A ceux que les pensées des autres choquent :
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19 Déclaration universelle des droits de l'homme)
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Un peu de philosophie :
Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. (Confucius)
Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. (Proverbe chinois)
Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément. (Proverbe chinois)
Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. (Proverbe chinois)
L'homme supérieur se tient dans le juste milieu. (Confucius)
La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. (Confucius)
On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. (Confucius)
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. (Confucius)
Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. (Confucius)
Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius)
Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours. (Proverbe chinois)
Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. (Proverbe arabe)
Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)
Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or. (Proverbe chinois)
Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. (Proverbe chinois)
Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse. (Confucius)
Rien ne manque aux funérailles des riches, que des gens qui les regrettent. (Proverbe chinois)
Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté. (Proverbe chinois)
Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter. (Proverbe chinois)
Les grandes âmes ont la volonté ; les faibles n'ont que des souhaits. (Proverbe chinois)
Parler ne fait pas cuire le riz. (Proverbe chinois)
Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi. (Proverbe chinois)
Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié. (Les penseurs grecs avant Socrate)
Un homme n'est pas bon à tout, mais il n'est jamais propre à rien. (Proverbe chinois)
" Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté "
Selon wikipedia, c'est une citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : " Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. " http://fr.wikipedia.org/wiki/Pessimisme
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Réponse de Jean-Marc à commentaires
de Jean-Jacques
sur "Faut-il travailler plus pour gagner plus ?"
Cher Jean-Jacques,
Tu trouveras ci-après ma réponse à tes commentaires. Tes arguments sont précédés de "JJV", mes réponses sont précédées de "Réponse JM"
1/ JJV
"Tu as l'air de critiquer la taxe CO2 sur les voitures neuves. Je te fais remarquer simplement qu'il y a un "malus" pour les grosses bagnoles (donc celles des gens plutôt riches) et un bonus pour les petites. C'est donc bien une mesure équitable, et allant dans le sens du développement durable."
Réponse JM
Il y a en effet un "malus" pour les "grosses bagnoles" (2 600 euros quand même !) et un "bonus" pour les petites genre Smart. Mais les familles ont du mal à se contenter d'une Smart et achètent plutôt des Picasso, C5, Logan, Mégane, Laguna, 308, 407 etc. Avec le petit moteur essence 1.6 ou 1.8, ces familiales sont taxées de 750 euros. Si l'on choisit une motorisation Diesel, c'est moins taxé, mais c'est plus cher à l'achat, il faut rouler beaucoup pour amortir (pas très écologique…), et puis le Diesel fait des particules néfastes pour la santé (et en plus, le Diesel est plus taxé avec filtre à particule que sans !…) Excuse moi de ne pas être extrêmement convaincu quant au caractère équitable et écologique de cette nouvelle taxation…
2/ JJV
"La question des "parachutes dorés" ne mérite pas à mon sens d'apparaître ici. D'un côté, il y a quelques patrons qui profitent abusivement de leur situation, de l'autre il y a des milliers de travailleurs. On ne peut comparer ces situations sur le plan économique, il faut traiter cela sur le plan moral, comme des anomalies ou des abus à éliminer."
Réponse JM
Je trouve au contraire que cela fait partie du débat, même si ce n'en est pas l'aspect principal.
3/ JJV
"La promotion interne des salariés : tu as raison sur le plan des principes, comme souvent, mais en raison de la nature humaine c'est la plupart du temps irréaliste. Un collègue qui devient un supérieur est souvent mal vu, il peut devenir totalement imbuvable pour assurer son nouveau pouvoir, etc...Nous avons tous connu cela, et ce n'est pas si rose que tu sembles le dire. Comme toujours, le réalisme est entre les deux : il faut de la promotion interne, mais alors en essayant de changer de service ou d'environnement de travail, et il faut de l'apport de sang neuf externe. De plus, ce n'est pas généralisable, puisqu'il faut toujours plus d'ouvriers que de cadres, la promotion que tu préconises ne peut s'appliquer à tous."
