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A ceux que les pensées des autres choquent :

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19 Déclaration universelle des droits de l'homme)

 

Ecrivez-nous si vous rencontrez des problèmes sur ce site.

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Un peu de philosophie :

 

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. (Confucius)

 

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. (Proverbe chinois)

 

Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément. (Proverbe chinois)

 

Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. (Proverbe chinois)

 

L'homme supérieur se tient dans le juste milieu. (Confucius)

 

La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. (Confucius)

 

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. (Confucius)

 

Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. (Confucius)

 

Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. (Confucius)

 

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius)

 

Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours. (Proverbe chinois)

 

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. (Proverbe arabe)

 

Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)

 

Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or. (Proverbe chinois)

 

Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. (Proverbe chinois)

 

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse. (Confucius)

 

Rien ne manque aux funérailles des riches, que des gens qui les regrettent. (Proverbe chinois)

 

Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté. (Proverbe chinois)

 

Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter. (Proverbe chinois)

 

Les grandes âmes ont la volonté ; les faibles n'ont que des souhaits. (Proverbe chinois)

 

Parler ne fait pas cuire le riz. (Proverbe chinois)

 

Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi. (Proverbe chinois)

 

Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié. (Les penseurs grecs avant Socrate)

 

Un homme n'est pas bon à tout, mais il n'est jamais propre à rien. (Proverbe chinois)

 

" Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté "

Selon wikipedia, c'est une citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : " Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. "    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pessimisme

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Vendredi 6 avril 2007

Ah ces féroces gardiens de la pensée unique !

 

Vous rappelez que le "New deal" et le Keynésianisme ont montré leur efficacité (les "trente glorieuses") ? Ils vous traitent de passéiste, de ringard et je ne sais quoi d'autre. (c'est plus passéiste de demander le retour du plein emploi et de l'aisance pour tous que de vouloir revenir aux conditions de vie et de travail du 18ième siècle ?)

 

Vous vous posez la question de savoir s'il est logique de laisser la compétition internationale et la finance à courte vue régenter notre vie ? Ils vous traitent de communiste ! Parfois même, ils suggèrent que vos idées ressemblent à celles de Le Pen ! (exemple Michel Barnier contre Arnaud Montebourg sur FEE).

 

Vous vous insurgez contre la misère grandissante ? Ils vous traitent de "démagogue", voire de "populiste" !

 

Ils disent que la droite est compétente pour les questions économiques, et que la gauche vide les caisses. Et pourtant, qui a cassé l'inflation dans les années 80 ? les socialistes. Qui a qualifié la France pour le passage à l'Euro ? les socialistes. Qui a creusé les déficits et augmenté la dette ? la droite au pouvoir !

 

Ils nous serinent qu'il faut "travailler plus pour gagner plus". Mais des tas de gens souhaitent travailler plus (ceux qui sont en temps partiel subit) et même tout simplement travailler (la majorité des chômeurs) Et puis, contrairement à certaines affirmations, il n'y a pas "le mur des 35h00" ! Dès le début des 35h00, il y avait possibilité de faire des heures supplémentaires (en plus, le contingent d'heures supplémentaires a été augmenté). Les chefs d'entreprise le disent, ce qu'il faut, c'est des clients, des commandes, du chiffre d'affaire…

 

"Vous ne comprenez rien à l'économie, tout baigne, circulez, il n'y a rien à voir. On s'occupe de tout", disent-ils.

 

Je me demande si c'est du cynisme, de l'incompétence, de la manipulation ou quoi ?

 

En tout cas, je sais à qui cela profite et ne profite pas…

 

 

Le terme "pensée unique" ne vient pas de moi. Je définis ce terme comme étant quelque chose comme la "pensée que les dominants (certains politiques, certains profiteurs du CAC 40, certains journalistes, certains "intellectuels") veulent imposer aux dominées (tous les autres : salariés ordinaires, chômeurs, retraités, petits entrepreneurs etc.)".

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Samedi 13 janvier 2007

 

Café-débat de Saint-Quentin en Yvelines

Le samedi 3 février 2007 à 16H30

Restaurant Le Marina à Montigny le Bretonneux

“L’ascenseur social est-il en panne ?”

 

Débat introduit par:

 

 

Sylvie Faucheux, Présidente de l’Université Versailles Saint Quentin
Candidate du P.S aux élections législatives dans la première circonscription des Yvelines

 

http://quentinphilo.over-blog.com/

http://sylviefaucheux.com/

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Vendredi 12 janvier 2007

Jacques Nikonoff (ATTAC) sera au Café Débat samedi 13 janvier 2007

à 16 heures 30 pour le sujet

 

"Y a t-il une alternative au libre-échange ?"

 

Lieu du débat : Le MARINA 26 place Etienne Marcel 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Dimanche 24 décembre 2006

LES DELOCALISATION : POURQUOI ?

ACCEPTERIEZ VOUS DE JOUER AVEC DES REGLES DU JEU QUI NE SERAIENT PAS LES MÊMES SELON LES JOUEURS ?

 

 

Joueriez-vous, par exemple, au jeu de l'oie avec des règles différentes des autres joueurs et plus pénalisantes pour vous ? Par exemple vos points au dé seraient divisés par deux. Ceux d'un autre joueur seraient multipliés par trois. Pour un autre ce serait par dix. Et que le meilleur gagne…

 

Inconcevable non ?

