on entend beaucoup de gens dire ce que je souhaite depuis longtemps :"il faut réguler", cela peut s'interpréter de diverses manières.

3°) A part dégager des milliards pour les banques, je ne vois pas encore beaucoup de mesures concrètes allant vers ce que je prône : la régulation et la réglementation du libéralisme. Au contraire, je trouve que la casse sociale continue de plus en plus belle.

4°) On parle beaucoup de réguler la finance, mais on ne parle quasiment pas de réguler la compétition internationale, je dirai même au contraire que j'entends des discours disant qu'il ne faut surtout rien changer.

5°) Certains pensent que, suite à la crise, le libéralisme et le capitalisme sont morts. Je n'en crois rien. J'irais même jusqu'à penser qu'il ne faut pas forcément le souhaiter ; par contre souhaiter la mort de l'ultralibéralisme et de l'ultracapitalisme, oui.

 

Précisons, pour commencer, que je fais une distinction entre le "libéralisme raisonnable" et l'ultralibéralisme.

 

Le libéralisme raisonnable est, selon moi, un système économique qui laisse faire le marché et l'initiative privée lorsque cela fonctionne bien et qui accepte l'intervention de l'état (et/ou d'autre(s) structure(s) comme la région, les associations…) pour les cas contraires. C'est une économie régulée et réglementée pour le bien être des peuples. Et, comme l'économie est mondialisée, c'est donc une mondialisation économique judicieusement régulée. L'ultralibéralisme, quant à lui, n'accepte aucune autre régulation que la dure loi du marché (adaptez vous ou disparaissez). L'exemple type est Malthus, quand il prône de laisser les pauvres mourir de faim.

 

J'ai toujours été très méfiant vis-à-vis des marchés financiers. Maintenant qu'ils sont devenus fous et mettent en danger l'économie mondiale, il me semble que nous n'avons plus à hésiter : il faut réguler et réglementer drastiquement la finance mondiale. Cela peut aller jusqu'à des nationalisations plus ou moins totales et plus ou moins durables. Il faut aussi lutter contre les paradis fiscaux. Il ne faut pas exclure d'interdire toute transaction avec eux. Une taxe sur les transactions financière pourrait financer le social. De plus, la spéculation doit être découragée et surtaxée.

 

Il est une grande famille de marchés dont on parle peu, hélas, et qui me préoccupe depuis longtemps. C'est la famille des marchés des biens et services. C'est là que l'économie réelle est la plus présente. C'est là que se joue en grande partie nos vies et celle de nos enfants. C'est ce que l'on achète (nourriture, boisson, vêtements, maison, automobile, coiffure…) et c'est ce qui fait tourner en grande partie l'économie. C'est là que se joue la vie ou la mort des entreprises qui produisent les biens et services et qui versent des salaires, des dividendes, des produits financiers, des taxes et impôts (qui financent notamment une bonne partie de la fonction publique, de la solidarité et des retraites). C'est là aussi ou se trouve la genèse du déséquilibre d'un autre marché d'importance : le marché du travail. En effet, quand on met en concurrence directe (ou presque) les peuples du monde entier, les salaires et les conditions de travail s'harmonisent vers le bas, ou le travail s'en va générant du chômage, de la misère et des drames humains. Et quand les salariés n'ont plus les moyens d'acheter, les entreprise voient leurs débouchés diminuer, ce qui les pousse à licencier et à faire pression sur les salaires, ce qui diminue encore les débouchés… cercle vicieux. Et cela dure depuis Regan et Tacher... C'est là que l'ultralibéralisme fait le plus de ravages, c'est là que se situe la "poudre" de la crise actuelle (la crise des "subprimes" n'est que l'étincelle), et c'est pourtant ce qui n'est pas remis en cause malgré la crise.

Plus de détails en lisant l'article à venir "D'où vient la crise ?" sur :

http://ecomondiale.over-blog.com/

Voir aussi :

"L'économie mondiale, grand corps malade" sur :

http://ecomondiale.over-blog.com/article-23814136.html

"Crise financière - crise des subprimes" sur :

http://ecomondiale.over-blog.com/article-23665986.html

 

L'ultralibéralisme est basé sur la compétition économique exacerbée. Cela veut dire à terme que tout salarié (ou aspirant à l'être) qui n'est pas "employable" n'a pas sa place dans le monde du salariat. Cela veut dire, pour la majorité : précarité, misère, assistanat… Le terme "employable" peut aller loin quand la mondialisation ultralibérale met en compétition des salariés travaillant 6 jours sur 7 et 12 heures par jour pour des salaires de misère et que les centres de recherches vont, eux aussi, là où les salaires sont bas…

 

Dans le monde, peu de pays sont hors circuit de l'ultralibéralisme. Pour l'Europe, l'ultralibéralisme est la règle de base. "Concurrence" est le maitre mot de la construction européenne, malgré de nombreux textes lénifiants et dégoulinant d'apparences sociales, mais ne débouchant pas concrètement. Actuellement des idées sont soulevées pour chercher à réguler la finance, mais il n'est pas dit que cela va se faire et ce n'est pas suffisant. Il faut aussi réguler et réglementer correctement l'économie mondiale.

 

Plus de détails en lisant l'article "Mondialisation : faut-il réguler et comment ?" sur :

http://ecomondiale.over-blog.com/article-24978672.html

 

 

L'ultralibéralisme et l'ultracapitalisme prônent le profit court terme. Les besoins humains et la sauvegarde de la planète ne sont pas leurs priorités. Il ne faut pas croire que, suite à la crise, l'ultralibéralisme est mort. Les ultralibéraux ont un discours plus prudent qu'avant, mais ils cherchent à faire durer certains aspects de l'ultralibéralisme. En particulier, la partie concernant la mise en concurrence des Travailleurs du monde entier, ce qui fait pression à la baisse des salaires et conditions de travail, pour le seul profit des grands possédants. Et ils sont capables de chercher à tirer profit de la crise pour faire accepter aux peuples des mesures encore plus pénalisantes.

 

Si nous voulons le bonheur des peuples et de l'humanité, il faut jeter l'ultralibéralisme et l'ultracapitalisme, il faut réguler et réglementer le libéralisme. Pour cela, il faut se baser sur de vraies valeurs : humanité, travail utile, bon équilibre vie privée/vie professionnelle, mérite, sens des responsabilités, citoyenneté, utilité sociale, solidarité sans assistanat, coopération internationale (plutôt que compétition), développement durable, paix mondiale…

Plus de détails en lisant l'article "Pour un monde meilleur : un nouveau système économique mondial" sur :

http://ecomondiale.over-blog.com/article-24979162.html

 

Jean-Marc

Par Jean-Marc
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Vendredi 21 novembre 2008

Pour un monde meilleur,

il faut un nouveau système économique mondial

 

Le système économique mondial actuel avoue ses failles profondes :

- misère persistante dans de nombreux pays,

- des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux dans les pays "riches",

- paupérisation de la classe moyenne dans bien des cas,

- ascenseur social bloqué en position descente pour de très nombreuses personnes,

- chômage de masse durable (dont une partie est caché par des statistiques et des artifices trompeurs),

- risques financiers très importants risquant d'entraîner un écroulement économique,

- inégalités allant en s'aggravant dans de très nombreux cas,

- système économique profitable pour une minorité de personnes et défavorable pour le reste du monde,

- développement non durable, dangereux pour la planète et non viable à terme,

- transfert de 11 % du PIB du travail vers le capital,

Et la liste n'est pas exhaustive...