Réponse JM
Il vaut mieux en effet bien souvent changer de service pour devenir chef. Cependant, la promotion interne ne se limite pas à devenir chef, c'est en général plutôt une question de compétence et de qualification. Un travailleur (ouvrier, technicien, cadre etc.) normalement constitué améliore sa qualification et ses compétences avec le temps, la curiosité d'esprit, le travail, de la formation complémentaire éventuellement etc. Il faut simplement lui laisser l'occasion de progresser plutôt que le bloquer et le virer comme trop souvent actuellement.
4/ JJV
"Sur le passé, juste une remarque à vérifier : une voiture coûtait plus cher en 1974 qu'aujourd'hui, avec moins de fonctions et moins de sécurité, on peut donc avoir aujourd'hui autant de choses qu'en 1974 avec moins de pouvoir d'achat (mais je sens qu'avec cette assertion je risque de me faire injurier...)"
Réponse JM
Tu aurais pu prendre aussi l'exemple des produits électroniques et tout particulièrement de l'informatique, il y a sur ces points là une progression de pouvoir d'achat gigantesque (et incomparable puisque bien des appareils n'existaient même pas). Mais, de là à dire que l'on peut avoir autant de choses qu'en 1974, c'est un peu plus compliqué que cela. Je prends pour exemple des cas réels. Dans les années 60, 70, un ouvrier, même pas très bon et pas très travailleur, pouvait se payer un pavillon en banlieue pas trop éloignée de Paris et pas très loin de son lieu de travail. Il y avait même des cars mis à la disposition des salariés pour aller travailler. Certaines entreprises mettaient même un logement à la disposition de leurs salariés pour un loyer très faible. De nos jours, l'ouvrier même très bon et très travailleur a du mal à se payer un loyer de HLM, parfois il dort dans sa voiture… et ne parlons pas de lui lorsqu'il est au chômage ! Même les cadres ont des difficultés pour se loger. Les salariés sont très souvent obligés de se loger loin de leur lieu de travail. Les cars d'entreprises sont petit à petit supprimés. Les transports en commun inadaptés. La voiture est de plus en plus nécessaire et taxée. Les carburants sont de plus en plus chers. La santé est de plus en plus chère. L'alimentation également…
5/ JJV
"Ton raisonnement sur l'offensive patronale pour maintenir un chômage élevé pour les raisons que tu dis me semble douteux, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Sans doute que voir une théorie du complot partout me semble exagéré."
Réponse JM
"offensive patronale", "voir une théorie du complot partout"… Hum ! tu n'as pas l'impression de déformer quelque peu mon propos ?
Restons-en à la loi de l'offre et de la demande, et au chômage qui fait pression sur les salaires. Il me semble que ces deux points ne sont pas contestés.
6/ JJV
"Nous avons déjà parlé au Café-Débat de la notion de "concurrence libre et non faussée" du Traité Constitutionnel européen. Les "nonistes" s'accrochent à une interprétation faussée de cette notion, qui recouvre d'abord et à peu près exclusivement la question des subventions abusives aux entreprises à l'intérieur de l'Union par les Etats qui la composent, ce qui me semble être nécessaire si on veut harmoniser les conditions de production en Europe."