 

Et pourtant c'est ce qui se passe pour nos entreprises soumises au "jeu" de la compétition internationale.

 

En France, les salaires nets (ce que touche réellement le salarié) ne sont pas très élevés.

 

Avec un salaire moyen, on a du mal à se loger. Et ne parlons pas de ceux qui sont en dessous !

 

Par contre, ce que paie le patron est très élevé, car les salaires nets sont chargés de prélèvements divers.

 

Pour un salaire brut de 100, le patron paie 150 et le salarié touche réellement moins de 80 (et c'est avant impôt sur le revenu…)

 

Ces prélèvements sont justifiés, me direz-vous, car ils financent notre protection sociale.

 

Je suis d'accord qu'il faut bien financer la protection sociale, mais peut-être faudrait-il voir si le financement actuel est le plus indiqué et voir également les effets de la concurrence internationale. Le financement actuel ne poserait pas de problème si toutes les entreprises en concurrence dans le monde étaient soumises au même régime.

 

Seulement voilà, nous sommes en compétition internationale et chaque pays applique sa règle du jeu.

 

Certains pays, comme la France, taxent lourdement le travail.

 

D'autres le taxent légèrement.

 

De plus, les niveaux salariaux sont très différents d'un pays à l'autre.

 

Nous avons un SMIC à 1 250 euros brut (980 euros net). Ce n'est pas beaucoup pour vivre. Mais dans les pays de l'Est, un salaire de 300 euros est un bon salaire. En Inde et en Chine c'est inférieur à 100 euros.

 

Et nous sommes en compétition !

 

Comment s'étonner que des entreprises délocalisent là où les salaires sont moins élevés ?

 

Et ce n'est pas toujours pour faire des superprofits. C'est parfois tout simplement pour survivre !

 

Les transports internationaux ne sont pas élevés eut égard aux différentiels de coût de main d'œuvre. De plus, les droits de douane européens sont négligeables et les plus bas de la planète.

 

Quand, en Chine et en Inde, en plus des salaires très bas, vous avez de la main d'œuvre bien formée, qui ne revendique pas, qui n'a pas de vacances et travaille 70 heures par semaine. Que vous avez à votre disposition des armées d'enfants affamés que vous pouvez exploiter également. Qu'il n'y a pas de réglementation contraignante ni sur le social, ni sur l'environnement. Bref qu'il y a tout ce qu'il faut pour attirer les investisseurs, alors comment s'étonner des délocalisations ?

 

Il y a les délocalisations qui se voient et celle qui ne se voient pas. Celles qui se voient sont celles des usines qui ferment dans les pays socialement avancés et qui rouvrent dans les pays à bas coût de main d'œuvre. Mais il y a aussi les autres. Celles que l'on ne voit pas et qui sont pourtant les plus nombreuses. C'est lorsque l'activité se crée directement dans ces pays pendant que de nombreuses entreprises font faillite en France en mettant sur le carreau des cohortes de futurs miséreux.

 

Quelles sont les réponses à donner à ce phénomène ?

 

La réponse des ultra-libéraux est : "il faut être compétitifs".

 

Donc on commence par remettre en cause les 35 heures, puis les 39 heures puis les 48 heures (ils sont là bas à 70 heures, donc…)

 

Remise en cause des vacances, des WE, des "avantages acquis"…

 

"Modération salariale". Mais ils sont à moins de 100 euros par mois quand nous sommes à 1 500 euros, donc…

 

Ce n'est pas "travailler plus pour gagner plus", mais bien "travailler beaucoup plus pour gagner beaucoup moins".

 

Et la course ne sera pas finie, car les autres pays réagiront également en écrasant davantage leurs salariés pour rester en tête.

 

Et on sera perdant dans cette course au "moins disant", car notre pays a des hivers froids. Donc pour survivre, outre l'eau et la nourriture, il nous faut des vêtements chauds et du chauffage, ce qui n'est pas impératif dans d'autre pays, ce qui leur procurera un avantage compétitif ultime en dernier ressort.

 

Certains vont me parler de division internationale du travail.

 

Les Chinois feraient le textile quand nous ferions les Airbus.

 

Déjà l'on peut dire que tous les ex salariés du textile ne seront pas employables chez Airbus.

 

De plus, Airbus implante des usines en Chine. Nous pouvons estimer que la Chine sera capable de commencer à concurrencer Airbus et Boeing d'ici une dizaine d'année seulement.

 

Il n'y a pas de secteurs réservés dans le monde. La Chine et l'Inde sont prêts et capables d'investir tous les marchés.

 

Nous avons déjà de la misère et un chômage de masse depuis plus de vingt ans. Qu'en sera-t-il demain ? Quel avenir pour nos enfants ?

 

Nous pourrions penser que nous sommes protégés par notre avance technologique.

 

Ce sera de mois en moins vrai. Les usines qui s'implantent en Chine sont de plus en plus modernes et dans les hautes technologies.

 

De plus en plus de centres de recherches s'implantent en Inde.

 

L'Inde et la Chine ont de plus en plus d'ingénieurs.

 

La France n'investi pas assez dans la recherche et le développement, et les découvertes Françaises ne sont pas exploitées comme il conviendrait pour le bénéfice de la France.

