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Texte libre

A ceux que les pensées des autres choquent :

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; ... il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19 Déclaration universelle des droits de l'homme)

 

Ecrivez-nous si vous rencontrez des problèmes sur ce site.

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Un peu de philosophie :

 

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. (Confucius)

 

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. (Proverbe chinois)

 

Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément. (Proverbe chinois)

 

Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. (Proverbe chinois)

 

L'homme supérieur se tient dans le juste milieu. (Confucius)

 

La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. (Confucius)

 

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît. (Confucius)

 

Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal. (Confucius)

 

Le prince ne doit pas craindre de n'avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens. (Confucius)

 

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. (Confucius)

 

Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour ; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours. (Proverbe chinois)

 

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d'un oeil d'envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet. (Proverbe arabe)

 

Mieux vaut allumer une chandelle que maudire l'obscurité. (Proverbe chinois)

 

Mieux vaut transmettre un art à son fils que de lui léguer mille pièces d'or. (Proverbe chinois)

 

Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. (Proverbe chinois)

 

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté même dans la richesse. (Confucius)

 

Rien ne manque aux funérailles des riches, que des gens qui les regrettent. (Proverbe chinois)

 

Le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté. (Proverbe chinois)

 

Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter. (Proverbe chinois)

 

Les grandes âmes ont la volonté ; les faibles n'ont que des souhaits. (Proverbe chinois)

 

Parler ne fait pas cuire le riz. (Proverbe chinois)

 

Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, tais toi. (Proverbe chinois)

 

Ceux qui aiment à blâmer sont, par nature, peu propres à l'amitié. (Les penseurs grecs avant Socrate)

 

Un homme n'est pas bon à tout, mais il n'est jamais propre à rien. (Proverbe chinois)

 

" Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté "

Selon wikipedia, c'est une citation d'Antonio Gramsci (1891-1937), qui se serait inspiré de celle de Romain Rolland : " Pessimisme de l'intelligence, mais optimisme de la volonté. "    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pessimisme

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Jeudi 29 novembre 2007

Le développement durable dans le bâtiment

Les bâtiments à basse consommation énergétique et à énergie positive

 

Animation pédagogique sur les bâtiments à énergie positive

http://www.cstb.fr/bepos/presentations/cstb_bepos.swf

 

"La Bonne Maison", un pavillon éco-vertueux près de Paris (diaporama)

http://www.batiactu.com/data/11102007/11102007-192116.html

 

Visitez "La Bonne Maison", en cliquant ici

http://editorial.batiactu.com/edito/-la-bonne-maison--un-pavillon-eco-vertueux-pres-de-318.php

 

Geoxia lance sur le marché une maison "basse consommation" (vidéo et portfolio)

http://www.lemoniteur-expert.com/actualite/architecture_maitrise_oeuvre/geoxia_lance_marche_maison_basse/D4787079F.htm

 

Portfolio La maison verte selon Phénix

http://www.lemoniteur-expert.com/diaporama/diaporama.asp?id=87

 

Visite de la maison verte de Geoxia avec Yann Arthus-Bertrand (Vidéo)

http://www.lemoniteur-expert.com/video/video.asp?id=55

 

Le constructeur de "la bonne maison"

http://www.maisonsphenix.com/

http://www.la-bonne-maison.com/

http://www.geoxia.fr/

 

L'architecte de "la bonne maison"

http://www.coste.fr/

 

Le site de Yann Arthus-Bertrand

http://www.yannarthusbertrand.com

 

Le site de l'ADEME

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&m=3&cid=96

http://www.ademe.fr

 

Association pour la promotion du développement durable

http://www.goodplanet.org/

 

Association pour la lutte contre le changement climatique

http://www.actioncarbone.org/main_fr.php

 

Vous souhaitez concevoir ou rénover pour atteindre un bâtiment à basse consommation d'énergie

http://www.amoes.com/

http://www.amoes.com/fr/index.html

http://www.amoes.com/fr/bureau-etudes-techniques.html

http://blog.amoes.com/post/2007/05/07/Geoxia-va-lancer-une-offre-de-maison-basse-consommation

http://blog.amoes.com/post/2007/04/03/Une-Tour-a-Energie-Positive-a-Paris-La-Defense

http://www.amoes.com/fr/energie/batiment-energie-positive.html

http://blog.amoes.com/

 

Explications sur l'énergie positive

http://www.energiepositive.info/

 

Articles sur "la bonne maison" de Yann Arthus-Bertrand

http://laikos.typepad.fr/blog/2007/09/la-bonne-maison.html

http://www.lefigaro.fr/magazine/20070921.MAG000000364_le_nid_ecolo_de_yann_arthus_bertrand.html

 

Pour une "maison NF et une maison HQE®"

http://www.constructeurs-nf.fr/

(site de CEQUAMI)

 

La "démarche HQE®"

(haute qualité environnementale)

Pour le secteur de la construction, l'action en matière de développement durable se concrétise par la démarche HQE®.

Elle est élaborée par l'Association HQE, Association reconnue d'utilité publique.

www.assohqe.org

 

Certification "NF Bâtiments tertiaires - Démarche HQE®" par CERTIVEA

http://www.certivea.fr

 

CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment)

http://www.cstb.fr

 

Vers des bâtiments à énergie positive

http://www.cstb.fr/bepos/animations.asp

 

Animation pédagogique sur les bâtiments à énergie positive

http://www.cstb.fr/bepos/presentations/cstb_bepos.swf

 

Bâtiments à énergie positive - Premières réalisations

http://webzine.cstb.fr/webzine/preview.asp?id_une=408&main=55

 

Aérodynamique EIFFEL

http://www.aerodynamiqueeiffel.fr

Visite virtuelle

 

CERQUAL filiale à 100% de QUALITEL.

http://www.cerqual.fr/

QUALITEL est membre de l’Association HQE.

http://www.qualitel.org/

http://bienvivrechezmoi.com/

 

Les sites du gouvernement

www.industrie.gouv.fr

http://www.ecologie.gouv.fr/developpement-durable/

http://www.developpementdurable.gouv.fr/developpement-durable/

Jean-Louis BORLOO ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables

Dominique BUSSEREAU secrétaire d’Etat aux Transports

Nathalie KOSCIUSKO MORIZET secrétaire d’Etat à l’Ecologie

 

Le Grenelle Environnement

http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/

 

Ecobilan

http://www.ecobilan.com/index_fr.html

 

Article : "A Dardesheim (RFA), chauffage, transports, électricité, tout fonctionne à l’énergie 100% renouvelable !"

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5630

 

Site de l'institut des bioénergies

www.itebe.org

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Jeudi 8 novembre 2007

 

Le Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines propose trois débats intéressants :

 

Le samedi 10 novembre 2007 à L'Abbaye à Saint Cyr l'Ecole à partir de 16h30 :

" Est-ce un art que de gouverner ? "

 

Le samedi 24 novembre 2007 au Marina à Montigny le Bretonneux à partir de 16h30 :

" Energie, développement, environnement : comment s'en sortir ? "

 

Le samedi 8 décembre 2007 au Marina à Montigny le Bretonneux à partir de 16h30 :

" Quel habitat pour demain ? "

Description de la situation actuelle (SDF, problèmes de logement, trois millions de mal logés en France..), comment sommes-nous arrivés là ? un peu d'historique, quelles sont les tendances actuelles, les nouvelles solutions envisagées ? développement durable (habitation à basse consommation, voire à énergie positive…), urbanisme, ville et campagne, quelle habitat voulons nous pour demain ? quelle philosophie de la ville ? quelle mixité sociale ? comment vivre ensemble ?