Réponse JM
Mettons de côté le Traité Constitutionnel européen et les "nonistes", ce n'est pas le sujet. La notion de "concurrence libre et non faussée" existe depuis le traité de 1957 et c'est un sujet majeur concernant l'Europe et notre vie d'européens. Cette "concurrence libre et non faussée" va maintenant bien au-delà de ce que tu as l'air de penser. Ces cinq petits mots ont une importance capitale sur nos vies. Mal déclinés, c'est en grande partie à cause d'eux que l'Union Européenne est devenu un système à la fois ultralibéral et ultra réglementaire qui nous désindustrialise, qui met au chômage longue durée des millions de pauvres gens, qui fait pression sur les salariés etc. Les Etats-Unis, pourtant moins sérieux que l'Europe sur le plan financier, sont plus sérieux sur le plan soutient à leur industrie et à l'emploi. Tout en affichant une façade libérale, ils sont en fait beaucoup plus interventionnistes à juste escient sur le plan industriel que cette Union Européenne qui court à sa perte, si elle ne corrige pas la direction. Mais on en reparlera probablement lors du prochain débat sur l'Europe…
7/ JJV
"En raison du renchérissement à venir à plus ou moins court terme du prix des hydrocarbures, la question de la mondialisation va se régler d'elle même. Quand le prix du transport d'un produit fabriqué en Chine sera voisin du gain apporté par la différence de coût du travail, il y aura un arrêt des délocalisations, et une relocalisation des fabrications dans un périmètre adéquat. Bien sûr, en attendant, il faut traitre la question aussi bien que possible, par exemple par les droits de douane comme tu le dis."
Réponse JM
Je ne sais pas quand "le prix du transport d'un produit fabriqué en Chine sera voisin du gain apporté par la différence de coût du travail", ni si cela arrivera un jour. Il faut réagir maintenant (à défaut d'avoir réagit avant). Entre autres choses, il faut revoir d'urgence la philosophie de l'Union Européenne (je pense aux cinq "petits mots" cités au point précédent…)
8/ JJV
"Tes considérations sur la mondialisation, tout comme la fin du texte ("Suggestions") sont largement du domaine des voeux pieux et du rêve d'une nature humaine différente de ce qu'elle est. Evidemment, si tout le monde était beau et gentil, ce serait mieux, mais tu sais bien que ce n'est pas le cas.
De la même façon, quand tu dis que c'est à l'Etat de régler le problème du chômage, sans trop dire comment il pourrait faire, on peut toujours dire ça, mais ça ne fait pas vraiment avancer les choses..."
Réponse JM
Tu ne trouve pas que ta philosophie est un peu trop défaitiste et pessimiste ? Si l'on s'arrête avant d'avoir commencé, on ne va pas très loin. Si l'on s'arrête à "un plus lourd que l'air ne peu pas voler", on ne fait pas voler d'A380 et on ne va pas dans l'espace. Si l'on s'arrête à l'homme des cavernes ou au Moyen Age, l'Homme n'est pas très civilisé. Si l'on s'arrête à la France envahie et battue de 1940, la France ne devient jamais la grande puissance libre des années 60. Etc. Il faut savoir avancer dans la bonne direction, tout en sachant que cela demandera certainement beaucoup de temps et d'efforts. "Le pessimisme de l'intelligence, l'optimisme de la volonté", telle est ma devise.
Quant au chômage, je ne dis pas que "c'est à l'Etat de régler le problème", je dis simplement "que le devoir de l'état est de mettre en place les conditions économiques pour que les agents économiques (entreprises et ménages en particulier) puissent faire tourner le cercle vertueux de l'économie. C'est le meilleur moyen d'arriver au plein emploi." Si tu lis bien mon blog, il y a beaucoup de pistes évoquées. Un jour, il faudra que je fasse un petit texte résumé sur "comment réduire le chômage".
Jean-Marc
Il reste néanmoins des divergences de fond sur quelques points, en particulier la question européenne. Je ne comprends pas comment tu peux dire que l'Union Européenne ("Bruxelles" comme on dit quand on ne veut pas voir que Bruxelles, c'est nous) est à la fois "ultralibérale" et "ultra- réglementaire". Ces deux termes sont par nature incompatibles : le libéralisme, a fortiori l'ultralibéralisme, veut éliminer au maximum, si ce n'est totalement, toute réglementation pour laisser "jouer les forces du marché". Or, le travail quasiment exclusif de la Commission européenne, c'est de faire des règlements pour que, à terme, il y ait une harmonisation des pratiques dans tous les pays de l'Union. Là où tu as raison, semble t-il, c'est dans le rôle joué par la Banque Centrale Européenne : au-delà de la lutte contre l'inflation, elle devrait aussi, comme aux USA, soutenir l'industrie et les entreprises européennes. Tout n'est pas rose dans l'Union actuelle, mais de là à tout jeter pour des questions de principe ou de vocabulaire inadéquat, c'est tout de même abusif...