 

Pour les élections présidentielles, je regarderai prioritairement si les candidats ont des réponses réelles et crédibles au problème fondamental de la mondialisation de concurrence ultra-libérale. Tout le reste en dépendra, car on ne pourra rien construire réellement sur la ruine de notre pays.

 

Je ne préconise pas l'arrêt de la mondialisation et ne prône pas de "ligne Maginot" (argument usé abusivement par les ultra-libéraux, en panne d'argument, quand ils veulent dire "circulez, il n'y rien à voir")

 

Je ne prétends pas non plus être le seul à avoir la solution.

 

Je préconise l'application de droits de douane modulés (en compensant la perte de pouvoir d'achat inhérente par l'augmentation des salaires nets, des retraites et des minimas sociaux, financée par l'argent des droits de douane). Je préconise également la TVA modulée (idée de DSK hélas non retenue par le PS). Mais, là aussi, il faudra compenser la perte de pouvoir d'achat de la même façon que je l'ai proposé pour les droits de douane modulés.

 

Certains proposent les quotas. Je n'y suis pas favorable. Par exemple l'Europe a appliqué des quotas sur le textile Chinois, ce qui n'a pas empêché les entreprises Françaises de ce secteur d'être en difficulté. Quand l'Europe a levé les quotas, cela a déséquilibré bon nombre d'entreprise (dont celle du frère de Nicolas Sarkozy) et a mis en difficulté des entreprises textiles de pays comme la Tunisie. L'Europe a ensuite ré appliqué des quotas, ce qui eut pour effet de bloquer des textiles déjà commandés et dont les entreprises avaient besoin…

 

Un peu chaotique comme système non ?

 

Je préfère une régulation intelligente et lissée dans le temps afin de donner de la visibilité et de la stabilité aux entreprises tout en améliorant la situation des êtres humains dans le monde et en sauvegardant la planète ainsi qu'en bâtissant les conditions de la paix dans le monde.

 

Si vous avez vous aussi des solutions, je suis prêt à les étudier avec intérêt.

 

 

Jean-Marc

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Dimanche 22 octobre 2006

Réponses de Jean-Marc à commentaires de Jean-Jacques

Jean-Jacques : "il manque à ton analyse la dimension " temps "."

 

Jean-Marc : Au contraire, j'ai analysé plusieurs millénaires. Sinon, effectivement dans ton "long terme" (15 à 50 ans, ce n'est pas la même échelle !) il pourrait y avoir un ralentissement des délocalisations du fait du pétrole, mais ce n'est pas certain, car il pourrait y avoir des énergies de substitution. Sur la période que j'ai étudiée, il y a eu parfois des retours en arrière de la mondialisation qui ont duré 50 ans voir un siècle, mais la mondialisation est toujours revenue avec encore plus de force. De plus, la mondialisation ne s'arrête pas aux transports. Les nouvelles technologies (Internet, TV satellites etc.) font que la circulation d'idées ne s'arrêtera pas aussi facilement que tu le penses. C'est déjà en cela que la mondialisation a un caractère quasi inéluctable. De plus, quinze ans à cinquante ans, au niveau d'une vie, c'est énorme et je doute que les pauvres et exclus aient envie d'attendre tout ce temps juste pour voir si tu dis vrai…

 

Jean-Jacques : "…l’éventail des salaires va se réduire considérablement. Ce fut le cas au début de l’intégration de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce dans l’Union Européenne."

Jean-Marc : Il ne faut pas confondre l'intégration de l'Espagne (quelques dizaines de millions de personnes) avec l'intégration de la Chine et de l'Inde (populations de l'ordre du milliard dans les deux cas). L'arrivée en continu depuis quelques temps (et ce n'est pas fini…) de centaines de millions de Travailleurs sur le marché mondial déstabilise le marché de l'emploi et tire les salaires et les conditions de travail vers le bas (loi de l'offre et de la demande).

 

L'arrivée de nouveau Travailleurs pourrait être bon pour l'économie, car cela pourrait créer de la demande (nouveaux consommateurs). Le problème est que, trop souvent, il y a substitution d'emplois correctement payés par d'autres très mal payés. C'est-à-dire que, au lieu de fabriquer en Europe on fabrique en Chine. C'est déshabiller Pierre pour habiller Paul. Nos ouvriers qui étaient à peut près correctement payés perdent leurs emplois. Ils sont remplacés par de la main d'œuvre mal payée et se contentant de mauvaises conditions de travail. De plus en plus de professions vont subir le même sort que les ouvriers (opérateurs dans les centres d'appels, ingénieurs etc.)

 

Jean-Jacques : "Je te renvoie pour cela au dernier numéro spécial de " Alternatives économiques " intitulé : " Les chiffres de l’économie 2007 " où par exemple, page 75, il est clairement expliqué que la France est très attractive pour les entreprises étrangères

 

Jean-Marc : Oui, la France est attractive (n'en déplaise à ceux qui fustigent les 35 heures). Cela tient à plusieurs facteurs. Le pays lui-même et la qualité de vie. Les infrastructures et les services publics qui fonctionnent mieux que dans bien d'autres pays (il suffit de voyager un peu pour s'en rendre compte). Les salariés bien formés, sérieux et travailleurs (et oui !). L'excellente productivité horaire des Français. Les salaires raisonnables (mais moins "bradés qu'en Chine et en Inde cependant). Je m'en réjoui, mais ce n'est pas suffisant. L'effet Chine et Inde n'en est qu'au début (l'arrivée des voitures chinoises en France est prévue au 1er janvier 2007…) et nous avons déjà, depuis 20 ou 30 ans, des chômeurs et des pauvres en masse. C'est dans les années 80 que sont apparus les "nouveaux pauvres". Il est plus que temps de faire réellement quelque chose. Le système actuel avoue ses faiblesses depuis plus de 20 ans !...