 

Fin novembre, sur le présent blog (http://ecomondiale.over-blog.com), du texte et des liens vous seront proposés sur ce sujet majeur qu'est l'habitat.

 

 

Pour plus d'informations sur le café débat, voir :

http://quentinphilo.over-blog.com

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Mardi 19 juin 2007

Le Café-débat présente le sujet :

 

"L'intelligence des banlieues : comment sortir de la crise par le travail des réseaux ?"

 

le 23 juin 2007 à partir de 16h30 au restaurant "L'Abbaye" à Saint Cyr l'Ecole

 

Le débat sera introduit par Corinne Prezelj et Hervé Azoulay.

 

L'idée de ce débat est venue à la fin du débat "Comment être solidaires sans verser dans l'assistanat ?" dans lequel Corinne Prezelj était présente et nous a présenté son ouvrage intitulé : "L'intelligence des banlieues : comment sortir de la crise par le travail des réseaux".

 

Ce livre (de Corinne Prezelj, Hervé Azoulay et André Added paru le 11 mai 2007 aux Editions de L'Institut Français d'Intelligence Economique (IFIE)), est très intéressant. Il donne une vision des banlieues autres que celle véhiculées par les médias. Des pistes très intéressantes sont évoquées. Il met en exergue le véritable problème des banlieues : le chômage.

 

Le modèle en réseau entreprise/association/collectivités publiques décrit dans ce livre, a pour objet de concilier l'économique et le social en favorisant l'initiative, l'entrepreneuriat, la solidarité et le partenariat pour créer des emplois dans nos banlieues défavorisées. Les entreprises ainsi crées fournissent de vrais emplois et sont, en plus, généralement innovantes et apportent de vraies solutions à de vrais problèmes (ex : l'habillement des handicapés et des personnes âgées à mobilité réduite).

 

Un livre à lire. Un débat à suivre.

 

Pour plus de renseignements suivre le lien suivant :

 

http://quentinphilo.over-blog.com/article-6731510.html

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Lundi 28 mai 2007

Plusieurs candidats, lors de la récente campagne présidentielle 2007, ont mis le Travail en avant, et c'est une bonne chose car c'est le meilleur moyen d'intégration et de sortie de l'assistanat. Voici un texte que j'ai écrit en septembre 2005 et présenté, dans une version allégée, au café débat en janvier 2006. Même si, bien entendu, le gouvernement parfois évoqué ci-après n'est pas celui de M. Fillon, ni même celui de M. De Villepin, mais celui de M. Raffarin, ce texte a conservé toute son actualité (et pas seulement en cette "journée de solidarité"…) :

 

 

Le travail est-il une valeur ?

(ou "A-t-on besoin de réhabiliter la valeur travail ?")

 

Tout d'abord, précisons que je n'ai rien contre le travail. A un moment de ma vie je suis même devenu drogué du travail. Ce n'est pas une blague, cela existe ! Je pourrais vous en parler plus si vous le demandez.

 

Le travail est-il une valeur ?

 

Cette question, je me la suis posée quand j'ai entendu certains politiciens dire et ressasser : "Il faut réhabiliter la valeur travail". A les entendre, tous les maux français viendraient des 35 heures. Ces 35 heures auraient, selon eux, détourné les Français du travail et, à partir de là, la France se serait enfoncée dans les misères que l'on connaît.

 

Remarquons premièrement que les maux de la France (chômage, misère, baisse des niveaux sociaux etc.) viennent de bien avant les 35 heures. Tout cela vient des chocs pétroliers successifs (le premier date de 1973), de la rigueur salariale (commencée en juin 1982 pour freiner l'inflation) et, surtout, des dérégulations et de l'ouverture béante des frontières aux biens et services (particulièrement à partir de 1983), de la liberté pour les capitaux, et de la concurrence sauvage et mondialisée actuelle.

 

L'énorme problème est le travail qui ne se crée pas pour ceux qui en ont besoin et celui qui s'échappe ailleurs. C'est cela qu'il faut traiter.

 

Quant aux Français soi-disant "détournés de la valeur travail", je n'y crois pas. Selon un sondage, 79% des salariés français affirment éprouver de l'attachement pour leur entreprise. Des chômeurs dépriment de ne pas trouver du travail. Je connais trop de gens soucieux de la pérennité de leur emploi. J'ai également, hélas, trop vu de regard de détresse chez ceux qui viennent d'apprendre qu'ils sont sur la liste de ceux qui vont être jetés hors de l'entreprise (qu'ils considéraient, à tors, hélas pour eux, comme étant "leur entreprise").

 

C'est pourquoi les discours sur la nécessité de "revaloriser la valeur travail" m'horripilent profondément.

 

Par contre, il est indéniable que les Français prennent du recul par rapport à l'entreprise. Les cadres sont moins impliqués qu'avant. Les jeunes voient le travail différemment de leurs aînés : ils ne veulent plus se "sacrifier" pour l'entreprise ; le grand patronat récolte ce qu'il a semé : à "salarié jetable", "entreprise jetable".

 

Les jeunes ont trop vu leurs parents jetés comme des malpropres après de longues années de dévouement envers "leur entreprise". Les cadres d'exécution (je met de côté les cadres dirigeants qui font partie d'une autre catégorie), les cadres d'exécution, donc, sont hors des circuits de décision, pressés comme des citrons puis jetés afin de maximiser les profits. Quant aux ouvriers, il y en a de moins en moins…

 

Et cette catégorie de grands patrons qui se servent largement sur le dos des entreprises tout en décidant la rigueur salariale et les licenciements pour leurs salariés. Quel cynisme !

 

Quant à la journée dite "de solidarité"…

 

Rappelons les faits. Début 2003 le gouvernement bloque les crédits pour les personnes âgées, car il n'y a plus d'argent dans les caisses suite aux baisses d'impôts. Vient ensuite l'été 2003 avec la canicule que l'on connaît. Le gouvernement a tout d'abord voulu ignorer la catastrophe. Puis, voyant l'émotion populaire s'est sentit mal et a rejeté la faute de son inaction sur les familles et sur les 35 heures.

 

Le gouvernement a alors inventé la "journée de solidarité". Profitant de l'émotion populaire, le gouvernement a crée, en fait, un prélèvement supplémentaire sur le travail : 0,3% de la masse salariale ponctionnés sur les entreprises. Pour compenser, les salariés doivent travailler un jour de plus sans être payé plus. Cette mesure a un coût pour l'entreprise et pour le salarié, et ne donne pas de chiffre d'affaire supplémentaire pour l'entreprise (parfois même, le Chiffre d'Affaire est en baisse, c'est le cas notamment des entreprises qui sont dans le domaine du tourisme). Cela génère du chômage, estimé à 30 000 chômeurs de plus selon les économistes. Drôle de façon de "réhabiliter la valeur travail" !…

 

Et, sous couvert de donner de l'argent aux personnes âgées et aux handicapés, le gouvernement peut ainsi financer une partie de la baisse d'impôts des plus riches. Je n'ai rien contre les baisses d'impôts, pour autant quelles soient honnêtement partagées et quelles concourent au dynamisme économique, mais il faut les faire suite à une gestion saine, à une réforme de l'état et des collectivités locales, sans oublier le financement de la solidarité (personnes âgées, handicapés etc.), et pas en privant de rémunération ceux qui travaillent, pas en surtaxant les entreprises qui donnent du travail et certainement pas en générant du chômage !