 

Les systèmes collectivistes ont également de graves défauts et ne constituent pas la solution adaptée.

Pourtant, un monde meilleur est possible. Il faut un nouveau système économique mondial.

 

Il serait trop long de tout développer ici, mais voici les grandes lignes.

Il faut tout d'abord mettre l'économie au service de l'être humain et la finance au service de l'économie.

 

S'assurer que les besoins de base de chaque être humain soient satisfaits : air non pollué (ou au moins pas trop pollué), eau potable et nourriture en quantité suffisante, de quoi se protéger des intempéries (logement, chauffage, vêtements adaptés…), assurer la sécurité des personnes et des biens, prévention et soins de santé, éducation…

 

Nous pouvons remarquer que, techniquement, il n'y a rien de compliqué. L'homme est capable d'aller sur la lune et bientôt sur Mars. Il est tout à fait faisable techniquement de répondre à ces besoins de base. Par exemple, les experts s'accordent à dire que l'agriculture mondiale pourrait nourrir 12 milliards d'individus, nous ne sommes qu'un peu plus de 6 milliards et pourtant bon nombre d'êtres humains sont sous alimentés voire meurent de faim du fait de la mondialisation ultralibérale…

 

Rien d'impossible économiquement non plus. Une grande majorité d'adultes sont capables, par leur travail, de financer les besoins de base de la population mondiale… à condition de leur donner accès à un travail correctement rémunéré…

En fait ce n'est qu'une question de volonté politique collective.

 

Il faut cesser les idéologies de droite comme de gauche. L'ultralibéralisme, pas plus que le collectivisme ne sont la solution. Trop de gens raisonnent en "tout ou rien". Le "tout marché" ou le "tout état". Le "tout ouvert" ou le "tout fermé". En fait, il faut trouver le "juste milieu". Il faut avoir un raisonnement pragmatique. Trouver des solutions qui fonctionnent réellement.

 

Il faut une volonté politique forte tournée vers un but : que l'économie permette à tout être humain d'avoir au minimum un niveau de vie permettant de répondre aux besoins de base.

 

Il faut que l'économie soit basée sur du réel : la production de biens et de services utiles, et la consommation des ménages saine et suffisante. L'économie doit marcher sur ses deux pieds : l'offre et la demande. Il faut faire tourner le cercle vertueux de l'économie ; il faut des entreprises qui créent de l'emploi et versent des salaires, salaires qui permettent d'acheter aux entreprises, lesquelles peuvent se développer et verser plus de salaires qui augmenteront la consommation, donc les possibilités pour les entreprises pour se développer etc.

 

La finance doit servir à la bonne marche de l'économie : financement des entreprises, des ménages et des administrations, placements sains et judicieux. Le micro crédit, notamment, doit être encouragé. La finance à courte vue doit être écartée des manettes de l'économie. La spéculation et les montages financiers néfastes doivent être surtaxés voire interdits.

 

La concurrence entre les entreprises peut être bonne pour le consommateur. Mais la compétition entre les peuples (plus précisément compétition entre les salariés du monde entier) crée un "dumping" social qui tire les salaires et conditions de travail vers le bas. Cela crée de la baisse du pouvoir d'achat voire du chômage et de la misère chez ceux qui n'ont que leur travail pour vivre. De plus, cela génère une consommation moindre, donc moins de chiffre d'affaire pour les entreprises. Cela fait une croissance économique faible, voire de la récession (cercle vicieux de l'économie).

 

Pour faire tourner le cercle vertueux de l'économie, il faut donc réguler et réglementer la compétition internationale.

 

La liberté de circulation des capitaux fait qu'ils vont s'investir là où cela rapporte le plus. Cela crée deux phénomènes négatifs :

- d'une part une demande de rémunération des capitaux excessives (que l'économie réelle ne peux pas fournir), d'où spéculations (et éclatement des bulles financières...), arrêts d'investissements rentables mais ne rapportant pas suffisamment et autres effets néfastes ;

- d'autre part un "dumping fiscal" pour chercher à attirer les capitaux, d'où baisses d'impôts des riches, hausses des prélèvements pour les classes moyennes, baisse des prestations sociales et baisse des moyens de la fonction publique.

Il faut donc :

- Lutter contre la spéculation.

- Interdire les produits financiers douteux.

- Réguler et réglementer la circulation des capitaux.

- Avoir des règles fiscales communes, afin d'éviter le "dumping fiscal".

- Que la fiscalité incite à l'investissement dans les entreprises plutôt que dans la spéculation ou les produits financiers douteux.

- Luter contre les paradis fiscaux. Cela peut aller jusqu'à interdire toute transaction avec ces pays.

- Taxer les mouvements de capitaux. La taxe sera très faible, mais comme c'est basé sur des montants gigantesques, cela rapportera beaucoup et cela ne pénalisera ni le travail, ni l'investissement, ni la consommation qui sont bons pour l'économie. Seule la spéculation sera touchée. Cette taxe permettrait de financer la sécurité sociale, la santé, les retraites, les aides sociales, l'éducation, la recherche, la sécurité, l'aide aux pays qui en ont besoin etc.

- Détaxer le travail (part patronale et part salariale). Il est aberrant que le salarié ne touche en net qu'un peu plus de la moitié de ce qu'il coûte en salaire à l'entreprise. Etant donné que nous sommes en compétition mondiale, le salarié paye, d'une façon ou d'une autre, les taxes sur le travail (y compris la part patronale, car le patronat raisonne en coût global). Concernant la répartition de cette détaxe, le débat est ouvert, car il faudra répartir judicieusement cette détaxe entre les salariés et les entreprises. Il faudra notamment tenir compte de la répartition des autres taxes qui viennent en compensation. Il faudra aussi tenir compte que, depuis des années, les salariés ont payé un lourd tribut. Il serait temps de leur donner plus de pouvoir d'achat ; d'autant plus que ce sont, en majorité, eux les consommateurs finaux. En plus de l'aspect humain positif qu'aurait une augmentation du pouvoir d'achat des salariés, cela créerait des débouchés importants pour les entreprises. Une bonne façon de réconcilier le social et l'économie.