 

Jean-Jacques : "le second (élément régulateur) ne peut pas être discuté : il s’agit de la fin du pétrole. A l’horizon 2050, quand il n’y aura plus de pétrole à consommer sur Terre, ou que son prix sera devenu trop élevé, on consommera naturellement sur place ce qu’on produira sur place."

(

 

Jean-Marc : J'ai évoqué moi-même la fin du pétrole et même posé la question du développement durable. Je n'ai donc pas évacué cette question. Je pense qu'à terme, des solutions seront trouvées. On parle déjà de "pétrole vert" (E85 et autres). Les études en cours sur les batteries pourraient révolutionner l'automobile (moteurs électriques). Des études sont en cours sur des "bâtiments intelligents" qui diminueraient la consommation d'énergie, voire qui en restitueraient etc. Ce ne sont pas des rêves, ce sont des études existantes, sérieuses et prometteuses.

 

Jean-Jacques : "Je dirai donc ici que ce qui est inéluctable, c’est la fin de la mondialisation."

 

Jean-Marc : Permet moi de te dire, Jean-Jacques, que tu rêve un peu… Même si le problème du pétrole peu ralentir la mondialisation côté transports et circulation de biens (et encore, avec les solutions de remplacement, ce n'est même pas certain), côté circulation d'idées et de cultures ce ne sera pas le cas. Par ailleurs, le manque de pétrole n'empêchera pas d'avoir beaucoup de services immatériels à l'étranger (centre d'appels, services financiers, bureaux d'études etc.) Et puis, nous ne sommes qu'aux balbutiements de la conquête de l'espace…

 

Jean-Jacques : "Autre remarque, sur tes propositions cette fois. Tu proposes de TOUT réguler par les taxes, et, singulièrement, les droits de douane. En économie capitaliste " normale ", c'est-à-dire même pas " ultra-libérale ", cela ne fonctionnera pas.

 

Jean-Marc : Les antilibéraux te répondraient : "Ca tombe bien, nous ne voulons pas du système capitaliste." Quant à moi, je te réponds que mon système est compatible d'une politique de droite comme de gauche. Le système capitaliste s'accommode déjà (plus ou moins bien) de prélèvements à hauteur de 44 % du PIB (c'est déjà énorme), et, en particulier, de taxes sur le travail complètement aberrantes dans l'économie mondialisée actuelle (pour 150 euros payés par le patron, charges patronales comprises, le salarié en touche 100 brut et moins de 80 en net !). Dans mon système, je taxe d'un côté (importations) et je détaxe de l'autre (le travail). Globalement, les prélèvements restent d'un montant inchangé. J'irais même plus loin : mon système relançant l'économie, à taux de prélèvement égal, cela donnera plus d'argent ; il y aura également moins de pauvres puisque les gens trouveront plus facilement du travail correctement rémunéré. Et là, selon que l'on est de droite ou de gauche on peut soit baisser les prélèvements, soit augmenter les prestations sociales (ou même faire les deux).

 

Jean-Jacques : "Les industriels sont tous contre l’accumulation des taxes dont ils sont l’objet,"

 

Jean-Marc : Mon système n'augmente pas les taxes des industriels :

- S'ils font du "100% français", ils ne paient rien de plus, par contre ils seront davantage compétitifs sur le marché intérieur par rapport à leurs concurrents étrangers.

- S'ils achètent une partie à l'étranger, cette partie sera taxée, mais cette règle s'applique également à leurs concurrents, donc le consommateur paiera (d'où ma compensation en retirant les taxes sur le travail au bénéfice des salariés et l'augmentation des retraites et des prestations sociales).

- Les importations qui seraient intégrées dans un produit exporté pourraient être détaxées afin que les industriels qui produisent sur le territoire français soient compétitifs sur le marché mondial.

 

Jean-Jacques : "Il faudrait en outre que TOUS les gouvernements soient d’accord entre eux, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut.

 

Jean-Marc : Je ne vois pas pourquoi il faudrait que TOUS les gouvernements soient d’accord entre eux. Par exemple, la Chine met des droits de douane énormes sans nous demander notre avis. Par contre, les règles européennes actuelles imposent un "tarif unique", par ailleurs très bas. L'Europe est réputée pour être la zone la plus "passoire" du monde. Je ne vois pas très bien l'intérêt de l'Europe à se fourvoyer dans cette voie. Il faudra faire évoluer l'Europe, sinon de plus en plus de personnes vont la rejeter (29 mai : rejet du TCE…). D'ailleurs l'Europe évolue déjà : augmentation de droits de douane sur des importations chinoises (sauf qu'elle a oublié d'augmenter les salaires, retraites et prestations sociales pour compenser…)

 

Il me semble que beaucoup de pays trouveront intérêt à mon système : des Etats-Unis aux pays africains en passant par l'Allemagne, l’Italie etc. Cela mérite d'être soumis à l'OMC pour en faire une règle mondiale.