 

Quant aux 35 heures accusées de tous les maux, rappelons simplement qu'elles ont crée ou sauvé 350 000 à 450 000 emplois selon les économistes (500 000 emplois selon Martine Aubry). D'après le PS, cette mesure s'autofinance d'elle-même : les baisses de charges, données aux entreprises pour compenser, sont remboursées par le surcroît de recettes et par la baisse des dépenses grâce à la baisse du chômage. De plus, les entreprises qui ont su bien utiliser la flexibilité permise par ces mesures y ont même gagné des gains de productivité et une meilleure organisation du travail.

 

Certains détracteurs des 35 heures disent : "On ne va pas interdire au chercheur de continuer à chercher car il a fait ses 35 heures." Bien sûr que non ! Nombreux sont les travailleurs qui sont "forfait jour" donc pas de limite horaire stricte. Et puis vous pensez vraiment qu'un cadre ou qu'un chercheur a une pendule dans la tête qui l'empêche de travailler sitôt 35 heures ou 40 heures passées ?

 

Combattons également une idée reçue. Les 35 heures interdiraient de travailler plus pour gagner plus. Les heures supplémentaires seraient interdites. Totalement faux. Les heures supplémentaires existent toujours avec les 35 heures. Ce qui a empêché d'avoir recours aux heures supplémentaires c'est le marché atone. Les chefs d'entreprises disent qu'ils n'ont pas besoin de recourir aux heures supplémentaires car ils ont déjà du mal à écouler leur production.

 

N'oublions pas également, que la réduction du temps de travail permet au salarié de mieux profiter de la vie, de mieux s'occuper de sa famille, de se cultiver, de pratiquer du sport etc. Tout un programme de société.

 

Je me souviens d'une émission télévisée (en 2005 ou avant) sur la "valeur travail" dans laquelle :

- le porte parole du gouvernement (Jean-François Copé) ainsi qu'un philosophe défendaient la "valeur travail",

- un socialiste (Julien Dray) et un syndicaliste (Bernard Thibault) défendaient la version inverse.

 

C'était un débat exemplaire. D'un côté deux théoriciens qui tentaient, sans y arriver, de démontrer que le travail est une valeur en soi et qu'il fallait le servir. Ils n'étaient d'ailleurs pas les mieux placés pour parler du travail. Au café débat, nous faisons de la philosophie comme un loisir, pour nous détendre. Un professionnel de la philosophie : que connaît-il vraiment du "vrai travail" ?

 

De l'autre côté, nous avions deux hommes pragmatiques. Ils n'étaient pas contre le travail. Julien Dray a même rappelé que, malgré ou grâce aux 35 heures, son parti avait augmenté globalement les heures travaillées en France lorsqu'il était au pouvoir. Le travail est utile pour créer des richesses, mais cela n'en fait pas pour autant un dieu à satisfaire. La vie doit aussi laisser la place à d'autres choses (famille, culture, loisirs etc.) Et puis il n'y a pas que le travail contraint qui est du travail, les loisirs permettent également de faire du travail utile : jardinage, bricolage, travail en association, aider les enfants à faire leurs devoirs, ménage, cuisine etc.

 

Au delà de cela, il y a deux conceptions de la société. Travailler plus pour consommer plus ? : quid du développement durable ? la planète y survivra-t-elle ?

 

Et puis, doit on se fixer comme but de l'existence de n'être qu'une machine à produire et à consommer ? La vie n'est-elle rien d'autre que cela ? "Etre ou avoir ?"…

 

Ne vaut-il pas mieux régler les véritables problèmes de pouvoir d'achat en faisant en sorte :

- que chaque ménage en âge de travailler ait au moins un travail,

- que le travail (de façon générale) soit correctement rémunéré afin de permettre de faire vivre convenablement sa famille,

- que le logement, la nourriture, la santé, l'éducation soient accessibles, comme c'était le cas, rappelons le, vers la fin des "trente glorieuses" et avec le plein emploi de cette époque ?

 

Rappelons également que travailler plus ne veut pas forcément dire gagner plus. La "journée de solidarité" en est un bel exemple : on travaille plus, sans être payé plus. Des entreprises font le chantage à l'emploi "travaillez plus et limitez vos prétentions salariales ou je délocalise". Les heures supplémentaires des cadres "forfait jour" ne sont pas payées. Certains petits patrons font énormément d'heures de travail et ne touchent même pas le SMIC. Le riche rentier gagne plus d'argent que le SMICard qui travaille. Les enseignants les mieux payés sont aussi ceux qui sont tenus à faire le moins d'heures de cours. De même nous travaillons moins que nos ancêtres tout en gagnant plus qu'eux grâce aux gains de productivité.

 

Les gains de productivité d'ailleurs, parlons en. Qu'en faire ? Plus de salaire, plus de temps libre, baisse des prix, plus de profits, moins d'emplois ? Harmonieuse répartition ou tout pour l'un au détriment des autres ? Les réponses que l'on donne à ces questions orientent le choix de société.

 

Est-il logique de demander à ceux qui ont du travail, et qui travaillent généralement beaucoup et sont pressés comme des citrons, de travailler encore plus, de se sacrifier à la "valeur travail", de sacrifier leur vie, leurs enfants, leurs famille, leurs loisirs ? alors que beaucoup de Français au chômage ne demandent que cela, de travailler. Sans compter ceux qui sont au temps partiel imposé qui souhaitent également travailler plus pour gagner plus, simplement pour sortir de la misère.

 

Il vous est peut-être arrivé de rentrer chez vous vers 22h30, après une grosse journée de travail et suite à une réunion importante, ou à un déplacement, et de trouver votre femme et vos enfants déjà couchés, et de dîner seul. N'avez-vous pas alors pensé aux nombreux chômeurs en vous demandant si ce système était logique ?

 

Précisons que ce n'est pas les 35 heures qui ont généré la limitation des débordements horaires dans certaines entreprises, mais l'inspection du travail qui, même avant les 35 heures, ont contrôlé et pénalisé les dépassements horaires de cadres hors des maximums légaux. Actuellement, nous sommes soumis par l'Europe à un plafond de 48 heures hebdomadaires (précisons que les 35 heures ne sont pas un plafond).

 

Et maintenant revenons à cette notion de "valeur travail" :

 

Qu'est ce que le travail ?

 

Le Larousse nous indique que le mot "travail" vient du latin "trepalium", instrument de torture !…

Toujours selon le Larousse, "travail" c'est :

- L'activité déployée pour faire quelque chose.

- Un ouvrage réalisé ou qui est à faire.

- Une activité rétribuée.

- L'un des facteurs de la production.

- L'activité de transformation de la nature, propre aux hommes, qui les mets en relation, et qui est productrice de valeur.

- etc.

 

Distinguons maintenant les différentes formes de travail.

 

Travail manuel et travail intellectuel sont bien sûr différents. Il ne faut cependant pas penser que seul le travail manuel est fatigant. Par exemple, le stress pour certains travaux intellectuels est parfois destructeur.