- Détaxer l'investissement dans les entreprises, mais taxer d'avantage les bénéfices qui sortent de l'entreprise (dividendes versés aux actionnaires). En effet, il est plus sain que l'actionnaire s'enrichisse par l'augmentation de la valeur réelle de l'entreprise, plutôt qu'en appauvrissant cette dernière (d'autant plus si l'argent sorti de l'entreprise va alimenter la spéculation ou va se placer sur des produits financiers douteux).

- Détaxer en priorité les pauvres et les classes moyennes plutôt que les riches. N'oublions pas que le travail est surtaxé et que la TVA taxe même les pauvres ! En plus de l'aspect social évident, sur le plan économique cette détaxation permettrait de relancer la consommation donc d'augmenter les débouchés pour les entreprises.

- Baisser la TVA sur les produits de première nécessité et sur ce qui crée de l'emploi national.

- Augmenter les droits de douane sur les produits en provenance de pays qui font du "dumping" salarial, social, monétaire, fiscal et/ou écologique.

- Inciter très fortement ces pays à respecter des règles sociales et écologiques.

- Protéger les salariés, et les êtres humains de façon générale, par des réglementations adéquates.

- Créer de l'emploi (augmentation du pouvoir d'achat des salariés pour augmenter les débouchés des entreprises, commandes publiques sur des biens et services générant de l'emploi national, politique de "grands travaux" ayant un impact positif sur l'emploi national (ou européen avec une règle de "retour géographique" comme dans le spatial), incitations à entreprendre et à développer les entreprises, développement du micro-crédit, financement des entreprises facilité, création de fonds souverains (d'état, mais aussi de région, européens...) tournés vers l'investissement utile, nationalisations partielles et/ou temporaires en cas de besoin etc.)

- Investir dans la recherche et l'innovation, mais revoir les règles en France afin d'assurer un retour sur investissement légitime. En effet, la France paye de la recherche, mais, trop souvent, les résultats sont publiés, sans brevets ; ce qui permet aux autres pays qui font de la veille technologique d'exploiter gratuitement ce que la France a payé ! Les autres pays savent en général exploiter les résultats de leur recherche (et de celle des autres). Il faut s'en inspirer.

 

Il faudra, dans le monde, des zones économiques "homogènes" dans lesquelles les normes sociales, salariales, écologiques, techniques, fiscales soient harmonisées. Ces zones économiques ne seront pas nécessairement géographiques. Par exemple certains pays de l'Union Européenne (et pas forcément tous) pourraient s'associer à certains pays d'Amérique ou d'ailleurs.

 

De plus, il pourra y avoir des accords spéciaux au bénéfice de pays qui ont besoin de l'aide internationale (Afrique notamment).

 

Les pays qui ne voudront pas jouer le jeu seront "hors zone". S'ils font du "dumping" social, fiscal et/ou autres, leurs produits feront l'objet de droits de douane majorés en conséquence.

 

Si ce sont des "paradis fiscaux", il faudra envisager d'interdire plus ou moins les transactions avec eux.

 

Tout ceci permettra :

- de rémunérer correctement le travail, donc que l'économie tourne mieux grâce à la consommation des ménages, tout en diminuant la pauvreté,

- de rémunérer le capital en fonction de son utilité économique (privilégier les investissements dans les entreprises, donc dans l'emploi et la création de richesses, décourager la spéculation),

- de rétablir l'équilibre des comptes (états, collectivités locales, sécurité sociale etc.), simplement par le fait que l'économie tournera mieux,

- de baisser la pression fiscale globale (pas seulement celle des riches), puisque l'économie générera plus de recettes et moins de dépenses pour les états et les collectivités locales,

- de travailler tous raisonnablement, plutôt que certains travaillent trop et d'autre pas assez ou pas du tout,

- de supprimer le chômage et la misère,

- que tout le monde puisse manger à sa faim, se loger, se soigner, s'instruire, travailler, se divertir etc.

- de remettre en marche l'ascenseur social,

- de créer les conditions de la paix dans le monde,

- d'aller vers un développement durable,

et bien d'autres choses encore.

 

A ceux qui pensent que c'est utopique, je réponds que c'est infiniment plus réaliste que penser que les choses peuvent continuer durablement comme avant la crise.

 

Le bonheur des peuples et de l'humanité mérite que l'on se penche sérieusement sur les vrais problèmes et les vraies solutions.

Jean-Marc

Par Jean-Marc
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Vendredi 21 novembre 2008

Voici un texte mis sur le blog le Samedi 14 octobre 2006. Il garde toute son actualité !

Mondialisation : faut-il réguler et comment ?

Pour une autre mondialisation

Pour un nouveau système économique mondial

 

Précarité, chômage, misère, conflits, insécurité, inégalités ou, au contraire, paix, prospérité, promotion et justice sociale : nous allons voir que la mondialisation est au centre du débat de fond.

 

La mondialisation, peut être abordée sous plusieurs aspects. Nous verrons un peu plus loin l'aspect économique et ses répercussions sur le plan humain.

 

L'aspect technologique a une part importante dans le développement de la mondialisation et son caractère quasi inéluctable.

 

La finance, devenue internationale et libre (démantèlement des obstacles aux mouvements internationaux de capitaux) fait que les Etats n'ont plus de grandes marges de manœuvre sur le plan politique, fiscal, réglementaire.

 

Rapide historique :

 

La mondialisation n'est pas nouvelle. A partir du moment où nos lointains ancêtres, constatant qu'ils avaient épuisés les ressources du lieu où ils se trouvaient, se sont mis en marche pour trouver d'autres lieux, alors la mondialisation s'est également mise en marche.

 

Dès l'Antiquité mésopotamienne : existence d'un commerce international. Citons les empires romain, byzantin, carolingien, puis les foires de Champagne au XIIe siècle. Début du XIVe siècle : les banquiers italiens installent des succursales dans toutes les grandes places d'Europe (d'où "rue des Lombards", "Lombard Street"…)

 

Durant les "Trente Glorieuses" (1945 à 1973), le bloc Ouest, et notamment la France, s'enrichit grâce à une politique Keynésienne basée sur l'intervention de l'Etat et la généralisation des dispositifs de protection sociale.

 

Le premier choc pétrolier (1973/1974) est suivi d'un second choc en 1979/1980. La stagflation (montée simultanée de l'inflation et du chômage) fait son apparition. Cette crise économique remet en cause le keynésianisme. Les "néoclassiques" (libéraux économiques) reviennent en force dans les années 1980. La finance s'internationalise. Les capitaux circulent de plus en plus librement sur les marchés mondiaux.

 

Le capitalisme change peu à peu de visage. Les entreprises possédées par des Entrepreneurs créateurs d'emplois et de richesses, soucieux de la pérennité de leurs entreprises, deviennent souvent des Firmes MultiNationales (FMN). Ces firmes perdent peu à peu leur nationalité.