 

Jean-Jacques : "Je juge donc ces propositions utopiques…"

 

Jean-Marc : Je pense, au contraire, que c'est le système actuel qui est utopique. C'est une "machine à exclure". Les gouvernements qui se succèdent penchent entre deux façon de gérer la misère : soit en augmentant les prélèvements (donc moins de compétitivité et ralentissement de l'économie, donc davantage de besoins sociaux et moins d'argent pour les satisfaire) soit en diminuant les prestations pour faire des économies (d'où misère accrue et mécontentements). Conséquences : chômage de masse persistant, misère profonde ; aux élections l'abstention est forte, les extrêmes montent. Où cela va-t-il mener ?

 

Par ailleurs, le système actuel ne prend pas en compte le développement durable. Il est utopique de penser que l'on peut continuer comme cela. Mon système a le mérite d'inclure une forte incitation économique pour que tous les pays adhèrent à une charte de l'environnement à côté de la charte sociale.

 

Jean-Jacques : "Par contre, ce qui pose problème réellement, c’est le capitalisme financier mondialisé et tout ce qui tourne autour. Je te suis assez volontiers dans tout ce que tu en dis, je ne m’étendrai donc pas. De ce point de vue, la taxe Tobin sur les capitaux spéculatifs serait une bonne chose, et je pense que les discussions se poursuivent actuellement sur ce sujet même si on n’en parle pas beaucoup."

 

Jean-Marc : Nous sommes d'accords.

 

Jean-Jacques : "Juste un point d’importance cependant : la fixation du taux de change des monnaies. Si la Chine est si attractive, ce n’est pas tellement parce qu’un chinois travaille plus en gagnant moins qu’un ouvrier européen, même si c’est vrai, mais parce que le taux de change du yuan en euros ou en dollars est fixé artificiellement par un accord tacite entre les chinois et les américains. En effet, si un kilo de pain coûte l’équivalent de 10 centimes d’euro en Chine, avoir un salaire de 80 euros par mois permet à un chinois de se nourrir et de vivre tout à fait correctement. " Il n’y aurait donc qu’à " porter ce taux de change à sa valeur normale, et une grande partie des délocalisations en Chine ne se ferait plus, tout comme les exportations de Chine vers l’Europe et le reste du monde seraient rendues plus difficiles. Mais il y a tellement d’intérêts en jeu pour que cela ne se fasse pas qu’on a peu de chance de voir s’appliquer cette solution " simple ", du moins dans l’immédiat.

 

Jean-Marc : Là aussi, nous sommes d'accords : plus précisément sur le taux de change chinois (pas vraiment sur le "permet à un chinois de se nourrir et de vivre tout à fait correctement"). Et je précise que mon système permet de s'affranchir de la bonne volonté de la Chine. Mon système profitera également aux Travailleurs chinois, car il incite à l'adhésion à une charte sociale (que j'imagine à plusieurs degrés correspondant à plusieurs niveaux de taxes) afin de tirer tous les Travailleurs vers le haut plutôt que vers le bas comme actuellement. Il ne faut pas oublier que les Travailleurs chinois (qui travaillent dans des conditions difficiles) sont eux même en concurrence avec les centaines de millions de leurs compatriotes qui sont encore dans les campagnes et ne sont pas encore rentrés dans le système mondial actuel… D'où l'importance de mettre mon système en application pour le bien de tous.

 

Jean-Marc

 

Voir le texte d'origine de Jean-Jacques :

 

http://quentinphilo.over-blog.com/article-4211280-6.html#anchorComment

 

 

(
par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Jeudi 19 octobre 2006

Quels sont les bénéfices et les inconvénients de la mondialisation ?

 

Faut-il réguler la mondialisation et comment ?

 

Quelle mondialisation voulons nous ? Quelle vie pour nous, pour nos enfants ?

 

Toutes ces questions (et bien d'autres) seront abordées au prochain débat qui aura lieu le :

 

SAMEDI 21 OCTOBRE 2006

 

de 17h00 à 19h00

 

Au Restaurant L'ABBAYE

36 rue Gabriel Péri 78210 Saint Cyr l'Ecole

Tél. : 01 30 58 16 16

 

Pour plus de détails consultez le site du Café-Débat :

http://quentinphilo.over-blog.com

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Samedi 14 octobre 2006

POUR UNE AUTRE MONDIALISATION

POUR UN NOUVEAU SYSTEME ECONOMIQUE MONDIAL

Précarité, chômage, misère, conflits, insécurité, inégalités ou, au contraire, paix, prospérité, promotion et justice sociale : nous allons voir que la mondialisation est au centre du débat de fond.

 

La mondialisation, peut être abordée sous plusieurs aspects. Nous verrons un peu plus loin l'aspect économique et ses répercussions sur le plan humain.

 

L'aspect technologique a une part importante dans le développement de la mondialisation et son caractère quasi inéluctable.

 

La finance, devenue internationale et libre (démantèlement des obstacles aux mouvements internationaux de capitaux) fait que les Etats n'ont plus de grandes marges de manœuvre sur le plan politique, fiscal, réglementaire.

 

 

Rapide historique :

 

La mondialisation n'est pas nouvelle. A partir du moment où nos lointains ancêtres, constatant qu'ils avaient épuisés les ressources du lieu où ils se trouvaient, se sont mis en marche pour trouver d'autres lieux, alors la mondialisation s'est également mise en marche.