 

Il y a aussi le travail contraint et le travail libre. Le premier est celui que l'on fait pour gagner l'argent qui nous fait vivre. Le second est celui que l'on effectue pendant nos loisirs (qui ne sont pas toujours des loisirs lorsqu'il faut emmener les enfants à la danse, au sport, faire le ménage, les courses…)

 

Et les veinards qui ont le bonheur d'exercer un "métier passion" ! L'art de conjuguer l'utile et l'agréable !

 

Et puis ceux qui prennent leur métier comme un sacerdoce (certaines infirmières, les pompiers et autres)

 

Tout cela fait que nous avons des visions très différentes du travail. Quoi de commun en effet entre le travail d'un philosophe, d'un chercheur, d'un artiste et puis celui de l'ouvrier à la chaîne, de celui qui manipule le marteau piqueur ou encore de l'opératrice dans un centre d'appel ou du cadre stressé par les objectifs inatteignables et la peur de perdre son emploi ?

 

Karl Marx oppose le capital et le travail.

 

Cela nous renvoie à la notion de capitaliste et de travailleur. Alors qu'est ce qu'un "travailleur" ?

 

Selon le Larousse, le "travailleur" ou la "travailleuse" c'est :

- Une personne salariée, spécialement dans l'industrie.

- Une personne qui aime le travail, actif.

 

Selon d'autres sources, le qualificatif "travailleur" ne s'applique qu'à l'ouvrier, qu'au "manuel" excluant de fait les techniciens, administratifs, cadres, pourtant salariés.

 

Ces acceptions sont trop restrictives. Selon moi, un "travailleur" c'est celui qui vit de son travail et pas du revenu du capital. Cela inclus donc les salariés (public et privé), les travailleurs indépendants et même la plupart des chefs d'entreprises (ceux qui sont de véritables Entrepreneurs, créateurs d'emplois et de richesses).

 

Mais j'exclue de ce qualificatif :

- Les grands possédants qui, même si parfois ils sont chef d'entreprise et travaillent, ont une vision plus capitalistique de la vie qu'une vision de travailleur.

- Les grands patrons qui, même s'ils sont salariés, ont des salaires démesurés, des parachutes dorés, des possibilités de constituer un énorme capital : rien à voir avec le salarié qui n'a que son salaire pour vivre et faire vivre sa famille.

- Les "assistés professionnels". A la différence des personnes issues des rangs des travailleurs, mais qui, malencontreusement, ont perdu leur emploi et se trouvent dans la misère et qui, même s'ils sont aussi des assistés, font quand même partie des travailleurs, les assistés professionnels, eux, se trouvent très bien sans travailler. J'en connais. Ils ne cachent pas que leur situation leur convient. Est-ce critiquable ? On peut lancer un débat la dessus (bon sujet pour le café débat). Toujours est-il que je ne peux pas les classer parmi les travailleurs.

 

Vous avez compris que je classe les chômeurs parmi les "travailleurs" pour autant qu'ils recherchent effectivement à s'intégrer ou à se réintégrer dans le monde du travail.

 

Comment classer les retraités ? Cela dépend. Je suis d'accord pour les classer comme "travailleurs" lorsqu'ils ont encore conscience de ce que c'est que de devoir survivre grâce à son travail. On peut se poser la question pour ceux qui ont quitté le monde du travail il y a longtemps et qui n'ont connu que les "trente glorieuses" où tout était différent. Ces personnes ne se rendent souvent pas compte de ce qu'est travailler aujourd'hui et surtout chercher du travail ou chercher à conserver son travail. Cependant, on peu rétorquer qu'ils ont connu des conditions de travail parfois bien plus dures que les travailleurs actuels.

 

Ensuite, qu'est-ce qu'une valeur ?

 

Le Larousse nous indique qu'une valeur est :

- Une qualité physique, intellectuelle, morale de quelqu'un.

- La qualité de quelque chose digne d'intérêt, d'estime, de prix.

- L'importance attachée à quelque chose.

- Ce qu'une morale pose comme idéal ou norme.

- etc.

 

On parle aussi de valeur d'usage, valeur d'échange, de valeur ajouté (différence entre la valeur d'une production et celle des consommations ayant servi à la réaliser).

 

Autrefois, le travail n'était pas une valeur. Les catégories supérieures (nobles puis grands bourgeois rentiers) étaient supérieures au "bas peuple", justement parce que les membres de ces catégories supérieures ne travaillaient pas.

 

Les temps ont changé. Maintenant, le travail est présenté comme une valeur, valeur d'autant plus forte que trouver du travail est difficile.

 

Cependant bien des catégories supérieures actuelles tirent leurs revenus principalement de leurs capitaux (je pense aux capitalistes, aux riches rentiers…) mais aussi de situations privilégiées (c'est le cas de certains artistes, de certains sportifs, de certains élus, mais c'est aussi le cas de certains dirigeants de grandes entreprises avec des salaires sans rapport avec leur valeur ajouté pour l'entreprise, des "stocks options" et des parachutes dorés).

 

De même, à cause du chômage et grâce au traitement social du chômage, bien des gens vivent sans travailler. Cela trouble la perception de la jeunesse de la valeur travail. Sans parler de l'économie souterraine…

 

Et puis "valeur travail", cela fait penser à "travail, famille, patrie", valeurs prônées par le gouvernement de Vichy. D'accord, ce n'est pas parce que des organisations peu recommandables prônent des valeurs que ces dernières perdent leurs qualités. Mais restons vigilants tout de même. Lors de cette même période, il y a eu le STO (Service du Travail Obligatoire). Le travail est-il une valeur lorsqu'on le met au service de l'ennemi ? Le film, "le pont de la rivière Kwaï", pose bien le problème !

 

En conclusion, je ne sais pas réellement si le travail est une valeur ou pas. Mon texte est véritablement et volontairement introductif Je lance le débat. J'ai cependant quelques certitudes :

- le travail est un moyen, pas une fin en soit,

- ce n'est pas le travail qu'il faut revaloriser, mais le Travailleur, car je place l'humain avant les idées théoriques,

 

Autres certitudes :

- le travail permet de créer des richesses,

- le travail permet d'améliorer sa condition,

- le travail est un facteur d'intégration dans la société, et je suis persuadé que l'insécurité actuelle trouve son terreau dans le chômage (même si d'autres facteurs jouent également),

- le travail permet de se reprendre en cas de coup dur, car on peut se focaliser sur du concret, sur une tâche à accomplir et cela vaut tous les psychotropes du monde !

- par contre, il ne faut pas être esclave du travail, comme on dit : "il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler", c'est peut-être "bateau" de dire cela, mais c'est une philosophie tellement saine que je ne peux m'empêcher de la rappeler.

 

De plus, si notre société considère que le travail est une valeur, alors elle se doit de s'arranger pour fournir du travail à tous ceux qui le veulent.

 

Il est inhumain et cynique de prôner la valeur travail, et de culpabiliser ceux qui en sont privés, sans tout faire pour que le travail soit un bien raisonnablement accessible.

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Samedi 12 mai 2007

We Feed the World

 

Vous voulez voir comment est "fabriqué" ce qui est dans nos assiettes ?

 

Comprendre pourquoi ces files de camions énergivores, polluants et dangereux sur nos routes ?

 

A travers un voyage sur notre planète, voir les conséquences humaines de la mondialisation financière actuelle ?