 

Nous assistons à l'apparition d'un chômage de masse entraînant un développement de la pauvreté et une croissance des inégalités. Cette crise est liée aux avancées de la mondialisation et de la concurrence mondiale.

 

Les Etats cherchent à créer les conditions susceptibles de maintenir ou d'attirer les capitaux chez eux en supprimant les entraves à leur circulation internationale, mais aussi en renonçant à la majeure partie de leurs prélèvements fiscaux sur les revenus du capital.

 

L'OMC, crée en 1995, cherche à maintenir, par la diminution considérable des barrières douanières, la compétition internationale déjà exacerbée par la faiblesse des coûts de transport au regard des écarts des coûts de production.

 

L'Europe, basée sur la concurrence, ne semble pas nous mettre à l'abri des ravages de la compétition internationale.

 

A côté de cela, nous assistons à la montée en puissance de deux mastodontes : la Chine et l'Inde.

Les bénéfices et les inconvénients de la mondialisation :

 

Tout d'abord, certains voient dans la mondialisation l'espoir d'une paix mondiale avec la suppression totale des frontières. De mon point de vue, j'estime que c'est loin d'être gagné. La monté du communautarisme, les révoltes, les attentats ainsi que les tensions internationales et la prolifération de l'arme atomique me confirment dans ce sentiment.

 

Certains pensent que la mondialisation peut sortir les pays pauvres de la misère. C'est vrai et faux. La Chine et l'Inde profitent de la mondialisation, mais de nombreux autres pays restent scotchés à la misère, l'Afrique en particulier.

 

La planète est capable de nourrir ses 6 milliards d'individus, cependant, la concurrence mondiale fait baisser les prix et génère la pauvreté et la faim.

 

Le nombre d'enfant travaillant dans le monde s'est accru.

 

Au cours du dernier quart de siècle, pendant que les pays asiatiques font une extraordinaire percée sur les marchés mondiaux, les conditions d'emploi et/ou de rémunération se dégradent dans les pays occidentaux.

 

En définitive, la concurrence des pays à bas salaires, au lieu de susciter une égalisation par le haut des salaires, provoque un nivellement par le bas.

 

Il faut cependant reconnaître que la mondialisation profite au consommateur (prix bas, diversité de l'offre, innovations etc.) Mais si le consommateur devient chômeur et miséreux, pourra-t-il en profiter ?

 

La mondialisation profite aussi aux grands possédants qui obtiennent un meilleur rendement de leurs capitaux et ont de nombreuses opportunités d'accroître leur fortune. La mondialisation permet aussi une lutte efficace contre l'inflation.

 

Ce qu'il faut faire : réguler - pourquoi ?- comment ? :

 

Je ne préconise pas l'arrêt de la mondialisation, ce serait de toute façon difficile, mais aussi parce qu'elle a ses avantages (sortie de la misère pour certaines populations dans le monde, emplois à l'exportation, prix bas pour certains articles, limitation de l'inflation du fait de la concurrence, etc.). Par contre, la mondialisation telle qu'elle est aujourd'hui a des inconvénients graves qu'il faut éliminer (pertes d'emplois pour certains, moins disant social, pollution incontrôlée dans certains pays, pillage des ressources naturelles, trop de population "scotchées" à la pauvreté, etc.)

 

C'est pourquoi je préconise une solution intermédiaire : la mondialisation régulée.

 

C'est aussi un nouveau système économique.

 

Petit rappel : le 5 janvier 1914 Henry Ford annonce qu'il va diminuer le temps de travail, doubler les salaires et réduire le prix de sa voiture. Cela parait incroyable et pourtant, il l'a fait et cela a marché. Comment ce miracle a été possible ? Grâce aux gains de productivité.

 

Cela nous ramène à la question fondamentale : "que fait-on des gains de productivité ?" Cette question est en rapport avec une autre question fondamentale : "quelle société voulons-nous, pour nous et pour nos enfants ?" Les gains de productivité peuvent être utilisés des façons suivantes :

 

- Baisse des prix : Profite aux consommateurs, moins bon pour le développement durable.

 

- Baisse du temps de travail : Bon pour la qualité de vie, bon pour la vie de famille, bon pour l'engagement citoyen, pas d'effet néfastes sauf en cas de compétition internationale sauvage comme actuellement, justement…

 

- Hausse des salaires : Profite aux salariés, mais peut aussi profiter aux entreprises, car il y a hausse de la consommation, donc hausse des opportunités pour les entreprises de faire des affaires. C'est donc bénéfique pour l'économie. Sauf que cela ne peut pas se faire, là aussi, en cas de compétition internationale sauvage…

 

- Hausse des bénéfices : Deux utilisations : investissement dans l'entreprise ou versement de dividendes aux actionnaires. Les deux ont des effets bénéfiques pour l'économie, sauf si le versement de dividendes n'entraîne pas de création de nouvelles activités et que l'argent va dans la spéculation et la finance, ce qui, hélas, est actuellement le cas.

 

- Baisse des effectifs : Cela génère du chômage et fait baisser les salaires donc baisse de la consommation, baisse du volume d'affaires pour les entreprises… c'est, hélas, le cercle vicieux que l'on connaît bien. C'est le résultat de la mondialisation ultralibérale actuelle mettant en compétition les Travailleurs du monde entier.

 

Je précise que je prends le terme "Travailleur" comme étant celui qui vit de son travail qu'il soit salarié (public et privé), artisan, commerçant, profession libérale, petit entrepreneur.

 

N'en déplaise à quelques uns nous voyons bien que l'économie n'est pas qu'un débat de spécialistes, mais un débat de fond sur la société que l'on veut.

 

Les ultralibéraux s'appuient sur les théories d'Adam Smith (1723 - 1790 - division internationale du travail et théorie des "avantages absolus") et de David Ricardo (1772 - 1823 - théorie sur les "avantages comparatifs"). Et pourtant Ricardo indique lui-même que, si les capitaux sont libres, alors sa théorie ne fonctionne plus. Hors, si les capitaux n'étaient pas libres du temps de Ricardo, ils le sont devenus maintenant… Cela remet en cause bien des discours de la pensée unique.

 

Je ne rejette pas complètement la division internationale du travail, mais quand tout le travail s'échappe de certains pays, cela pose un problème !…

 

Les technologies vont de plus en plus vite à se répandre et ne donnent plus aux pays avancés un avantage concurrentiel. Certains disent "il faut être compétitifs". C'est vrai si on ne régule pas. Dans ce cas, voici des questions à se poser :

 

300 € par mois : c'est déjà un bon salaire dans certains pays de l'Est. Est-ce suffisant pour vivre en France ? Non ! C'est déjà difficile de vivre avec le SMIC (environ 1250 euros par mois brut et 980 euros net). Pourrons-nous nous aligner sur les 30, 60 ou 100 € mensuels de la Chine et de l'Inde ? Est-ce souhaitable ? Est-ce réaliste ?