 

Dès l'Antiquité mésopotamienne : existence d'un commerce international. Citons les empires romain, byzantin, carolingien, puis les foires de Champagne au XIIe siècle. Début du XIVe siècle : les banquiers italiens installent des succursales dans toutes les grandes places d'Europe (d'où "rue des Lombards", "Lombard Street"…)

 

Durant les "trente glorieuses" (1945 à 1973), le bloc Ouest, et notamment la France, s'enrichit grâce à une politique Keynésienne basée sur l'intervention de l'Etat et la généralisation des dispositifs de protection sociale.

 

Le premier choc pétrolier (1973/1974) est suivi d'un second choc en 1979/1980. La stagflation (montée simultanée de l'inflation et du chômage) fait son apparition. Cette crise économique remet en cause le keynésianisme. Les "néoclassiques" (libéraux économiques) reviennent en force dans les années 1980. La finance s'internationalise. Les capitaux circulent de plus en plus librement sur les marchés mondiaux.

 

Le capitalisme change peu à peu de visage. Les entreprises possédées par des Entrepreneurs créateurs d'emplois et de richesses, soucieux de la pérennité de leurs entreprises, deviennent souvent des Firmes MultiNationales (FMN). Ces firmes perdent peu à peu leur nationalité.

. Les entreprises possédées par des Entrepreneurs créateurs d'emplois et de richesses, soucieux de la pérennité de leurs entreprises, deviennent souvent des (FMN). Ces firmes perdent peu à peu leur nationalité.

 

Nous assistons à l'apparition d'un chômage de masse entraînant un développement de la pauvreté et une croissance des inégalités. Cette crise est liée aux avancées de la mondialisation et de la concurrence mondiale.

 

Les Etats cherchent à créer les conditions susceptibles de maintenir ou d'attirer les capitaux chez eux en supprimant les entraves à leur circulation internationale, mais aussi en renonçant à la majeure partie de leurs prélèvements fiscaux sur les revenus du capital.

 

L'OMC, crée en 1995, cherche à maintenir, par la diminution considérable des barrières douanières, la compétition internationale déjà exacerbée par la faiblesse des coûts de transport au regard des écarts des coûts de production.

 

L'Europe, basée sur la concurrence, ne semble pas nous mettre à l'abri des ravages de la compétition internationale.

 

A côté de cela, nous assistons à la montée en puissance de deux mastodontes : la Chine et l'Inde.

 

 

Les bénéfices et les inconvénients de la mondialisation :

 

Tout d'abord, certains voient dans la mondialisation l'espoir d'une paix mondiale avec la suppression totale des frontières. De mon point de vue, j'estime que c'est loin d'être gagné. La monté du communautarisme, les révoltes, les attentats ainsi que les tensions internationales et la prolifération de l'arme atomique me confirment dans ce sentiment.

. De mon point de vue, j'estime que c'est loin d'être gagné. La monté du communautarisme, les révoltes, les attentats ainsi que les tensions internationales et la prolifération de l'arme atomique me confirment dans ce sentiment.

 

Certains pensent que la mondialisation peut sortir les pays pauvres de la misère. C'est vrai et faux. La Chine et l'Inde profitent de la mondialisation, mais de nombreux autres pays restent scotchés à la misère, l'Afrique en particulier.

C'est vrai et faux.

 

La planète est capable de nourrir ses 6 milliards d'individus, cependant, la concurrence mondiale fait baisser les prix et génère la pauvreté et la faim.

 

Le nombre d'enfant travaillant dans le monde s'est accru.

 

Au cours du dernier quart de siècle, pendant que les pays asiatiques font une extraordinaire percée sur les marchés mondiaux, les conditions d'emploi et/ou de rémunération se dégradent dans les pays occidentaux.

 

En définitive, la concurrence des pays à bas salaires, au lieu de susciter une égalisation par le haut des salaires, provoque un nivellement par le bas.

 

Il faut cependant reconnaître que la mondialisation profite au consommateur (prix bas, diversité de l'offre, innovations etc.) Mais si le consommateur devient chômeur et miséreux, pourra-t-il en profiter ?

 

La mondialisation profite aussi aux grands possédants qui obtiennent un meilleur rendement de leurs capitaux et ont de nombreuses opportunités d'accroître leur fortune. La mondialisation permet aussi une lutte efficace contre l'inflation.

qui obtiennent un meilleur rendement de leurs capitaux et ont de nombreuses opportunités d'accroître leur fortune. La mondialisation permet aussi une lutte efficace contre .

 

 

Ce qu'il faut faire : réguler - pourquoi ?- comment ? :

 

Je ne préconnise pas l'arrêt de la mondialisation, ce serait de toute façon difficile, mais aussi parce qu'elle a ses avantages (sortie de la misère pour certaines populations dans le monde, emplois à l'exportation, prix bas pour certains articles, limitation de l'inflation du fait de la concurrence, etc.). Par contre, la mondialisation telle qu'elle est aujourd'hui a des inconvénients graves qu'il faut éliminer (pertes d'emplois pour certains, moins disant social, pollution incontrôlée dans certains pays, pillage des ressources naturelles, trop de population "scotchées" à la pauvreté, etc.)

 

C'est pourquoi je préconise une solution intermédiaire : la mondialisation régulée.