 

Savoir pourquoi de nombreux africains, dans la logique de la mondialisation inhumaine de concurrence sauvage entre les peuples, ont besoin d'émigrer pour survivre ?

 

Et beaucoup d'autres choses...

 

Alors vous serez intéressé par le film que j'ai vu cette semaine : "We Feed the World"

 

Ce film a le soutien de nombreuses associations et organisations (WWF, CFSI, CCFD, AFCAE etc.). Pour en savoir plus :

http://www.we-feed-the-world.fr/

Voir des extraits :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18726387&cfilm=115438.html

Je laisse la conclusion à Monsieur Jean Ziegler (rapporteur à l'ONU) :

 

"Etant donné l'état actuel de l'agriculture dans le monde, on sait qu'elle pourrait nourrir 12 milliards d'individus sans difficultés. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné."

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Mardi 8 mai 2007

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR NICOLAS SARKOZY

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

 

 

Monsieur le Président,

 

Tout d'abord, je vous prie de recevoir toutes mes félicitations pour votre élection. Pour vous, c'est l'aboutissement d'un long combat. Vous avez réussit, c'est bien.

 

Mais cette réussite individuelle vous donne une énorme responsabilité.

 

Vous êtes maintenant le Président de tous les Français.

 

Président de ceux qui ont voté pour vous tout d'abord. Ils ont voté, enthousiasmé par votre force de conviction, votre dynamisme, votre volonté affichée de changer les choses. Tous ne sont pas multimilliardaires, loin de là. Parmi eux se trouvent des ouvriers, des travailleurs pauvres, des RMIstes qui souhaitent que leur situation s'améliore et sont prêts à se retrousser les manches pour cela.

 

Vous êtes également le Président de ceux qui n'ont pas voté pour vous.

 

Je ne crois pas à cette France coupée en deux.

 

D'un côté il y aurait ceux qui souhaitent l'ordre et le travail, de l'autre côté, il y aurait ceux qui souhaitent le désordre et la fainéantise ?

 

D'un côté il y aurait ceux qui souhaitent la justice et la fraternité, de l'autre les égoïstes et les sans cœur ?

 

Simplification odieuse et réductrice !

 

L'immense majorité des Français souhaite sortir du marasme actuel. Cette majorité, de droite, du centre, de gauche souhaite une sécurité des personnes et des biens, mais aussi une sécurité professionnelle. Elle souhaite travailler et vivre dignement de son travail. Sans vouloir l'égalité absolue, elle souhaite réduire les inégalités flagrantes : d'un côté les millions d'euros parfois injustifiés, de l'autre une misère indigne pour un grand pays comme la France dont le PIB n'a jamais cessé d'augmenter. Elle souhaite un monde de paix, de fraternité, de bonheur.

 

J'ai écouté plusieurs de vos discours. Ils étaient très beaux, très forts.

 

Mais j'ai déjà entendu d'autres beaux discours non suivit d'effets, ou pire, suivit d'effets négatifs.

 

Par ailleurs, certaines de vos expressions ou certains de vos raisonnements, durant ces cinq années passées, m'ont quelque peut rendu méfiant.

 

De plus, j'ai détecté dans votre programme des éléments préoccupants.

 

Pour faire court, je vais survoler ici trois points, correspondant à trois préoccupations majeures des Français :

 

1) Vous souhaitez légiférer sur certains sujets.

 

Vous semblez penser que le fait d'introduire de nouveau droits (par exemple sur la garde d'enfant) permet de résoudre les problèmes. Vous indiquez même qu'il sera possible d'aller au tribunal pour cela. Je ne crois pas beaucoup à ce type de "solution". Si une famille à besoin de faire garder des enfants, il faut une réponse immédiate (crèche, "nounou" ou autre). Aller au tribunal sera dissuasif et inefficace pour beaucoup. C'est long, compliqué et cher (durée de la procédure, frais d'avocats etc.) Ce n'est pas une vraie solution. De plus, cela créera une ambiance conflictuelle dans notre beau pays. Je crois qu'il vaut mieux que le nombre de place soit suffisant (que ce soit des modes de garde dans le public ou dans le privé).

 

De même, pour traiter l'insécurité, vous parlez beaucoup de durcissement de la loi. Cela risque fort au contraire de créer des hordes sauvages et de conduire la France aux affrontements violents. Si vous ne savez pas pratiquer la politique de la main tendue à ceux qui veulent s'en sortir, vous aurez des désespérés. Si aux désespérés vous ne répondez que par des cars de CRS, vous aurez des révoltés. Il faut cesser d'opposer la prévention et la répression. La sécurité à besoin de ses deux jambes. Je crois d'avantage à la méthode de Ségolène Royal (pour résumer : éducation pour donner des repères et permettre de verbaliser clairement et poliment les préoccupations ou les oppositions, insertion par le travail, traitement adapté dès les premiers problèmes, encadrement efficace si problèmes plus importants etc.)

 

2) Vous avez évoqué une TVA sociale et une taxe carbone. Face à la mondialisation actuelle, ces deux idées ne sont pas forcément une incongruité (même si l'idée de la TVA sociale vient du medef). Je conçois que la TVA sociale permette de financer notre couverture sociale en effectuant des prélèvements à la fois sur ce qui est produite en France, mais également sur ce qui est produit à l'extérieur, ce qui permet de rendre la compétition mondiale un peu moins faussée. La taxe carbone va un peu dans le même sens et est une des voies pour préserver notre planète. Cependant ces deux taxes supplémentaires auront un impact très négatif sur le pouvoir d'achat des ménages, et tout particulièrement sur ceux qui sont les plus pauvres. En effet à chaque achat, il faudrait donc payer une taxe supplémentaire. Pour contrer cette baisse de pouvoir d'achat il faut une compensation pour les ménages. Par exemple, vous pourriez baisser les charges pesant sur le travail et reverser cette baisse de charge aux salariés en revalorisant les salaires net. Ce qui pourra se faire sans changer le coût du travail pour les entreprises. De même, toujours pour compenser, il faudra revaloriser les retraites, les minimas sociaux et les traitements des fonctionnaires, afin que vos nouveaux prélèvements soient sans impact négatif sur le pouvoir d'achat. Je n'ai pas vu cela dans votre programme. Par contre, j'y ai vu des baisses d'impôts qui profiteraient surtout aux personnes déjà bien pourvues en capital. Pensez-vous vraiment "revaloriser le travail" en reversant des millions à de riches héritiers (qui s'enrichissent en dormant) et en ponctionnant le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent ? J'espère me tromper, mais cela donne l'impression désagréable que les pauvres et les classes moyennes verraient leur pouvoir d'achat amputé pour financer les baisses d'impôts de ceux qui sont déjà bien pourvus.

 

3) Votre proposition "phare" est de détaxer les heures supplémentaires. Je suis d'accord que le fait de faire des heures supplémentaires peut donner un peu de pouvoir d'achat supplémentaire à celui qui en fera. Cependant cela ne règle pas le problème fondamental du chômage de masse, au contraire, cela dissuadera l'employeur d'embaucher. Je crains donc un fort effet négatif pour l'emploi. De plus, si vous ne compensez pas l'effet négatif de la TVA sociale et de la taxe carbone sur le pouvoir d'achat :

- les salariés auront besoin de faire des heures supplémentaires simplement pour maintenir le même niveau de vie,

- les entreprises auront moins de commandes, donc moins besoin d'heures supplémentaires.