 

Travailler plus ? 70 heures par semaine ? plus encore ? Suppression des vacances, des WE ? Revoir les conditions de travail ? Faire comme dans les pays émergents : pas de protections ? donc risques d'accidents graves, voire mortels, durée de vie limitée par les diverses inhalations de produits toxiques et autres ? Pollution libre pour être compétitifs par rapport à ceux qui n'ont pas de réglementation ? Devra-t-on faire travailler nos petits enfants dans les mines ?

 

En mettant en compétition entre eux les Travailleurs du monde entier, on ne fait qu'aller vers l'alignement vers le bas des salaires, des conditions de travail, du niveau social et écologique.

 

D'un autre côté, en laissant les capitaux libres, on fait qu'ils vont se placer là ou cela rapporte le plus.

 

Les salariés sont ainsi soumis à "la double peine" : d'un côté une pression à la baisse du coût du travail, d'un autre côté une exigence de plus en plus forte du capital pour que cela rapporte.

 

Un nouveau système économique doit être mis en place. Il faut faire de la régulation économique intelligente.

 

Pour moi l'intervention économique ne doit pas être celle qui est appliquée actuellement : c'est-à-dire laisser faire le marché et chercher de plus en plus difficilement à réparer les dégâts en prélevant de l'argent sur le dos de ceux qui travaillent, ou en augmentant la dette, pour distribuer des miettes aux exclus. Cela ne marche pas, on le voit bien.

 

Il faut avoir une action économique offensive. La conquête de nouveaux marchés passe par l'innovation. Il faut donc organiser une recherche coordonnée et efficace (pas dépenser plus, mais dépenser mieux). En particulier, il faut des recherches dans le domaine médical, sur les énergies renouvelables, le développement durable etc. Il faut également un haut niveau de formation. Avoir une politique de "grands travaux". etc.

 

Mais, vu les énormes écarts salariaux actuels, il faut également réguler l'économie mondiale. Entre la fermeture des frontières et l'ouverture sans discernement, il y a un juste milieu à trouver.

 

Pour réguler efficacement, et également pour financer notre protection sociale, je préfère les droits de douanes, car ils ne s'appliquent que sur les importations et pas sur ce qui est fait en France. Les droits de douane que je préconise sont :

 

- Modulables en fonction du niveau salarial et social du pays exportateur (plus c'est mauvais, plus je taxe). Cela incitera les pays à adhérer à une charte sociale et fera monter le niveau social des Travailleurs de la planète au lieu de les livrer à la concurrence sauvage qui nivelle par le bas.

 

- Modulables en fonction du niveau écologique du pays exportateur (plus c'est mauvais, plus je taxe), cela permettra de faire monter les niveaux écologiques au plus grand bénéfice de la planète (charte écologique) et sera bien plus efficace que les grands discours.

 

D'autres critères peuvent également être pris en compte : la réciprocité, l'aide que l'on veut apporter au pays exportateur, le secteur d'activité, le niveau de ressources naturelles restantes, la balance (positive ou négative) de nos échanges avec le pays exportateur, les gros marchés que l'on souhaite obtenir etc.

 

Pour ne pas pénaliser les ménages (renchérissement des importations), il faut compenser en retirant les taxes sur les salariés. L'argent provenant des droits de douane sera utilisé pour financer les retraites, la santé, l'éducation, la recherche, le social etc. Les taxes pesant sur le travail seront supprimées en tout ou partie. Les entreprises devront verser aux salariés l'intégralité de la baisse des charges patronales. Les salariés auront donc plus d'argent, consommeront d'avantage et seront incités à acheter Français, cela fera d'avantage d'emploi. Devant le dynamisme de l'économie et le fait que ce système ne pénalise pas les entreprises installées en France, ces dernières auront tendance à venir et à rester en France, donc tendance au plein emploi, donc baisse de la précarité et de la misère, salaires net plus élevés et meilleures conditions de travail. Les retraites et les prestations sociales pourront ainsi être relevées. C'est le cercle vertueux de l'économie.

 

Bien entendu, il faudra faire ces transferts prudemment et progressivement afin de ne pas déstabiliser brutalement l'économie. On peut même envisager la montée progressive d'un "mix" droits de douane + TVA sociale ou TVA modulée coordonné avec la baisse progressive des prélèvements qui pèsent sur les Salariés

 

En vrac, voici quelques autres idées :

 

Pour baisser le nombre de camions et financer le ferroutage, je préconise une taxation des camions entrant sur le territoire français.

 

Pour l'aide aux pays en difficulté, mais aussi pour financer le social des pays dit "riches" ainsi que l'harmonisation européenne, il faut promouvoir la taxe Tobin sur les transactions financières.

 

Sur le plan humain, la meilleure façon de répondre aux problèmes d'immigration qui se posent dans les pays riches est l'aide aux pays pauvres. Par contre, pour que cette aide soit efficace, il faut aider directement en biens et services et pas (ou peu) en argent.

 

Dans les pays en difficultés et en particulier en Afrique, il faudrait cesser de vouloir à tout prix leur imposer notre mode de vie et notre système économique basé sur le profit et la concurrence. Pourquoi ne pas laisser se développer une économie locale, respectueuse des peuples, des modes de vie traditionnels, des cultures et de l'environnement ?

 

Car, en plus du respect des aspirations des peuples et du respect des cultures et des modes de vie, il faut également se poser la question du développement durable.

 

Il faut plusieurs planètes pour que le monde entier ait le niveau de vie des Français et encore plus pour que le monde entier vive comme les Américains.

 

De plus, le prix du pétrole et l'hypothèse de sa disparition à terme vont poser la question des transports internationaux.

 

Il faut également se poser la question suivante : faut-il consommer plus pour être heureux ? Ne peut-on pas consommer mieux et voir aussi la vie sous un autre angle ? Profiter de la vie de famille, de l'amitié, de l'engagement citoyen, de l'art, des paysages, de la nature, de la marche, du sport...

 

Jean-Marc

Par Jean-Marc
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Jeudi 20 novembre 2008

Quelques définitions économiques et politiques :

Libéralisme :

Le libéralisme n'est pas un courant de pensée unifié, mais plutôt une sensibilité intellectuelle et morale qui place au centre du débat philosophique et social la protection de l'individu, de sa liberté et de ses droits.

Laissons de côté le libéralisme politique qui est peu contestable dans la mesure où il lutte contre les abus de pouvoirs.

Intéressons nous au libéralisme économique, né avec l'ouvrage "De la richesse des nations" d'Adam Smith en 1776.

Pour faire court, disons que le libéralisme se base sur la liberté du commerce, la protection de la propriété, les contrats privés, l'initiative privée, la limitation du rôle de l'état, la chasse aux entraves qui pourraient peser sur les systèmes de production et les échanges.

Cependant, dès les années 1930, les régimes libéraux acceptent des mécanismes d'intervention étatiques afin de lutter contre les inégalités et pour soutenir la croissance.