Quant à dire que je suis défaitiste ou pessimiste, j'avais plutôt l'impression que c'était le contraire. Avoir des idées généreuses, mais irréalisables parce que déconnectées de la réalité, c'est se donner bonne conscience tout en laissant les choses se dégrader au motif que c'est la faute à Bruxelles et pas la nôtre et que ce serait facile de faire autrement...Quant à moi, même si je juge que tout n'est pas bon dans l'Europe actuelle, en particulier le nationalisme larvé des pays qui la composent, je pense qu'il faut tenir compte des réalités et des particularités de chacun et avancer peu à peu vers ce qui nous rapproche en améliorant ce qui ne va pas, plutôt que de faire de grands discours inutiles et inefficaces. C'est bien pour cela que je voterais OUI à un nouveau referendum s'il avait lieu, parce que Lisbonne est bien meilleur que Nice, et que ce n'est pas en répétant des incantations sur une fédération
européenne ou une assemblée constituante que cela ira mieux.
Enfin, si tu as une recette miracle REALISTE sur le chômage, ce serait bien de l'envoyer à Fillon ou même à Ségolène...
Réponse de Jean-Marc sur
commentaire de Jean-Jacques
Cher Jean-Jacques. Je me doutais bien que tu allais rebondir sur l'apparente incompatibilité de l'ultralibéralisme et de l'ultra-réglementation. Cela mérite en effet des explications.
En fait l'Union Européenne est ultralibérale sur le plan de la concurrence. Sa philosophie économique de base est la loi du marché et la concurrence. Cela ne l'empêche pas d'avoir un discours très généreux sur le social, mais, des intentions affichées aux actes concrets, il y a un fossé. L'UE considère toute aide publique comme "faussant la concurrence". Par exemple, Nicolas Sarkozy a du batailler ferme contre l'UE pour sauver Alstom et les emplois. Pour résumer (car je pourrais m'étendre davantage sur ces sujets), c'est l'aspect ultralibéral de l'UE.
Note bien au passage que j'emploie le terme UE (Union Européenne) et pas "Europe", trop générique. Je suis un européen, pour la construction de l'Europe, mais je critique l'UE.
Concernant l'aspect ultra-réglementaire de l'UE, c'est très simple, il suffit de regarder le nombre impressionnant de textes, directives, réglementations de toutes sortes "pondues" par l'UE. Nombre de petits producteurs ne peuvent s'aligner sur ces règles pour des raisons techniques et de coûts. Ils sont obligés d'arrêter de produire, ou de continuer, mais plus chers. De nombreuses réglementations sont très lourdes et contraignantes, même pour de grosses entreprises. C'est un des éléments qui peut pousser à délocaliser la production.
En fait l'UE prône la compétition internationale et met des "bâtons dans les roues" des entreprises qui produisent en UE.
Il faut des règles, je suis d'accord, mais trop de règles étouffantes mènent à l'impuissance.
Voilà pour l'aspect philosophie économique de l'UE. Sur le plan démocratique maintenant, tu dis "Bruxelles, c'est nous". Je ne suis pas d'accord. Tu aurais dit "Strasbourg (parlement européen), c'est nous" je pourrais être à peu près d'accord, au sens qu'il s'agit de nos élus européens (nous pourrions disserter longuement sur l'aspect représentatif des élus et sur l'aspect pouvoir du parlement européen par rapport à la commission, mais passons). "Bruxelles", c'est les commissaires européens. Je ne me sens absolument pas représenté par eux. Ils travaillent pour une économie de concurrence exacerbée au détriment de l'humain, alors que je suis pour une économie de coopération intelligente tournée vers l'humain.