 

Pour lutter contre le chômage, je crois d'avantage aux solutions de Ségolène Royal : formation, recherche, innovation, inciter fiscalement les entreprises à réinvestir les bénéfices, soutien aux PME, lancer la France dans les métiers du développement durable etc.

 

François Bayrou proposait deux emplois sans charge. S'il n'y a pas trop d'effet d'aubaine, cela parait également une piste intéressante à creuser.

 

Vous souhaitez "revaloriser le travail". Très bien, mais ce n'est pas en opposant "la France qui se lève tôt" à celle qui aimerait avoir à se lever tôt qu'on y arrivera. Ce n'est pas en faisant travailler plus celui qui a déjà du travail et en laissant au chômage des millions de travailleurs potentiels que l'on y arrivera. Le travail n'est pas un dieu. Ce qui est important c'est l'humain, le Travailleur. La première chose à faire c'est de donner du travail à ceux qui en cherchent.

 

Pour cela il faut se préoccuper de cette mondialisation de concurrence sauvage et faussée. Si on occulte le fait que de grands pays comme la Chine ou l'Inde ont des gens formées et compétents avec des salaires sans commune mesure avec les nôtres, on n'y arrivera pas. Si l'on pense qu'il suffit de travailler plus et de gagner moins pour être compétitifs, on n'y arrivera pas. Même en divisant par dix notre SMIC et en multipliant par deux notre temps de travail, nous ne seront pas compétitifs par rapport à eux. Il faut deux piliers pour résoudre ce problème : l'avance technologique et la régulation de la compétition mondiale.

 

La Chine ne nous a pas attendu pour réguler à sa façon : elle taxe énormément ses importations alors qu'elle a des salaires et des conditions sociales et écologiques très basses tout en progressant à grand pas vers une excellence technologique. L'Europe n'investit pas assez dans la recherche et l'innovation et persiste à vouloir rester la zone réputée être la plus "passoire" au monde. C'est une compétition faussée. C'est un problème fondamental.

 

Vous avez raison de vouloir une autre Europe que celle de la concurrence aveugle et faussée et qui va nous mener, si l'on n'y prend garde, à une régression sociale qui nous ramènerait à un ou deux siècles en arrière ! Vous voulez une Europe qui ne soit pas "le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde". Je vous approuve entièrement.

 

Vous êtes en colère contre l'euro qui ne nous protège pas. Là aussi vous avez entièrement raison. Dans l'Union Européenne, les pays qui ont le moins de chômage sont en dehors de la zone euro ! C'est en effet une anomalie flagrante.

 

Vous voulez "la moralisation du capitalisme financier", je vous approuve.

 

J'arrête là pour les problèmes et les solutions, mais j'aurais énormément d'autres sujets à aborder et d'autres idées.

 

Ce que je souhaite principalement pour la France, c'est que vous soyez le grand Président dont notre pays à tant besoin. Que vous écoutiez ce qu'ont à dire les Français. Que vous compreniez leurs préoccupations, que vous teniez compte d'idées et de solutions qui ne sont pas forcément de votre camp. Je ne vous demande pas d'oublier complètement vos amis et l'UMP, mais de vous ouvrir à d'autres préoccupations, d'autres solutions. Ecoutez les Français Monsieur le Président !

 

Vous avez cité de grands hommes : Jaurès, Blum, De Gaulle. Il faut s'inspirer de leur hauteur de vue, de leur intelligence, de leur dépassement de soi.

 

Vous êtes entré dans l'histoire de France Monsieur Sarkozy. Un mouvement populaire vous a porté au pouvoir, ne le décevez pas !

 

La France attend un Président d'ouverture, de rassemblement, de volontarisme, de solutions réelles.

 

Vous devez être ce Président, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous le pouvez si vous le voulez. Vous en avez les capacités.

 

Vive la République !

 

Vive la France !

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Vendredi 4 mai 2007

Le 2 mai 2007, nous avons assisté à un débat fort intéressant entre les deux candidats à la présidentielle.

 

Globalement, si l'on met à part quelques petites piques, le débat était de bonne tenue.

 

Ségolène Royal a d'emblé mis en avant les problèmes économiques et sociaux, ce qui est une bonne chose, car c'est ce qui influe réellement sur la vie des gens. Si aucun des deux candidats ne prône un ultralibéralisme effréné, nous pouvons toutefois constater des différences majeures.

 

D'un côté nous avons le candidat néolibéral qui choisit l'adaptation de la France à la pensé économique dominante (concurrence, compétition, que ceux qui ont un travail travaillent plus, baisse de certains impôts, diminution du nombre de fonctionnaires…).

 

De l'autre côté, nous avons la candidate de la réconciliation de l'économique et du social (travailler tous, coopération, gagnant/gagnant, solidarité sans assistanat, réforme de la France en douceur, éducation, innovation, services publics performants, réconcilier les Français avec les entreprises etc.) ainsi que de la réforme de la démocratie (concertation, négociation, pouvoir citoyen accru etc.)

 

 

Pour l'emploi et le pouvoir d'achat, il y a une divergence entre, d'une part, l'idée que ceux qui ont du travail doivent travailler plus et, d'autre part, l'idée qu'il faut que ceux qui n'ont pas de travail puissent travailler :

, il y a une divergence entre, d'une part, l'idée que ceux qui ont du travail doivent travailler plus et, d'autre part, l'idée qu'il faut que ceux qui n'ont pas de travail puissent travailler :

 

Les deux candidats conservent les 35 heures comme base de durée hebdomadaire. Ségolène Royal envisage son extension à ceux qui n'en profitent pas, sous réserve d'accords entre partenaires sociaux.

 

Ségolène Royal prône la diminution du chômage par une politique de relance de l'économie (hausse du pouvoir d'achat, éducation, recherche, innovation, développement durable etc.)

 

Nicolas Sarkozy prône une défiscalisation des heures supplémentaires afin "que les salariés puissent travailler plus". Ségolène Royal lui a rétorqué que les heures supplémentaires sont déjà possible, mais il faut que les entreprises en aient besoin, que la mesure de Nicolas Sarkozy a un coût (5 milliards d'euros) et que cette mesure risque d'inciter à faire faire des heures supplémentaires au lieu d'embaucher.

 

 

Pour les droits sociaux :

 

Nicolas Sarkozy, peut-être est-ce du à sa formation d'avocat, s'est montré très "législateur" (inscrire des droits dans la loi), et très procédurier (faire valoir les droits devant les tribunaux).

 

Ségolène Royal est plus pratique : que la fonction publique ait les moyens de répondre effectivement aux besoins de la population, sans besoin de passer par les tribunaux.

 

 

Pour la sécurité :

 

Nicolas Sarkozy est pour le durcissement de la loi et pour la répression.

 

Ségolène Royal est pour la prévention, sans exclure la répression quand besoin. Elle veut donner des repères grâce à l'éducation puis "recadrer" de façon appropriée dès la première bêtise (70 % ne recommenceront pas grâce à cela). Elle veut aussi donner plus de moyens à la justice et donner une vraie alternative entre remettre le délinquant dans la rue et la prison (qui peut être une sanction disproportionnée dans certains cas, ce qui fait que le juge ne peut pas s'y résoudre).