 

C'est aussi un nouveau système économique.

 

Petit rappel : le 5 janvier 1914 Henry Ford annonce qu'il va diminuer le temps de travail, doubler les salaires et réduire le prix de sa voiture. Cela parait incroyable et pourtant, il l'a fait et cela a marché. Comment ce miracle a été possible ? Grâce aux gains de productivité.

 

Cela nous ramène à la question fondamentale : "que fait-on des gains de productivité ?" Cette question est en rapport avec une autre question fondamentale : "quelle société voulons-nous, pour nous et pour nos enfants ?" Les gains de productivité peuvent être utilisés des façons suivantes :

- Baisse des prix : Profite aux consommateurs, moins bon pour le développement durable.

- Baisse du temps de travail : Bon pour la qualité de vie, bon pour la vie de famille, bon pour l'engagement citoyen, pas d'effet néfastes sauf en cas de compétition internationale sauvage comme actuellement, justement…

- Hausse des salaires : Profite aux salariés, mais peut aussi profiter aux entreprises, car il y a hausse de la consommation, donc hausse des opportunités pour les entreprises de faire des affaires. C'est donc bénéfique pour l'économie. Sauf que cela ne peut pas se faire, là aussi, en cas de compétition internationale sauvage…

- Hausse des bénéfices : Deux utilisations : investissement dans l'entreprise ou versement de dividendes aux actionnaires. Les deux ont des effets bénéfiques pour l'économie, sauf si le versement de dividendes n'entraîne pas de création de nouvelles activités et que l'argent va dans la spéculation et la finance, ce qui, hélas, est actuellement le cas.

- Baisse des effectifs : Cela génère du chômage et fait baisser les salaires donc baisse de la consommation, baisse du volume d'affaires pour les entreprises… c'est, hélas, le cercle vicieux que l'on connaît bien. C'est le résultat de la mondialisation ultralibérale actuelle mettant en compétition les Travailleurs du monde entier.

 

Je précise que je prend le terme "Travailleur" comme étant celui qui vit de son travail qu'il soit salarié (public et privé), artisan, commerçant, profession libérale, petit entrepreneur.

 

N'en déplaise à quelques uns nous voyons bien que l'économie n'est pas qu'un débat de spécialistes, mais un débat de fond sur la société que l'on veut.

 

Les ultralibéraux s'appuient sur les théories d'Adam Smith (1723 - 1790 - division internationale du travail et théorie des "avantages absolus") et de David Ricardo (1772 - 1823 - théorie sur les "avantages comparatifs"). Et pourtant Ricardo indique lui-même que, si les capitaux sont libres, alors sa théorie ne fonctionne plus. Hors, si les capitaux n'étaient pas libres du temps de Ricardo, ils le sont devenus maintenant… Cela remet en cause bien des discours de la pensée unique.

 

Je ne rejette pas complètement la division internationale du travail, mais quand tout le travail s'échappe de certains pays, cela pose un problème !…

 

Les technologies vont de plus en plus vite à se répandre et ne donnent plus aux pays avancés un avantage concurrentiel. Certains disent "il faut être compétitifs". C'est vrai si on ne régule pas. Dans ce cas, voici des questions à se poser :

 

300 € par mois : c'est déjà un bon salaire dans certains pays de l'Est. Est-ce suffisant pour vivre en France ? Non ! C'est déjà difficile de vivre avec le SMIC (environ 1250 euros par mois brut et 980 euros net). Pourrons nous nous aligner sur les 30, 60 ou 100 € mensuels de la Chine et de l'Inde ? Est-ce souhaitable ? Est-ce réaliste ?

 

Travailler plus ? 70 heures par semaine ? plus encore ? Suppression des vacances, des WE ? Revoir les conditions de travail ? Faire comme dans les pays émergents : pas de protections ? donc risques d'accidents graves, voire mortels, durée de vie limitée par les diverses inhalations de produits toxiques et autres ? Pollution libre pour être compétitifs par rapport à ceux qui n'ont pas de réglementation ? Devra-t-on faire travailler nos petits enfants dans les mines ?

70 heures par semaine ? plus encore ? Suppression des vacances, des WE ? Revoir les conditions de travail ? Faire comme dans les pays émergents : pas de protections ? donc risques d'accidents graves, voire mortels, durée de vie limitée par les diverses inhalations de produits toxiques et autres ? pour être compétitifs par rapport à ceux qui n'ont pas de réglementation ? Devra-t-on

 

En mettant en compétition entre eux les Travailleurs du monde entier, on ne fait qu'aller vers l'alignement vers le bas des salaires, des conditions de travail, du niveau social et écologique.

 

D'un autre côté, en laissant les capitaux libres, on fait qu'ils vont se placer là ou cela rapporte le plus.

 

Les salariés sont ainsi soumis à "la double peine" : d'un côté une pression à la baisse du coût du travail, d'un autre côté une exigence de plus en plus forte du capital pour que cela rapporte.

d'un côté une pression à la baisse du coût du travail, d'un autre côté une exigence de plus en plus forte du capital pour que cela rapporte.

 

Un nouveau système économique doit être mis en place. Il faut faire de la régulation économique intelligente.

doit être mis en place. Il faut faire de la .