J.M. Keynes donnera naissance à un libéralisme pragmatique. Après la deuxième guerre mondiale se développeront l'interventionnisme de l'état, "l'économie mixte", "l'état-providence". De 1945 à 1975 environ, le système Keynésien favorisera les "Trente Glorieuses" (30 années de développement économique et social).

Mais les années 1980 voient un tournant "néolibéral" (retrait de l'état, confiance dans le marché, privatisations, dérégulations, déréglementations, Reggan/Tacher...) poussé par quelques uns aidés par les chocs pétroliers et par l'effondrement du bloc soviétique. C'est l'avènement de l'ultralibéralisme.

 

Ultralibéralisme :

C'est le libéralisme poussé à fond : désengagement maximal de l'état, confiance aveugle dans le marché, les contrats privés font la loi etc. : Donc loi du plus fort...

C'est l'enrichissement des élites et l'appauvrissement et la mise en servitude des peuples.

De, plus l'ultralibéralisme peut obliger des entrepreneurs même très humains à licencier et/ou à délocaliser.

Capitalisme ;

Propriété privée des moyens de production. Cela peut être une bonne chose lorsque l'on a affaire à des entrepreneurs créateurs d'emploi et de richesses. Cela peut être une très mauvaise chose quand le capitalisme est pris en main par des financiers inhumains à courte vue et qu'il est pourri par des spéculations dangereuses (on parle parfois dans ces cas là "d'ultracapitalisme").

Socialisme :

Difficile de donner un périmètre précis puisque, dans certains cas, le socialisme est assimilé au communisme, dans d'autres cas, il est basé sur l'économie sociale de marché. Certains qui se disent socialistes sont parfois même ultralibéraux !...

Le bon socialisme s'appuie plutôt sur le libéralisme raisonnable qui doit tenir compte de l'aspect humain.

Communisme/collectivisme :

Exemple d'application (qui sert de repoussoir) : l'ex bloc soviétique (feu l'URSS)… Ce type de communisme était basé sur une planification contraignante menant à des pénuries. Les échanges inter pays étaient limités aux pays communistes.

Exemple actuel : la Chine. Remarquons au passage que ce nouveau communisme surfe très bien sur l'ultralibéralisme planétaire… La Chine est une zone de forte croissance. Ce pays dirigiste profite de l'ultralibéralisme des autres pays, ce qui lui permet de vendre beaucoup à ces pays grâce à des salaires très bas et à une monnaie sous-évaluée. En revanche, ce pays n'est pas libéral lorsque les autres pays cherchent à lui vendre (application de droits de douane très forts notamment). Cela permet à la Chine d'obtenir une forte croissance et de dégager des excédents importants. La Chine finance notamment les déficits des USA. En fait, la Chine communiste est quelque part le banquier des USA capitalistes !...

Notons que le communisme était sensé faire de l'égalitarisme. Dans les faits :

- Dans l'URSS le peuple était pauvre et les dirigeants étaient riches.

- En Chine, il y a émergence d'une classe moyenne qui s'enrichit en plus de l'enrichissement des riches. En revanche il reste des millions de Chinois très pauvres. Par ailleurs, l'ultralibéralisme commercial sur lequel surfe la Chine conduit à la misère certains travailleurs d'autres pays.

Notons que la Chine a l'ambition d'être la première puissance mondiale et qu'elle a tous les ingrédients pour y parvenir…

Par Jean-Marc
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Jeudi 20 novembre 2008

 

Texte rédigé en grande partie avant la crise de septembre 2008. Quelques retouches mineures ont été faites depuis. Vous trouverez également sur le blog un nouveau texte, plus court, sur la même question, rédigé en novembre 2008.

 

Cette question peut paraitre saugrenue en cette période de crise de l'ultralibéralisme. En fait, cette question a été soulevée suite à de nombreux débats ou je défendais un autre système économique (la mondialisation régulée). La crise actuelle me donne raison. Il faut se souvenir du discours dominant (contre lequel je m'opposais) qui était en vigueur jusque début septembre. A entendre ce discours, l'ultralibéralisme serait la voie vers le bonheur des peuples et de l'humanité. De plus ce serait la seule voie, il n'y en aurait pas d'autre.

 

Ceux qui tenaient ce discours sont en général des élites (politiciens, grands patrons, grands possédants…) qui s'appuient sur des experts (des économistes, mais pas tous) et des diffuseurs d'idées (des journalistes). Ce discours avait une légitimité apparente dans la mesure où ceux qui le diffusaient sont des gens biens placés (ce qui leur donne une certaine crédibilité) et qu'ils ont été aidés par le désastre de l'application des thèses collectivistes dans l'URSS (pénuries, nomenklatura, goulag etc.). De plus, la nouvelle donne mondiale (Chine, Inde, pétrole etc.) se charge de mettre à mal les systèmes hérités des Trente Glorieuses qui ne se sont pas adaptés à la mondialisation.

 

La crise actuelle fait que le discours ultralibéral se met en veilleuse. Mais, le débat est loin d'être clôt.

 

Dans le monde, peu de pays sont hors circuit de l'ultralibéralisme. Pour l'Europe, l'ultralibéralisme est la règle de base. "Concurrence" est le maitre mot de la construction européenne, malgré de nombreux textes lénifiants et dégoulinant d'apparences sociales, mais ne débouchant pas concrètement. Actuellement des idées sont soulevées pour chercher à réguler la finance, mais il n'est pas dit que cela va se faire et ce n'est pas suffisant. Il faut aussi réguler l'économie mondiale.

 

D'un autre côté, certains de ceux qui s'opposent à l'ultralibéralisme ne sont pas crédibles ; ils ont de grandes idées sociales et humaines, mais pouvant entrainer des désastres économiques si elles étaient appliquées (pour celles qui sont applicables…) Cela ne veut pas dire pour autant que l'ultralibéralisme est la voie vers le bonheur des peuples et de l'humanité, j'affirme au contraire (depuis les années 80) que c'est l'ultralibéralisme qui est responsable de la majorité de nos problèmes.

 

Précisons pour commencer, que je fais une distinction entre le "libéralisme raisonnable" et l'ultralibéralisme.

 

Le libéralisme raisonnable est, selon moi, un système économique qui laisse faire le marché et l'initiative privée lorsque cela fonctionne bien et qui accepte l'intervention de l'état (et/ou d'autre(s) structure(s) comme la région, les associations…) pour les cas contraires. C'est une économie régulée pour le bien être des peuples. Et comme l'économie est mondialisée, c'est donc une mondialisation économique judicieusement régulée.

 

L'ultralibéralisme, quant à lui, n'accepte aucune autre régulation que la dure loi du marché (adaptez vous ou disparaissez). L'exemple type est Malthus, quand il prône de laisser les pauvres mourir de faim.