 

 

Pour la fiscalité :

 

Nicolas Sarkozy affiche des baisses d'impôt (intéressantes surtout pour ceux qui ont beaucoup de biens et qui gagnent beaucoup d'argent), mais sans précision quant au financement de ces baisses*, ni à l'impact quelles auront sur la dette et encore moins sur les répercussions sociales (il ferait plus fort que Thatcher !)

 

*(mis à part le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, mais cela ne suffit pas, d'autant plus qu'il annonce des dépenses nouvelles)

 

Nicolas Sarkozy crée par ailleurs des taxes nouvelles sur la consommation (TVA "sociale" et "taxe carbone"). Il ne parle pas de l'impact que cela aurait sur le pouvoir d'achat. Contrairement à ce que je préconise dans ce blog, il ne fait pas de compensation.

 

On peut résumer en estimant qu'il y aura des gagnants et des perdants…

 

Ségolène Royal est pour stabiliser les prélèvements fiscaux et lutter contre la dette, tout en adaptant la fonction publique, afin d'avoir les moyens d'assumer les besoins sociaux grandissants et l'investissement pour l'avenir (éducation, recherche, justice, santé, vieillissement de la population etc.) Elle souhaite également inciter fiscalement les entreprises à investir et à créer de l'emploi. Cela parait juste et cohérant.

 

 

D'autres sujets ont été évoqués, et il y a d'autres éléments qui peuvent entrer en compte, mais il y a déjà matière à faire un choix éclairé.

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Mardi 1 mai 2007

Le 1er tour des élections présidentielles 2007, contrairement à 2002, nous laisse un choix permettant un vrai débat.

 

Contrairement à ce qui se dit parfois ici ou là, je considère que les deux candidats ont la carrure et l'étoffe pour être président.

 

Je me réjouis également que ces deux candidats, ainsi que le "troisième homme" aient envie de sortir de l'étouffoir de la "pensée unique" et du "politiquement correct" (même si ce n'est pas complètement cela...) Cela change de la situation héritée des années quatre-vingt !

 

Je ne fais pas de différence homme/femme, je pense que les deux sexes ont les mêmes capacités pour prendre la tête de la France. Aussi, je ne parle ici que de "candidat" ou de "président" et ne fait pas la distinction avec "candidate" ou "présidente".

 

Je me réjouis aussi que les trois candidats arrivés en tête soient des "quinquas".

 

Je ne fais pas de jeunisme, je fais simplement remarquer que nous avons des candidats jeunes à la présidentielle. Je compare avec la "pensée unique" existante chez certains RH de grands groupes voulant faire croire que l'on est vieux, inadaptable etc. passé 45 ans. Nos trois jeunes candidats ont largement dépassé les 45 ans. Vous ont-ils parus vieux, finis, au bout du rouleau, inadaptables, manquant de dynamisme et autres qualificatifs véhiculés par la" pensée unique" de certains RH ?

 

Concernant la sécurité, il me semble que le fait d'encadrer les prédélinquants sera plus efficace que ne rien faire puis les mettre en prison une fois qu'ils ont fait de gros délits.

 

Je ne m'étends pas sur le sujet des risques pour la démocratie. C'est un point qui me parait fondamental, mais chacun doit se faire sa propre opinion sur ce sujet et il y a déjà assez de chose (vraies ou fausses ?) qui circulent tant sur Internet que dans les médias ou dans les programmes, les discours et les débats.

 

De même, je n'ai rien à dire sur les propos du candidat UMP concernant la génétique, sans vouloir minimiser le débat, je ne me juge pas compétent dans ce domaine et il y a déjà assez de monde, et notamment des spécialistes, qui se sont déjà exprimé.

 

Je n'ai rien à dire non plus sur le sentiment général qui estime que le programme du PS est plus social que celui de l'UMP. Chacun peut se faire facilement sa propre opinion.

 

En revanche, je souhaiterais corriger une affirmation qui me parait inexacte, c'est que l'UMP serait plus capable de gérer l'économie et les finances que le PS.

 

Je constate simplement que :

- C'est le PS qui a jugulé l'inflation dans les années quatre-vingt.

- C'est le PS qui a réussit à qualifier la France pour le passage à l'euro.

- Pendant le gouvernement Jospin, les finances étaient mieux équilibrées qu'avec les gouvernements UMP qui ont suivit.

- Que la dette était moins importante à la fin du gouvernement Jospin qu'avec l'UMP.

- Que DSK (ministre PS de l'économie et des finances) était prêt a diminuer la dette quand le président Chirac (UMP) à évoqué l'idée d'une soit disant "cagnotte"…

- Quand on a un chômage de masse comme actuellement, l'important n'est pas de travailler plus individuellement, mais plus collectivement (c'est-à-dire que les chômeurs aient un emploi et que les salariés à temps partiel subit puissent travailler plus s'ils en ont envie).

- Contrairement aux affirmations surprenantes de l'UMP, il n'y a pas de "mur des 35 heures". Les heures supplémentaires existaient déjà du temps des 35 heures, de plus le contingent d'heures supplémentaires a même été augmenté. Cela me gêne beaucoup que l'UMP bâtisse un argumentaire sur de fausses informations. C'est prendre les Français pour ce qu'ils ne sont pas !...

- Rappelons que c'est l'UMP qui a fait que certaines heures supplémentaires ne soient plus rémunérées qu'à 10% de plus au lieu de 25 % de plus. C'est comme cela que l'UMP "revalorise la valeur travail" ?

- Même chose sur la fameuse "journée de solidarité" crée par l'UMP qui n'est autre qu'un prélèvement supplémentaire sur les entreprises (0,3% de masse salariale en plus), sans compensation en chiffre d'affaire et en prise de commande. Des économistes ont estimé que cette "journée de solidarité" crée 30 000 chômeurs de plus (curieuse conception de la solidarité !) Quant aux salariés qui ont un emploi, c'est une journée de travail gratuite (cela augure mal de comment sera décliné le fameux slogan "travailler plus pour gagner plus…) Rappelons que cette fameuse "journée de solidarité" avait été mise en place pour compenser les économies faites par l'UMP sur les budgets de solidarité...

Rappelons enfin que Ségolène Royal a une formation en économie, que DSK (possible Premier ministre et ancien ministre de l'économie des finances) est, non seulement formé en économie, mais qu'il l'enseigne. Le candidat UMP est avocat de formation.

 

J'ai un souhait :

 

Que les Français ne se laissent pas tromper par les jolis discours, les idées fausses, les promesses "qui n'engagent que ceux qui les écoutent", le dogmatisme (qu'il soit de gauche ou de droite).

 

A ceux qui voteront dimanche 6 mai : Votre voix compte autant que celle de Chirac, Ségo, Bayrou ou Sarko. Les enjeux sont importants. Ne vous trompez pas !

 

 

par Jean-Marc publié dans : ecomondiale
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Vendredi 20 avril 2007
 

"Comment être solidaires sans verser dans l'assistanat ?"

 

Hommage à l'Abbé Pierre, à Coluche et à tout ceux qui luttent contre la misère et la pauvreté.

 

 

Avant de lire mon texte, je vous propose un petit exercice d'échauffement des neurones :

 

Noter les idées qui vous viennent spontanément à l'esprit à la lecture de la question suivante :

"Comment être solidaires sans verser dans l'assistanat ?"