 

Pour moi l'intervention économique ne doit pas être celle qui est appliquée actuellement : c'est-à-dire laisser faire le marché et chercher de plus en plus difficilement à réparer les dégâts en prélevant de l'argent sur le dos de ceux qui travaillent, ou en augmentant la dette, pour distribuer des miettes aux exclus. Cela ne marche pas, on le voit bien.

 

Il faut avoir une action économique offensive. La conquête de nouveaux marchés passe par l'innovation. Il faut donc organiser une recherche coordonnée et efficace (pas dépenser plus, mais dépenser mieux). En particulier, il faut des recherches dans le domaine médical, sur les énergies renouvelables, le développement durable etc. Il faut également un haut niveau de formation. Avoir une politique de "grands travaux". etc.

 

Mais, vu les énormes écarts salariaux actuels, il faut également réguler l'économie mondiale. Entre la fermeture des frontières et l'ouverture sans discernement, il y a un juste milieu à trouver.

 

Pour réguler efficacement, et également pour financer notre protection sociale, je préfère les droits de douanes, car ils ne s'appliquent que sur les importations et pas sur ce qui est fait en France. Les droits de douane que je préconise sont :

- Modulables en fonction du niveau salarial et social du pays exportateur (plus c'est mauvais, plus je taxe). Cela incitera les pays à adhérer à une charte sociale et fera monter le niveau social des Travailleurs de la planète au lieu de les livrer à la concurrence sauvage qui nivelle par le bas.

- Modulables en fonction du niveau écologique du pays exportateur (plus c'est mauvais, plus je taxe), cela permettra de faire monter les niveaux écologiques au plus grand bénéfice de la planète (charte écologique) et sera bien plus efficace que les grands discours.

 

D'autres critères peuvent également être pris en compte : la réciprocité, l'aide que l'on veut apporter au pays exportateur, le secteur d'activité, le niveau de ressources naturelles restantes, la balance (positive ou négative) de nos échanges avec le pays exportateur, les gros marchés que l'on souhaite obtenir etc.

 

Pour ne pas pénaliser les ménages (renchérissement des importations), il faut compenser en retirant les taxes sur les salariés. L'argent provenant des droits de douane sera utilisé pour financer les retraites, la santé, l'éducation, la recherche, le social etc. Les taxes pesant sur le travail seront supprimées en tout ou partie. Les entreprises devront verser aux salariés l'intégralité de la baisse des charges patronales. Les salariés auront donc plus d'argent, consommeront d'avantage et seront incités à acheter Français, cela fera d'avantage d'emploi. Devant le dynamisme de l'économie et le fait que ce système ne pénalise pas les entreprises installées en France, ces dernières auront tendance à venir et à rester en France, donc tendance au plein emploi, donc baisse de la précarité et de la misère, salaires net plus élevés et meilleures conditions de travail. Les retraites et les prestations sociales pourront ainsi être relevés. C'est le cercle vertueux de l'économie.

L'argent provenant des droits de douane sera utilisé pour financer les retraites, la santé, l'éducation, la recherche, le social etc. seront supprimées en tout ou partie. . Les salariés auront donc plus d'argent, consommeront d'avantage et seront incités à acheter Français, cela fera d'avantage d'emploi. Devant le dynamisme de l'économie et le fait que ce système ne pénalise pas les entreprises installées en France, ces dernières auront tendance à venir et à rester en France, donc tendance au , donc , et . Les et les . C'est le cercle vertueux de l'économie.

 

Bien entendu, il faudra faire ces transferts prudemment et progressivement afin de ne pas déstabiliser brutalement l'économie. On peut même envisager la montée progressive d'un "mix" droits de douane + TVA sociale ou TVA modulée coordonné avec la baisse progressive des prélèvements qui pèsent sur les Salariés

 

En vrac, voici quelques autres idées :

 

Pour baisser le nombre de camions et financer le ferroutage, je préconise une taxation des camions entrant sur le territoire français.

 

Pour l'aide aux pays en difficulté, mais aussi pour financer le social des pays dit "riches" ainsi que l'harmonisation européenne, il faut promouvoir la taxe Tobin sur les transactions financières.

 

Sur le plan humain, la meilleure façon de répondre aux problèmes d'immigration qui se posent dans les pays riches est l'aide aux pays pauvres. Par contre, pour que cette aide soit efficace, il faut aider directement en biens et services et pas (ou peu) en argent.

 

Dans les pays en difficultés et en particulier en Afrique, il faudrait cesser de vouloir à tout prix leur imposer notre mode de vie et notre système économique basé sur le profit et la concurrence. Pourquoi ne pas laisser se développer une économie locale, respectueuse des peuples, des modes de vie traditionnels, des cultures et de l'environnement ?

 

Car, en plus du respect des aspirations des peuples et du respect des cultures et des modes de vie, il faut également se poser la question du développement durable.

 

Il faut plusieurs planètes pour que le monde entier ait le niveau de vie des Français et encore plus pour que le monde entier vive comme les Américains.

 

De plus, le prix du pétrole et l'hypothèse de sa disparition à terme vont poser la question des transports internationaux.

 

Il faut également se poser la question suivante : faut-il consommer plus pour être heureux ? Ne peut-on pas consommer mieux et voir aussi la vie sous un autre angle ? Profiter de la vie de famille, de l'amitié, de l'engagement citoyen, de l'art, des paysages, de la nature, de la marche, du sport...

 

 

Jean-Marc

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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