 

A noter qu'actuellement, on parle un peu de réguler la finance (mais bien timidement et sans suffisamment de volontarisme). Il manque surtout un aspect fondamental : le traitement du problème qu'est la concurrence mondiale ouverte entre les peuples, sans harmonisation des règles sociales, fiscales et écologiques. Cela fait des ravages humainement et écologiquement ; pourtant, ce problème est trop souvent occulté, même par les "antilibéraux". Cependant, la racine de l'ultralibéralisme se trouve là.

 

L'ultralibéralisme se base sur la concurrence exacerbée, sur la compétition économique. Il rejette toute idée qui pourrait ressembler de près ou de loin à une protection contre la compétition mondiale. Pour lui, le protectionnisme est un gros mot. L'être humain n'a pas d'importance. Seuls comptent les résultats financiers à court terme. Et tant pis si la bulle financière explose entraînant des risques majeurs sur "l'économie réelle" (donc sur la vie des peuples).

 

Le libéralisme raisonnable est pragmatique et humain, il adapte les règles en fonction des besoins humains. Pour lui, l'être humain doit être au cœur des préoccupations économiques.

 

Ceux qui ne s'intéressent pas à l'économie et à la politique font une grave erreur. Notre vie est grandement impactée par les décisions économiques et politiques de nos dirigeants. Comme on dit que "la guerre est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux militaires", on devrait dire que "l'économie et la politique sont des affaires trop sérieuses pour les laisser aux économistes et aux politiciens".

 

Pour ceux qui en douterait, il me parait évident que l'on vit différemment selon que l'on a de quoi vivre agréablement ou que l'on doit passer tout son temps à chercher à ne pas mourir de faim, à se demander où l'on va dormir le soir… et même, au-delà de cela, en vivant en paix ou en état de guerre…

 

L'économie, il faut s'y intéresser. Pas de façon passive en "gobant" tout ce que la pensée dominante veut nous faire croire. Il faut vraiment s'y intéresser avec son esprit pratique et critique, chercher à comprendre et à penser par soi-même.

 

Il faut s'intéresser à la Politique avec un grand "P". Pas les petites phrases qui font la joie des journalistes dits "politiques". Pas les querelles des partis. Pas le suivisme moutonnier des grands leaders. Pas la politique "politicarde" ou "politicienne". La vraie Politique, oui. La politique basée sur l'humain, sur l'économie, sur les faits, sur ce qui influence et va influencer réellement nos vie, celles de nos enfants, l'avenir de l'humanité, le devenir de la planète...

 

Il faut se rendre compte que l'ultralibéralisme est la voie vers le malheur des peuples et de l'humanité. Il faut militer pour un monde apaisé, intelligemment régulé, dans lequel l'être humain est le centre des préoccupations.

 

L'ultralibéralisme est basé sur les seules lois du marché. Cela veut dire que, si vous n'avez pas de valeur économique, vous ne valez rien. Selon cette logique, une personne âgée, un pauvre, un malade sans le sou, en général tout être faible et sans ressource suffisante doit disparaitre.

 

L'ultralibéralisme est basé sur la compétition économique exacerbée. Cela veut dire à terme que tout salarié (ou aspirant à l'être) qui n'est pas "employable" n'a pas sa place dans le monde du salariat. Cela veut dire, pour la majorité : précarité, misère, assistanat… Le terme "employable" peut aller loin quand la mondialisation ultralibérale met en compétition des salariés travaillant 6 jours sur 7 pour des salaires de misère et que les centres de recherches vont, eux aussi, là où les salaires sont bas…

 

L'ultralibéralisme est pour un monde où la finance est la clé de tout. Le capitaliste a le choix pour investir son capital. Fort logiquement, à part quelques vertueuses exceptions, il cherche à l'investir là où cela rapporte le plus. Cela fait que le rendement demandé par la finance dépasse les capacités de rendement financier des entreprises (donc de "l'économie réelle"). Cela crée de la destruction d'emplois, de la pression à la baisse sur les salaires et des bulles spéculatives qui explosent…

 

L'ultralibéralisme joue avec l'argent. Au lieu de l'investir dans la création d'activités utiles (entreprises créant de la richesse et de l'emploi, recherche/développement, innovation, santé etc.), l'ultralibéralisme spécule, crée de la fausse valeur qui finit par s'effondrer…

 

Notons qu'actuellement, ce sont les quelques systèmes de régulation qui subsistent (états, banques centrales…) qui cherchent à maintenir à flot le système ultralibéral qui est en train de s'autodétruire… Il serait bon de passer enfin à un système correctement régulé. La crise actuelle sera-t-elle salvatrice en provoquant une prise de conscience ?

 

L'ultralibéralisme met en compétition les salariés du monde entier. Cela pousse à la baisse des salaires et des conditions de travail, à la hausse du temps de travail, aux délocalisations, à la fermeture d'usines, à la mise sur le carreau de millions de salariés.

 

L'ultralibéralisme à transféré 11% du PIB du travail vers le capital.

 

Selon l'ultralibéralisme, il est logique que les riches soient de moins en moins imposés et de plus en plus riches (cela mène à ce qu'ils fassent de la spéculation menant au désastre économique), que les pauvres soient de plus en plus pauvres (même si ils en meurent), que les classes moyennes deviennent également pauvres, que ce faisant, les comptes soient déséquilibrés et la dette de plus en plus grosse...

 

Pour le libéralisme raisonnable, il est logique d'imposer les riches pour aider les pauvres, et surtout pour faire les investissements nécessaires au plein emploi conduisant à la richesse pour tous et à la possibilité de, finalement, baisser les impôts sans faire de dette.

 

L'ultralibéralisme prône le profit court terme. Les besoins humains et la sauvegarde de la planète ne sont pas ses priorités.

 

Il ne faut pas croire que, suite à la crise, l'ultralibéralisme est mort. Les ultralibéraux ont un discours plus prudent qu'avant, mais ils cherchent à faire durer certains aspects de l'ultralibéralisme. En particulier, la partie concernant la mise en concurrence des Travailleurs du monde entier, ce qui fait pression à la baisse des salaires et conditions de travail, pour le seul profit des grands possédants. Et ils sont capables de chercher à tirer profit de la crise pour faire accepter aux peuples des mesures encore plus pénalisantes.

 

Si nous voulons le bonheur des peuples et de l'humanité, il faut aller vers un libéralisme raisonnable. Ce système est basé sur de vraies valeurs (humanité, travail utile, bon équilibre vie privée/vie professionnelle, mérite, sens des responsabilités, citoyenneté, utilité sociale, solidarité sans assistanat…)

 

Dans ce système, le véritable entrepreneur (celui qui crée des emplois et des richesses) est encouragé. La spéculation est découragée. Le salarié a un emploi stable et correctement rémunéré. Les conditions de travail sont bonnes. Le plein emploi est la règle. Le système laisse la place à la concurrence (qui est bonne pour le consommateur), mais qui est saine (pas de compétition entre travailleurs qui mène au moins disant social).