Tu dis "le travail quasiment exclusif de la Commission européenne, c'est de faire des règlements pour que, à terme, il y ait une harmonisation des pratiques dans tous les pays de l'Union" OK, mais harmonisation vers le haut ou vers le bas ? Quand on assiste au débat sur la "directive Bolkestein", quand on constate les coups de butoir de l'UE sur les 35h00 et l'âge de la retraite, quand on sait que 300 euros, c'est un bon salaire en Europe de l'Est, et autres, permet moi au moins d'être très inquiet...
Je suis heureux que tu sois d'accord que "Tout n'est pas rose dans l'Union actuelle", par contre je n'ai jamais dit qu'il fallait "tout jeter pour des questions de principe ou de vocabulaire inadéquat" :
1) Le concept "d'Union Européenne" est une idée qui me plaît, mais j'aimerais avoir un vrai débat démocratique sur ce que doit être cette "Union Européenne". Les pseudos consultations du genre "TCE" où l'on n'a le choix qu'entre une UE ultralibérale et une UE ultralibérale me mettent en colère. Nos dirigeants prennent le peuple européen pour quoi ?... !
2) Si tu prends le débat fondamental sur "la concurrence libre et non faussée" comme juste une question de principe ou de vocabulaire inadéquat, tu te trompes lourdement. C'est une philosophie économique de base qui a des conséquences extrêmement lourdes sur le plan humain. Cela a également des implications juridiques, légales et réglementaires primordiales.
Pour l'aspect "défaitiste ou pessimiste", je ne vais pas m'étendre sur le sujet, cela mériterait un débat philosophique fort intéressant au café débat. Par contre, je m'élève contre ta formule "Avoir des idées généreuses, mais irréalisables parce que déconnectées de la réalité, c'est se donner bonne conscience tout en laissant les choses se dégrader au motif que c'est la faute à Bruxelles et pas la nôtre et que ce serait facile de faire autrement..." :
1) Le qualificatif de "généreux" sur mes idées me plaît bien, je t'en remercie.
2) Le jugement à l'emporte pièce ("irréalisables parce que déconnectées de la réalité") me scandalise. Fait attention à ne pas être un féroce gardien de la pensée unique. S'il te plaît indique clairement et précisément les points sur lesquels tu n'es pas d'accord, cela permettra un débat intelligible et évitera la polémique inutile.
3) "se donner bonne conscience tout en laissant les choses se dégrader" !... ? ! Je ne veux surtout pas laisser les choses se dégrader, qu'est-ce qui te permet de dire cela ? !
4) Le fonctionnement de l'UE à une énorme responsabilité sur la situation actuelle, je ne vois pas pourquoi vouloir l'ignorer.
5) Je me bats au quotidien pour que mon* Entreprise (européenne) soit compétitive sur le marché mondial, est-ce ton cas ?
* précision : je ne possède pas cette entreprise (sinon je serais très très riche), c'est en fait celle pour laquelle je travaille.
"faire de grands discours inutiles et inefficaces" Je ne sais pas qui tu vise précisément. Je pourrais penser que c'est moi, mais ensuite tu parle d'autres choses. J'ai l'impression que tu mélange un peu tout.
Dernier point, je n'ai pas une "recette miracle contre le chômage", je n'ai que des pistes de réflexion réalistes. Ségolène et Fillon en ont aussi, de même que Borloo, DSK, Sarkozy, Jospin, Bayrou et bien d'autres.
Suggestion (réaliste ?) : et si nous mettions toutes les bonnes idées sur la table et que nous organisions un débat démocratique sur le fond sans s'envoyer des insultes à la figure ?...