 

Puis réfléchir aux questions suivantes :

 

Comment définissez-vous la solidarité ? la charité ? Quelle différence faites-vous entre la solidarité et la charité ?

 

Qu'est-ce que l'assistanat ? Où se trouve la frontière entre la solidarité et l'assistanat ?

 

Où se trouvent le bien et le mal dans :

l'indifférence, l'égoïsme, l'égocentrisme, le cynisme, la méchanceté, le "pousse toi de là que je m'y mette", l'écrasement de l'Autre, la compétition, la performance, la concurrence, la coopération, la volonté, le travail, l'opiniâtreté, l'intelligence, l'initiative, l'esprit "battant", l'esprit d'entreprise, la prise de risques, la réussite, la richesse, le pouvoir, le bonheur, la chance, la malchance, l'échec, la pauvreté, la misère, le malheur, la charité, l'empathie, la fraternité, la solidarité, la générosité, le don de soi, l'amour des Autres, le "coup de pouce qui permet de s'en sortir", l'assistanat, la bêtise, la fainéantise, la roublardise, la malhonnêteté, l'exploitation des Autres et des situations ? Comment tout cela fonctionne ?

 

Comment voyez-vous la solidarité :

- dans l’espace (vis à vis de ceux qui sont de ceux qui sont proches, mais aussi de ceux qui sont loin - en Afrique par exemple)

- dans le temps (quelle conditions économiques, sociales et écologiques laisserons-nous à nos enfants ? quelle dette de l'Etat ?)

Avez-vous constaté, dans votre entourage (famille, amis, collègues, voisins etc.), des attitudes, des idées, des comportements que vous pourriez assimiler à de la solidarité ou à de l'assistanat et qu'est-ce que cela vous inspire ?

Comment placez-vous le travail (la "valeur travail" ?) dans tout cela ?

Que vous inspire cette pensée de Confucius : "Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson." ?

"Je veux bien être bon, mais pas con !" Que vous inspire cette affirmation ?

Que vous inspire le fonctionnement de notre société actuelle, au niveau français, européen, mondial ?

 

Voici ce que m'inspire cette dernière question :

 

 

Le tsunami a montré la solidarité de l'être humain envers ses semblables. De multiples autres exemples sont possibles (solidarité au quotidien, associations caritatives, Téléthon, dons divers, charité etc.)

 

La solidarité est une bonne chose. C'est ce qui fait la grandeur de l'être humain. Beaucoup de gens sont dans la misère et le malheur et ont besoins d'être aidés.

 

L'aide peut provenir d'individus ou d'organisations (associations, états, collectivités locales…)

 

Les sociétés avancées ont souvent institutionnalisé la solidarité (sécurité sociale, hôpitaux, retraites, allocations familiales, école gratuite, RMI, pompiers, Emmaüs, Restos du Cœur, Croix Rouge …), cela permet de soigner et, souvent, de réduire la misère et la pauvreté. Même si la situation des pauvres actuels n'est pas enviable, elle est néanmoins autrement plus vivable que celle des pauvres au moyen âge en France ou que la situation actuelle des pauvres dans certains pays du globe…

 

Certains font ressortir que l'aspect négatif de cette solidarité est que les prélèvements fiscaux et sociaux sont importants, cela peut décourager la prise de risques et l'initiative qui sont bon pour l'économie. On peut rétorquer, outre l'aspect humain, que la redistribution des richesses (jusqu'à un certain point) est bonne pour l'économie, car elle permet de rendre solvable un certain type de demande.

 

Certains pensent que les riches font tourner l'économie. Cela pouvait être vrai à l'époque des capitalistes entrepreneurs qui créaient des entreprises et réinvestissaient une bonne partie des bénéfices dans leur entreprise, ce qui créait de la richesse et de l'emploi. Mais le capitalisme a changé de visage et est devenu un capitalisme financier à courte vue. Le capital s'est dissocié des entreprises, il est mondialisé et "zappe" la où cela rapporte le plus. Les entreprises et les activités qui ne rapportent pas suffisamment sont arrêtées ou ne sont pas lancées, même s'il y a des bénéfices !

 

L'économie "réelle" (basée sur les entreprises, le travail et la création de richesses) a de plus en plus de mal à suivre les niveaux de bénéfice exigés. Le capital se tourne souvent vers la spéculation. Cela devient dramatique. Par exemple, la spéculation immobilière fait que de plus en plus de gens ont du mal à se loger. Certains SDF sont même parfois des travailleurs en CDI à plein temps !...

 

Certains pensent qu'un riche dépense plus qu'un pauvre. Il est vrai que le riche à plus de pouvoir d'achat, mais sa "propension à consommer" (le pourcentage de revenu qu'il met dans le circuit de la consommation) est bien plus faible que celle des pauvres. Donc, en rendant les pauvres et les classes moyennes un peu moins pauvres, la consommation est plus forte et l'économie tourne mieux. Mais certains rétorqueront que la consommation des pauvres est souvent tournée vers les choses à bas prix, donc, en général, venant de pays à bas coût de main d'œuvre. Je réponds que cela me donne un argument supplémentaire pour réguler la mondialisation.

 

L'argument le plus sérieux contre la solidarité est qu'elle risque de conduire à "l'assistanat".

 

"L'assistanat" à la différence de la solidarité, conduit à la déresponsabilisation de l'individu et au "laisser aller". Cela démotive pour travailler. Le travail étant ce qui permet de créer les richesses, l'assistanat mal géré appauvrit le pays, il y a moins à redistribuer.

Il existe deux sortes de "profiteurs". Des profiteurs riches et des profiteurs pauvres. En général ce sont les classes moyennes et moyennes supérieures et les riches honnêtes qui payent pour les profiteurs. Quant aux pauvres honnêtes, ils sont spoliés d'une partie de ce qui devrait leur revenir et qui est détournée par ces profiteurs.

 

Les profiteurs riches, outre qu'ils profitent souvent de situations acquises dès la naissance (héritages, réseaux d'influence etc.), surfent sur la mondialisation pour obtenir des gains très élevés et sans rapport avec la plus-value qu'ils apportent à la société. Ils poussent à une mondialisation sauvage.

 

Les profiteurs pauvres sont une certaine catégorie d'assistés qui profitent à fond (parfois même malhonnêtement) du système de solidarité.

 

Trop d'assistanat pèse sur ceux qui se battent pour s'en sortir, ralentit l'économie et provoque de l'injustice entre ceux qui travaillent et ceux qui profitent.

 

Il ne faut pas assimiler tous les "assistés" avec des profiteurs. Les années 80 ont vu apparaître les "nouveaux pauvres". Un nombre de plus en plus important de gens sont touchés par la misère alors qu'ils ne s'y attendaient pas. Par ailleurs, une certaine conscience collective est en train d'émerger : actuellement, de plus en plus de gens pensent que ce qui arrive aux autres (chômage, misère…) pourrait bien leur arriver. De plus, nous sommes bons nombre à craindre que nos enfants vivent moins bien que nous.

 

Le système économico-politique actuel marche très mal. Et cela fait environ 25 ans que cela dure. C'est un système à la fois très ultralibéral et assez confiscatoire. Pour le côté "ultralibéral" : La concurrence internationale joue à fond (surtout en Europe, zone réputée être la plus "passoire" au monde). Cela entraîne les délocalisation