 

Le libéralisme raisonnable est basé sur une régulation et une réglementation mondiales ou, au moins, sur des règles européennes qui visent le plein emploi, l'éradication planétaire de la misère, la croissance durable et qui profite à tous, la paix mondiale…

 

Certains vont me trouver utopiste. Je pense qu'ils font fausse route. S'ils pensent que le système actuel peut continuer comme cela avec la pression vers le bas pour d'immenses pans de l'humanité et sans tenir compte de la limitation des capacités de la planète, ils se trompent lourdement et cette erreur peut coûter très cher à l'humanité (et pas seulement sur le plan financier…)

 

Un libéralisme raisonnable est tout à fait à notre portée. Encore faut-il le vouloir…

 

Jean-Marc

Par Jean-Marc
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Lundi 17 novembre 2008

G20

Ce WE, le G20 s'est réunit. Il en ressort apparemment un consensus sur le fait qu'il faut réguler la finance mondiale et faire une relance de l'économie. Ce sont des étapes importantes, mais pas suffisantes. Il faut aussi, au minimum, réguler la concurrence entre les peuples et même, dans l'idéal, s'orienter vers la coopération plutôt que la compétition.

Pour plus de détails, voir mon texte du Samedi 14 octobre 2006

"Mondialisation : faut-il réguler et comment ?"

http://ecomondiale.over-blog.com/article-4166481.html

Par Jean-Marc
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Dimanche 9 novembre 2008

 

Les USA ont élu Barack Obama ! Excellente nouvelle pour le monde entier. En plus du symbole historique "I have a dream" (espoir d'un rassemblement au delà des différences) c'est un aussi espoir pour une meilleure régulation mondiale.

 

Il faut encore que :

- DSK s'occupe correctement de son métier de président du FMI (c'est un personnage important pour la régulation mondiale et c'est probablement la meilleure personne pour ce poste, à condition qu'il travaille sérieusement).

- Nicolas Sarkozy devienne un véritable Gaulliste (référence au vrai Gaullisme, celui du Général de Gaulle, pas le faux de l'UMP).

- Pascal Lamy (président de l'OMC) devienne un régulateur dans le bon sens (grâce à la crise, il met un peu de côté son langage ultralibéral en ce moment).

- Qu'un peu partout dans le monde (et surtout chez les dirigeants), on soit convaincu que l'ultralibéralisme n'est pas ce qu'il faut pour le monde, mais qu'il faut un nouveau système économique basé sur la coopération mondiale (pas la compétition encouragée notamment par l'UE) et sur la régulation économique et financière intelligente (pas la dérégulation, ni la régulation dans le mauvais sens et pas le collectivisme).

 

Alors nous pourrons espérer un scénario de sortie de crise optimiste.

Par Jean-Marc
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Lundi 3 novembre 2008

 

Bien malin qui peut prédire la suite des événements. Il y a tellement de possibilités et d'éléments qui entrent en jeux qu'il vaut mieux raisonner en scénarios et en actions à mener plutôt qu'en prévision aléatoire.

 

Il y a une multitude de scénarios possibles et je ne peux pas les citer tous. Prenons en trois.

Imaginons un scénario très pessimiste : Les ultralibéraux et les financiers à courte vue pilotent l'économie mondiale. Les mouvements de capitaux restent libres. La finance mondiale reste basée sur la spéculation et les produits financiers douteux. Les baisses d'impôts des riches alimentent la finance à courte vue, au lieu de s'investir dans les entreprises. Les riches s'enrichissent de façon plus ou moins virtuelle et se ruinent réellement (bulles spéculatives). Les travailleurs du monde entier sont en compétition, donc les conditions de travail et les salaires sont tirés vers le bas. Les pauvres et les classes moyennes ont de plus en plus de mal à s'en sortir. La consommation des ménages est en chute libre. L'économie mondiale est en régression. La finance mondiale s'écroule. La misère s'étend sur la planète. Les émeutes deviennent de plus en plus nombreuses et violentes. Les tensions internationales sont exacerbées. La troisième guerre mondiale est déclarée. Guerre nucléaire comme il se doit. Fin de l'histoire !

 

Voici un scénario intermédiaire : Les états se mettent d'accord sur une régulation à minima de la finance internationale afin d'éviter un écroulement financier mondial. Peu d'actions sont réellement menées pour l'économie réelle. En particulier, les peuples restent en concurrence, ce qui baisse les revenus des pauvres et des classes moyennes des "pays riches" qui finissent par devenir pauvres petit à petit. Le cercle vicieux de l'économie conduit à l'étouffement. L'Afrique reste abonnée à la misère. L'Inde et la Chine prennent de plus en plus d'importance, mais sont confrontés à de plus en plus de problèmes. Notamment, leur croissance est menacée par la régression mondiale. De plus, leur croissance étant basée sur de vieux modèles, la pollution ainsi que les risques de pénuries de pétrole et de matières premières deviennent de plus en plus préoccupants. La planète va mal. De plus en plus de cataclysmes s'abattent un peu partout. La pauvreté et la misère s'étend dramatiquement, entraînant des émeutes. Les tensions internationales sont inquiétantes. Le risque d'un conflit nucléaire est important.

 

Imaginons maintenant un scénario optimiste, mais réaliste : Une majorité de pays arrive à s'entendre sur le fait qu'il faut un système libéral correctement régulé (financièrement, mais aussi économiquement et écologiquement) et qu'il faut lutter contre le chômage et la misère. Le travail et les entreprises sont encouragés. La finance n'est là que pour servir l'économie réelle. La compétition entre les pays est correctement régulée. Le travail est correctement rémunéré. Cela relance la consommation des ménages qui entraine la croissance. Le travail est correctement réparti, ce qui fait que toute personne ayant besoin de travailler a du travail et travaille pendant un temps raisonnable (équilibre travail, vie de famille, loisirs, vie citoyenne). La croissance est basée sur le développement durable et sur la réponse à des besoins réels et sains. Les entreprises croissent et embauchent à tour de bras. Le cercle vertueux de l'économie est enclenché. Le chômage et la misère disparaissent de la planète. Les équilibres financiers sont assurés du fait de la bonne santé de l'économie. Les conditions pour la paix dans le monde sont établies.

 

Bien sûr, il y a une multitude d'autres scénarios. L'important est de savoir si l'on veut aller vers un scénario pessimiste ou optimiste et comment y aller. Le laisser faire est trop dangereux. Il faut une volonté politique mondialisée pour aller dans le bon sens ; principalement, mais pas seulement : finance surveillée et mise au service de l'économie réelle, concurrence entre pays correctement régulée.

 

La crise actuelle constitue une opportunité pour que les pays s'entendent sur un nouveau système économique mondial basé sur un libéralisme correctement régulé. Et bien allons-y !

Par Jean-Marc
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